Pourquoi les cheveux longs c’est quand même relou

Faye a les cheveux longs. Aujourd'hui, elle vient t’expliquer pourquoi ça commence à les lui hacher menus.

Pourquoi les cheveux longs c’est quand même relou

– Article initialement publié le 11 juillet 2013

Je ne suis pas du genre à craindre la pression du gouvernement ni celle du FBI et quand une vérité doit éclater au grand jour, j’estime qu’il est de mon devoir de tout faire pour la livrer à la passion avide du public. C’est pourquoi je pense que maintenant il faut que quelqu’un ose dire ce que tout le monde chuchote depuis toujours : les cheveux longs c’est (parfois) joli mais ça pue.

Voilà, je te laisse te remettre de cette révélation et on est repartis.

gif chat dramatic catOui je sais, ça fait un choc.

Raison numéro un : la météo

Maintenant que l’été a enfin décidé d’arrêter de faire sa timide et de ramener son pote le soleil (tu peux me remercier, je me suis fait une tendinite au genou à force de faire des danses indiennes à poil dans mon jardin pour l’invoquer), on ne peut plus se cacher l’évidence : les cheveux ça tient grave chaud sa race.

Étant plutôt bien fournie capillairement parlant, j’ai un peu l’impression de me trimballer un animal mort sur la tête, captant toute la chaleur pour la transformer en plaques de sueur ruisselante sur mon front et dans ma nuque. Autant te dire que le niveau de sexyness pète allègrement les 9000 unités. Ajoute à ça le fait que j’ai eu il y a quelques semaines la riche idée de me faire couper une frange, ce qui me garantit le front gras à tout moment de la journée, pour des moments Ricoré encore plus sympas.

Du coup je me retrouve 18h par jour avec toutes sortes de chignons plus ou moins réussis sur le crâne en espérant capter un peu de fraîcheur, ce qui n’arrive jamais à mon grand désarroi.

chignon crotte japonC’est épuisant ces japonais qui essaient de copier mon style.

Ceci dit, ne va pas croire qu’il n’y a que l’été que j’en chie sévère avec ma toison ; quand il pleut je me retrouve avec une forme dépassant les limites des trois dimensions  puisque les gredins se tordent comme des spaghettis à la moindre trace d’humidité (rappel : j’habite à Lille. Hahahaha. Haha. Ha.) et en cas de vent, ma vision diminue de 98% rapport à la frange susnommée qui s’ébat joyeusement sur les yeux. À la rigueur, mes oreilles de coker sont plutôt pratiques lors des périodes de grands froids et m’évitent l’achat d’un bonnet péruvien douteux, c’est déjà ça de gagné.

Raison numéro 2 : les cheveux longs, ça se coince partout

Mais alors quand je dis partout, c’est partout partout. Parlons peu, parlons bien, parlons fesses. Je ne connais personnellement aucune fille (ou mec à cheveux longs) qui n’aie pas un jour expérimenté la douce sensation de se retirer lentement l’intégralité d’un tif de la raie du cul et qui n’aie pas par la même occasion fait au minimum cette tête en le découvrant :

gif jim carreyBerk.

Et encore, la bienséance m’empêche d’évoquer tous les autres orifices ou cavités diverses dans lesquels on peut avoir la joie de découvrir un cheveu malicieusement installé comme un vacancier au camping du Crotoy.

Personnellement j’en retrouve régulièrement dans ma bouche comme tout un chacun, mais je me suis fait une spécialité de me coincer les pointes dans une aisselle, bien entendu au moment de me relever ou d’effectuer un mouvement vif quelconque.

J’imagine que la scène doit être plutôt difficile à imaginer quand on ne possède pas mon niveau élevé de ratage corporel, du coup il faut juste se représenter quelqu’un voulant se redresser de manière agile, mais retomber lourdement, rapport au bout des cheveux collés sous son aisselle tirant ainsi sa tête en arrière. Je sais, c’est triste.

Ce qui est cool avec cette propension capillaire à se glisser partout c’est que ça se partage avec autrui. Je ne compte plus les fois où j’ai collé par accident ma touffe au visage d’un inconnu dans le métro (je te vois rire, petite perverse) ou nourri de manière involontaire un innocent passant avec mes follicules.

Le point négatif, c’est que si un jour je commets un meurtre, j’aurais tout intérêt à me raser la tête ou porter une capote sur le crâne, sinon je ne donne pas 10 secondes à la police scientifique de New York pour m’envoyer me faire taillader le visage à coups de carrés de sucre. 

gif experts appareil photo« Je suis formelle, il s’agit d’un cheveu de Jessicouille. »

Raison numéro 3 : les cheveux longs, ça coûte cher

En bonne jeune embauchée payée en fraises Tagada qui se respecte, la question du pognon est souvent centrale, surtout vers la fin du mois. (Non je déconne, le milieu et le début aussi).

Si, pendant de longues années j’ai nié l’évidence en me lavant la tête avec du shampoing premier prix de chez Carrefour, résultant une ressemblance frappante avec le professeur Trelawney dans Harry Potter, j’ai depuis quelques temps investi dans des vrais produits pour me lustrer la crinière.

gif harry potter trelawney« Trois shampoings pour le prix d’un ? J’achète ! »

Eh ben laisse-moi te dire, que ça me coûte la peau du boule, pour ne pas être vulgaire parce que y a ma maman qui me lit. Entre les shampoings lissants-réparateurs-à-la-kératine-B-12-et-perles-de-culture qui te font les cheveux plus doux encore que les fesses d’un bébé quand il ne fait pas ses dents, les masques aux 133 variétés de fleurs du Mexique, que même Bear Grylls il les connaît pas, et les diverses huiles essentielles d’extrait de caribou, je suis tentée de vendre un organe à chaque fois que je me dirige vers un Lush. Et dis-toi bien que c’est souvent, rapport à la longueur de mes tifs qui demande un tartinage conséquent.

Ceci dit, au moins j’ai les cheveux doux et j’attire les guêpes, ce qui me fait de la compagnie, on se ne peut pas se plaindre tout le temps quand même.

Conclusion

Alors je te vois venir, je sais que tu te dis : « mais si tu trouves ça si relou d’avoir les cheveux longs, pourquoi tu ne les fais pas couper pour arrêter de nous emmerder par la même occasion ? »

Excellente question, à laquelle je répondrai en trois points pour faire genre je suis une nana organisée, nonobstant le fait que je suis tout à fait incapable de dire quel jour on est et que j’ai la capacité de concentration d’un papillon mort.

1 – Le coiffeur me gonfle

J’ai plus peur d’aller chez le coiffeur que de rencontrer Slenderman chevauchant Aragog dans une forêt sombre la nuit d’Halloween. Ou du dentiste. Au delà des nombreux traumatismes de mon enfance/pré-adolescence quand les cheveux bouclés n’étaient pas encore à la mode et que les divers artistes capillaires de chez Tchip me lapidaient à coup de fer à lisser, aller chez le coiffeur me gonfle prodigieusement.

Il y a tout un cérémonial à base de blagues nulles sur la météo, d’enfilage de blouses que tu sais jamais si elle se mettent à l’endroit ou à l’envers, les sagouines, de cassage de nuque sur un lavabo, de rinçage avec une eau toujours trop chaude et ensuite trop froide et de griffage de cuir chevelu soit-disant relaxant. Quand certaines personnes trouvent du plaisir à tout ce cirque, je me liquéfie lentement sur mon siège 100% skaï.

2 – Mes cheveux repoussent LENTEMENT 

J’ai malheureusement hérité d’une capillarité aussi vive qu’un escargot malade, merci bien la génétique, franchement. Du coup à la moindre coupe un peu trop vigoureuse d’une coiffeuse t’assurant que « oui oui je coupe que les pointes hein mais quand même c’est TRÈS TRÈS ABÎMÉ » (connasse), ça me prend des mois entier à retrouver une longueur normale. Tristesse dans mon cœur et chatons morts.

chat tristePetit chat triste est triste.

3 – Les coupes courtes ne me vont pas

Tout bêtement. Pendant mes années de lycée j’ai expérimenté de nombreuses coupes, couleurs, toutes plus improbables les unes que les autres, jusqu’à arriver à un carré chelou.

Eh ben le constat a été sans appel, déjà que de base j’ai tendance à faire bien 5 ou 6 ans de plus que mon âge réel, là je passais à la dimension daronne de manière fulgurante sans toucher mon slip. Sur ma photo de carte d’identité, j’ai 17 ans et j’ai l’air d’en avoir facile 30 de plus, sans compter que je ressemble à l’enfant de Denis Brogniart et de Roselyne Bachelot. La sexytude encore une fois.

À lire aussi : Je suis une fille aux cheveux courts (et je kiffe)

Et puis, malgré tout, j’aime bien mes cheveux fous, je peux amuser mon chat avec ou alors les secouer dans tous les sens dans mon salon en parodiant une Shakira avec 15 kilos de plus et une consommation de drogues dures conséquente.

Si toi aussi tu es parfois en conflit avec tes cheveux, que tu aimes Denis Brogniart et que tu manges des artichauts, tu peux nous laisser un commentaire sur le forum et notre équipe de spécialistes viendra s’entretenir avec toi le cas échéant. Bisou.

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 92 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • AngelTen Richard II
    AngelTen Richard II, Le 24 juin 2014 à 21h50

    J'avais lu l'ode aux cheveux courts ayant les cheveux longs et là, je lis cet article alors que j'ai les cheveux courts (mettons-nous d'accord, pour moi cheveux courts = coupe garçonne avec les cheveux du dessus qui arrivent au niveau des oreilles).

    J'avoue que c'est extrêmement vrai. J'ai jamais pris beaucoup soin de mes cheveux parce qu'ils étaient surtout gras (et donc shampooings pour cheveux gras ==') mais que sinon, ça allait, ils sont jolis. C'est surtout le côté "coincés dans les anses du sac, les vêtements etc." que je regrette le moins lol

    Par contre, j'ai du mal à comprendre j'avoue de ne pas être contente quand la coiffeuse coupe moins de 10 cm de cheveux. Enfin je sais pas combien font vos cm, mais moi sur ma règle, 10 cm, c'est pas énorme par rapport à une longueur disons en-dessous des épaules... Enfin après chacun sa perception, j'ai toujours été assez YOLO du tif donc j'avoue avoir du mal à comprendre ^^

Lire l'intégralité des 92 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)