Consentement et séduction sont au cœur de cette nouvelle virale qui enflamme les États-Unis

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Cat Person est une nouvelle qui raconte un rendez-vous quelque peu foireux entre une jeune femme et un homme plus âgé. Voici pourquoi elle a trouvé un tel écho parmi des milliers de jeunes adultes.

Consentement et séduction sont au cœur de cette nouvelle virale qui enflamme les États-Unis

Depuis quelques jours, sur mes sites américains préférés, tout le monde ne parle que d’une chose : Cat Person.

Cette nouvelle parue dans le New Yorker raconte une histoire somme toute banale, celle d’une parade de séduction maladroite et d’un rendez-vous foireux entre une femme et un homme.

Elle a généré, outre-Atlantique, une immense discussion sur la drague moderne, le consentement, l’éducation genrée…

Forcément, ça a piqué ma curiosité !

Alors j’ai lu Cat Person, et me voici de retour pour vous en parler.

Cat Person, la nouvelle sur un rendez-vous foireux

Cat Person est une courte nouvelle de Kristen Roupenian parue dans le New Yorker, qui a déjà hébergé de célèbres courts récits comme Brokeback Mountain.

C’est la première nouvelle de Roupenian à être publiée dans le New Yorker. Elle n’a pas non plus été éditée en livre ailleurs.

Cat Person, c’est Margot, vingt ans, étudiante, qui a un petit boulot dans un cinéma d’art et d’essai.

Un jour, un client, Robert, vient lui acheter des réglisses. Robert semble avoir quelques années de plus que Margot. Il n’est pas excessivement séduisant, il a un peu de ventre, il se tient voûté.

« Elle se dit que Robert était mignon. Pas mignon au point qu’elle aurait été lui parler pendant une soirée, mais assez mignon pour s’imaginer avoir le béguin pour lui, en le regardant à travers l’amphi pendant un cours ennuyeux. »

Robert revient plusieurs fois, et un jour, il prend le numéro de Margot. Les deux se mettent alors à flirter par messages, avec des blagues et de petites références culturelles.

« Elle ne savait toujours pas grand-chose à son sujet, vu qu’ils ne parlaient jamais de choses personnelles, mais quand deux ou trois bonnes blagues fonctionnaient, c’était excitant, en quelque sorte, comme s’ils dansaient. »

Un soir, Robert et Margot se rejoignent à l’épicerie. Il lui offre des friandises, et en partant, il l’embrasse sur le front. Elle reconnaît les papillons dans son ventre, signe annonciateur d’un béguin.

La jeune femme rentre chez ses parents pour les vacances, gardant Robert à portée de main, de clavier, d’écran tactile.

De retour, elle est fâchée d’apprendre que Robert ne pourra pas la voir immédiatement, mais prend son mal en patience. Il l’emmène voir un film dans un multiplexe.

Sur le chemin, dans la voiture de Robert, Margot ressent une bouffée d’inquiétude. Au fond, Robert reste, quasiment, un inconnu. Et s’il l’emmenait loin, loin de tout et loin de tous, pour lui faire du mal…

« Au moment où elle pensait cela, il dit « Ne t’inquiète pas, je ne vais pas t’assassiner », et elle se demanda si le malaise dans la voiture était de sa faute, parce qu’elle était nerveuse, parce qu’elle sursautait, comme si elle était le genre de fille qui craint d’être assassinée à chaque rendez-vous galant. »

Une fois au cinéma, les choses ne s’arrangent pas. Robert n’est pas à l’aise, elle non plus, le film parle de l’Holocauste… rien ne va.

Une fois le film terminé, Margot sent que la suite de sa relation avec Robert va se jouer. Qu’ils pourraient ne jamais se revoir. Elle décide de faire durer un peu le rendez-vous : les jeunes gens vont boire un verre.

Un peu éméchée, Margot commence à ressentir du désir, même si ce n’est pas tellement le charme de Robert qui agit.

« À sa troisième bière, elle se demandait comment ça serait de coucher avec Robert. Ça ressemblerait sûrement à ce mauvais baiser, maladroit et trop intense, mais en imaginant à quel point il serait excité, à quel point il voudrait l’impressionner, elle sentit poindre dans son ventre un pic de désir, aussi distinct et douloureux qu’un élastique claquant contre sa peau. »

Robert refuse d’abord son offre de relation sexuelle, car Margot est un peu ivre. Mais elle l’embrasse et le chauffe et se frotte à lui, tant et si bien qu’il la ramène chez lui, vaincu par son désir.

À nouveau, cette vague inquiétude : et si Robert était dangereux ? Si sa maison était pleine de cadavres dans des congélateurs, de femmes comme Margot que personne ne retrouvera jamais ?

Non, la déco de Robert est tout à fait normale et rassure la jeune femme. Ils se mettent donc au lit. Mais le désir de Margot retombe comme un soufflé.

« Le voir ainsi, penché en deux d’une étrange façon, avec son gros ventre mou couvert de poils, fit se hérisser la peau de Margot. Mais penser à tout ce qu’il faudrait mettre en œuvre pour interrompre ce qu’elle avait initié, c’était trop : il lui faudrait déployer un niveau de tact et de douceur qu’elle ne se sentait pas en état d’atteindre. Ce n’est pas qu’elle a peur qu’il la force à faire des choses, mais insister pour qu’ils s’arrêtent maintenant, après tous ses efforts pour en arriver là, ça lui donnerait l’air d’une fille gâtée, capricieuse, comme si elle commandait un plat au restaurant et changeait d’avis au moment où la nourriture lui était servie, pour la renvoyer en cuisine. »

Margot et Robert s’embrassent, se déshabillent maladroitement, s’emmêlent dans le lit. La jeune femme arrive finalement à réactiver son désir, mais là encore, ce n’est pas le pouvoir de séduction de son partenaire qui opère.

« En l’embrassant, elle se sentit emportée dans un fantasme tellement égocentrique qu’elle pouvait à peine admettre l’entretenir. Regarde cette fille, comme elle est belle, l’imagine-t-elle penser. Elle est si parfaite, son corps est parfait, tout est parfait chez elle, elle n’a que vingt ans, sa peau est immaculée, je la désire si fort, je la désire plus fort que jamais, je la désire si fort que je pourrais en mourir.

Plus elle imaginait l’excitation de Robert, plus elle était excitée. »

Ce fantasme, cependant, ne tient pas. Dès qu’elle se déconcentre, elle se rappelle qu’elle n’a pas vraiment envie de Robert. Mais elle ne le lui dit jamais, et le rapport se poursuit.

« Quand Robert, nu, a déroulé un préservatif sur une bite à demi visible sous l’arrondi poilu de son ventre, elle a ressenti une vague de répulsion qui, se dit-elle, pourrait bien venir à bout de son impression d’être clouée là, mais alors il a enfoncé un doigt en elle, pas du tout doucement cette fois-ci, et elle s’est imaginée vue du dessus, nue, jambes écartées, avec le doigt de ce vieil homme gros en elle, et sa répulsion s’est changée en un dégoût d’elle-même mâtiné d’humiliation, qui ressemblait, étrangement, à du désir. »

Le sexe est maladroit, plutôt désagréable, médiocre. Robert jouit, Margot non. Il la prend un peu comme dans un porno, avec des mots crus et diverses positions. Elle se laisse faire plus qu’autre chose.

Après coup, ils regardent un film quand soudain Robert parle à Margot de ses sentiments pour elle. Il semble s’être créé tout un monde dans sa tête, notamment pendant qu’elle était en vacances. Il craignait qu’elle trouve un mec, un autre que lui.

Il ne lui en a jamais parlé auparavant.

Margot lui demande de la ramener, alors qu’il espérait la voir passer la nuit. Long trajet silencieux en voiture.

La jeune femme ne sait pas, dans les jours qui suivent, comment dire poliment à Robert qu’elle ne veut pas le revoir. Sa coloc, excédée, finit par taper et envoyer : « Slt je ne suis pas intéressée arrête de m’écrire merci ».

« Margot avait un nœud dans les tripes, si serré qu’elle craignait de se mettre à vomir. Elle imaginait Robert saisir son téléphone, lire ce message, se changer en verre, se briser en un million d’éclats. »

Mais Robert répond poliment, bien qu’un peu déçu, respecte son choix, et Margot sent un immense poids la quitter. Soulagée, elle reprend sa vie.

Un mois plus tard, qui est là, dans son bar d’étudiante où il n’avait pas voulu l’accompagner ? Robert, seul avec une bière. Les amis de Margot, mis au courant de son identité, la font sortir discrètement. C’est un peu un jeu, et un peu sérieux.

La nouvelle Cat Person s’achève sur ce monologue par SMS, un enchaînement de messages de Robert qui restent sans réponse :

— Salut Margot, je t’ai vue au bar ce soir. Je sais que tu m’as dit de ne plus t’écrire, je voulais juste te dire que tu étais très jolie. J’espère que tu vas bien !
— Je sais que je ne devrais pas dire ça mais tu me manques beaucoup.
— Peut-être que je n’ai pas le droit de demander ça mais j’aimerais juste savoir ce que j’ai fait de mal
— Pour moi on avait vraiment un truc, est-ce que tu n’es pas d’accord ou…
— Peut-être que je suis trop vieux pour toi ou que tu en aimes un autre
— Le mec avec toi ce soir c’est ton mec
— ???
— Ou juste un mec que tu baises
— Désolé
— Tu as ri quand je t’ai demandé si t’étais vierge est-ce que c’est parce que tu baises une tonne de mecs
— Tu le baises là tout de suite
— Tu le baises
— Tu le baises
— Tu le baises
— Réponds-moi
— Pute.

Cat Person et le consentement

La plupart des articles parus sur Cat Person évoquent le traitement par la nouvelle de cette « zone grise » du consentement, dont on vous a déjà parlé sur madmoiZelle.

Margot ne dit jamais « non ». Mais elle passe de très enthousiaste à passive et apathique. Ce changement devrait, selon de nombreuses personnes, suffire à Robert pour faire une pause et s’assurer que tout va bien du côté de sa partenaire.

La fin de Cat Person ne laisse pas d’ambiguïté sur quel genre d’homme est Robert : il ne respecte pas Margot. Ce qui peut expliquer qu’il prend son plaisir sans s’inquiéter de ce qu’elle ressent.

L’auteure, quand on lui demande pour lequel de ses deux personnages elle a le plus d’empathie, répond :

« À la fin, Robert traite Margot de « pute », donc j’espère que la plupart des gens arrêteront d’avoir de l’empathie pour lui à ce moment-là.

Mais pour le reste de l’histoire, je voulais qu’il soit possible d’avoir de l’empathie pour Robert, ou au moins d’être capable, comme Margot, d’imaginer une version de lui (maladroite mais avec de bonnes intentions) qui peut susciter de l’empathie.

Je voulais que cette version de Robert existe aux côtés d’une autre possibilité, celle d’une version bien plus sombre. »

Refinery29 estime que « pour les femmes, avoir une relation sexuelle finit souvent par devenir une question de « politesse », mais elles parlent rarement de ces expériences dans la zone grise ».

À lire aussi : La « zone grise » du consentement sexuel expliquée simplement

Margot n’estime jamais avoir été violée par Robert, et je ne suis pas là pour le décider à sa place, ou plutôt à la place de l’auteure.

Mais moi aussi, comme de très nombreuses femmes qui ont partagé Cat Person, je me suis retrouvée dans ses pompes. Oui, je peux dire non, mais ça va me donner l’air capricieuse, chiante, allumeuse, alors tant pis, allons-y même si j’ai bof envie…

Je me suis sentie responsable du bien-être d’un homme, de son épanouissement sexuel, en mettant finalement le mien de côté.

Cat Person et la socialisation des femmes

Cette « zone grise » du consentement, d’où vient-elle, ici ? De l’incapacité de Margot à dire « stop ». Elle a beau ne plus avoir envie, et ne pas avoir peur de Robert, elle n’ose pas lui dire d’arrêter.

Parce que ça serait tellement dur, parce qu’il serait tellement triste, parce que c’est elle qui a initié la relation sexuelle, parce qu’elle ne se sent pas d’affronter la peine que ça lui causerait.

Plus tard, elle n’ose pas non plus lui dire qu’elle ne veut pas le revoir. Encore une fois, Margot ne supporte pas l’idée de rendre Robert malheureux. Mais sans sa coloc, jusqu’à quand se serait-elle sacrifiée pour le protéger ?

À lire aussi : Pour définir ma zone de respect, je dois apprendre à dire « non » #62jours

Dans une relation saine, équitable, il devrait toujours être possible de dire « non ». Et l’autre aurait de la peine, oui, mais saurait le gérer de façon respectueuse.

Les femmes ne sont pas élevées à dire « non », surtout quand elles sont déjà dans un lit avec un homme, volontairement. « Le pauvre » mec qui va « dormir sur la béquille »… et la pauvre meuf qui a eu un rapport nul en regardant le plafond, alors ?

On doit toujours pouvoir dire « non », que ça soit avant ou pendant un rapport. On a toujours le droit de changer d’avis. Peu importe son genre, d’ailleurs : ça vaut pour les hommes aussi.

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Collectivement, il nous faut apprendre (et enseigner !) deux choses :

  1. Être davantage à l’écoute de son partenaire, y compris de ses réactions non-verbales
  2. Retenir qu’on ne doit du sexe à personne, même si on a déjà le slip aux genoux, même si « ça lui ferait de la peine ».

Le consentement n’est pas un tue-l’amour, et s’assurer régulièrement que l’autre est à l’aise, ça ne gâche rien du tout ! Je l’explique plus en détails dans cette vidéo :

Cat Person et la séduction moderne

Le consentement et la zone grise, ce sont les points qui sont le plus souvent évoqués quand on parle de Cat Person. Mais ce ne sont pas les seuls intérêts de cette nouvelle.

Souvent, des gens (qu’on pourrait traiter un peu rapidement de « vieux cons ») déplorent que « les jeunes ne se parlent plus, tout se fait par messages, ils ne se connaissent plus »… et force est de constater qu’ici, c’est le cas.

La technologie aidant, Margot et Robert entretiennent une relation qui reste prudemment en surface, au point qu’ils ne se connaissent, finalement, pas du tout.

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Le titre, Cat Person, fait référence aux blagues récurrentes qu’échangent les personnages au sujet des chats de Robert. Chats que Margot réalise, au final, n’avoir jamais vus chez lui. A-t-il seulement des chats ?

Robert comme Margot n’essaient pas du tout de connaître l’autre, car ce qui les attire, ce n’est pas la personne, c’est le fantasme créé dans leur esprit.

Margot s’imagine intensément désirable, comme une gorgée d’eau pour un assoiffé, une bouffée d’air frais pour un condamné. Ce rôle prend le pas sur la réalité.

Quand Robert lui plaît, l’excite, c’est parce qu’elle projette sur lui ces émotions inventées de toutes pièces, déduites de menus détails.

On en sait moins sur Robert, car l’auteure nous emmène moins « dans sa tête » que dans celle de l’héroïne. Mais clairement, il a lui aussi tiré des plans sur la comète, notamment pendant les vacances de Margot, alors qu’il la connaissait à peine.

Il s’est lui aussi fait des films, des films d’homme qui pense qu’une femme lui appartient, qui se permet de la suivre, de réclamer son attention, de lui demander des détails sur sa vie privée, de l’insulter.

Cat Person ouvre le débat, et c’est tant mieux

Aux États-Unis, la nouvelle divise. Bien des femmes s’y reconnaissent, bien des hommes trouvent Margot égocentrique et naïve au point d’en être peu réaliste, sans pour autant défendre le comportement final de Robert.

On pourrait soupirer devant cette foire d’empoigne numérique, par tweets et articles interposés, mais personnellement je m’en réjouis.

Car c’est à cela que sert, pour moi, l’art : à nous mettre en face d’un miroir pas toujours flatteur, à nous faire réfléchir et échanger sur nos personnalités, nos relations, le monde dans lequel nous vivons.

Cat Person, à mes yeux, c’est l’histoire de deux personnes qui ne savent pas, ne veulent pas communiquer. Qui se font du mal, à elles-mêmes et à l’autre, car jamais elles n’ont appris à (se) parler clairement, ni à écouter.

Lisez Cat Person, discutez-en, débattez-en, car tout ce que j’avais envie de dire aux gens en l’ayant finie, c’est :

« Mais PARLEZ-VOUS, bordel ! »

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Mymy

Mymy, entre deux bouquins qu'elle chronique parfois en vidéos, est la rédac-chef adjointe/correctrice/community manager de madmoiZelle. Elle aime rester chez elle, les chatons mignons, la raclette du dimanche et les séries télé avec des retournements de situation dedans.

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Commentaires
  • Kristeva
    Kristeva, Le 23 décembre 2017 à 19h22

    Bon j'ai fini par lire la nouvelle (que j'ai trouvée très bien par ailleurs). En ayant juste le résumé et les commentaires, j'étais plutôt d'avis que les torts étaient largement partagés... En ayant lu j'ai légèrement changé d'avis.

    Une chose qui m'a beaucoup marqué, c'est ce jeu de séduction un peu malsain, d'abord sous forme de blagues du tac au tac par texto (un grand classique dans la drague virtuelle je dirais, quoique jusque là tout va bien) mais qui évolue vers une espèce de jeu psychologique, où chacun essaye de prendre le dessus, surtout Robert je dois dire. A partir de leur 1e rencontre et jusqu'à la fin, on voit bien que Robert a tendance à lui envoyer des piques, à souffler le chaud puis le froid quand Margot prend un peu trop le dessus. Celle-ci, percevant très bien ses failles et essayant de ménager son égo, se met aussitôt en position d'humilité si elle sent qu'elle a dépassé les bornes.
    Pendant le sexe je trouve assez évident que Robert prend son pied à la dominer.
    Pour ce qui est de la fin et notamment du passage du bar, après lecture il me semble que Robert est bien venu dans le bar exprès pour la rencontrer. On peut dire qu'il la stalke.

    Evidemment Margot n'est pas toute blanche puisqu'elle n'a pas été claire sur ses intentions, a flirté plus pour se sentir séduisante que par intérêt pour lui. Mais honnêtement, qui n'a pas fait ça, surtout à 20 ans quand on nous renvoit que notre valeur de femme repose principalement sur notre capacité à attirer les hommes ?

    Et en ce qui concerne Robert, je ne pense absolument pas qu'il s'agisse d'un psychopathe, d'un manipulateur ou d'un pervers narcissique. C'est malheureusement une attitude tout à fait commune chez les mecs qui ont un problème de confiance en eux et en leur virilité. J'ai souvent rencontré ce genre d'attitude chez les mecs avec qui j'ai flirté, sentant qu'ils cherchaient à m'infantiliser ou en tout cas à se mettre dans une position paternaliste. Et le pire, c'est que je vois bien que je réagis "instinctivement" à cela, adoptant de moi-même le comportement attendu, à savoir séduire mais sans me mettre trop en avant, envoyer des piques mais faire profil bas dès que je sens que le mec se sent attaqué dans sa virilité... Alors que je ne suis pas du tout comme ça dans la vraie vie, et je m'énerve moi-même de voir mes réactions ! Je pense que c'est une attitude conditionnée par la société chez les femmes.

    Bien sûr, tout ça n'est que mon avis et mon ressenti, en tout cas je me suis reconnue dans l'histoire de Margot et je peux dire que j'ai été dans des situations similaires (sans forcément aller jusqu'au rapport sexuel) assez fréquemment, surtout au début de la vingtaine. C'est de plus un problème auquel je réfléchis en ce moment, à savoir comment ne pas reproduire ces schémas là, et comment trouver un mec qui ne m'infantilisera pas lors de cette phase de séduction (ce qui n'est pas de très bon augure pour la suite).

    J'ai peut-être trop interprété en fonction de mon vécu, que pensez-vous de tout ça ? est ce que vous aussi vous avez ressenti cette tendance à l'infantilisation/la domination qui transparaît chez Robert ? Ou pas du tout ?

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