Cinq raisons de suivre Casey Neistat, le papa du vlog moderne

Fab vous présente Casey Neistat et ses vlogs, un genre que ce new-yorkais a complètement révolutionné. Préparez-vous à binge-watcher !

Cinq raisons de suivre Casey Neistat, le papa du vlog moderne

Mise à jour du 20 novembre 2016 — Mauvaise nouvelle pour les fans de la formule : Casey Neistat arrête les vlogs… Mais pas les vidéos ! Si tu ne connaissais pas son travail, joie et excitation : tu as plus d’un an et demi de vlogs quotidiens à rattraper ! Largement de quoi occuper les longues soirées d’hiver.

Article initialement publié le 18 août 2016 — Je suis Casey Neistat depuis fin 2013. Je l’avais découvert suite à un film réalisé pour la promotion de La Vie rêvée de Walter Mitty, où il « détournait » intelligemment les 25 000$ offerts par la Fox pour acheter de la nourriture et des soins aux Philippin•es après le passage du typhon Hayian.

J’avais avalé l’intégralité de sa chaîne — qui contenait assez peu de vidéos à l’époque — et j’ai été tout de suite surpris par l’ingéniosité du mec, qui détonait pas mal avec ce qu’on pouvait voir sur YouTube à l’époque !

Casey Neistat a un parcours assez atypique : il a eu son premier enfant alors qu’il était encore au lycée et a dû abandonner ses études, avant de se séparer de la mère. Il doit y avoir assez peu de New-yorkais de 35 ans capables d’afficher une telle réussite alors qu’ils viennent de fêter les 18 ans de leur fiston !

Il raconte sa vie pas banale dans son Draw My Life réalisé en février 2015.

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Casey Neistat avait connu un premier pic de notoriété sur YouTube en 2011-2012 avec une vidéo dans laquelle il se faisait arrêter par un flic pour avoir roulé en dehors de la piste cyclable. Il lui expliquait que c’était impossible d’y circuler tranquillement, puisque tous les voitures et camions du monde s’y garent — illégalement, donc.

Le policier n’a pas voulu l’écouter, il a donc fait une vidéo de « démonstration » qui pointe aujourd’hui à 17 millions de vues.

En juillet 2014, il fait une « annonce » pour un « daily vlog » (« sort of »)… avant d’expliquer tout simplement que plutôt que de faire un vlog quotidien, il fait des stories sur SnapChat qui pourraient ressembler à un daily vlog — ses abonné•es peuvent donc le suivre sur l’application.

Mais comme il le dit lui-même : la qualité de l’image est « crappy » (pourrie, donc) et c’est impossible de monter et de filmer correctement avec SnapChat et un téléphone. Ça a dû finir par le frustrer grandement parce qu’en mars 2015, le jour de ses 34 ans, il a annoncé qu’il allait vloguer tous les jours !

Un tournant dans sa carrière : à l’époque, il n’a « que » 500 000 abonné•es.

Le côté artisanal et fait maison du vlog lui donne tout son charme ; ça permet de filmer à l’arrache sans que le/la spectateur•trice s’en émeuve !

L’objectif de ce vlog : tourner plus de vidéos et surtout s’inventer un prétexte pour diffuser quotidiennement des films sur YouTube. Neistat est réalisateur, mais les occasions de filmer des trucs à un niveau professionnel sont finalement assez rares et nécessitent beaucoup de préparation. Le côté artisanal et fait maison du vlog lui donne tout son charme ; ça permet de filmer à l’arrache sans que le/la spectateur•trice s’en émeuve !

Le format va donc permettre à Casey de tourner et d’éditer des vidéos quotidiennement… jusqu’au moment où ça le saoulera, comme il le dit.

Dix-huit mois plus tard, je me décide enfin à vous en parler, parce que le gars vient de passer le cap des 4 millions d’abonné•es sur YouTube. En publiant quotidiennement et en affinant chaque jour sa recette, ses vlogs ont fini par devenir un objet audiovisuel à part sur YouTube, désormais copié de partout.

Je vous propose donc cinq raisons de suivre ses vidéos quotidiennes !

1 – Casey Neistat a révolutionné le genre du vlog

La plupart des membres de la rédac suivent les vlogs quotidiens de nombreux•ses youtubeur•ses, et le côté « à l’arrache-à-peine-monté-où-tu-blablates-de-façon-monotone-pendant-20-minutes » m’a toujours plutôt lassé.

Neistat a complètement réinventé le format, en y ajoutant de la musique, des timelapses (New York sous tous les angles, à toute heure du jour et de la nuit), des plans au drone, des déplacements, des schémas pour agrémenter son discours montés très nerveusement…

C’est tout à fait dingue à quel point ses vidéos sont travaillées.

C’est d’ailleurs tout à fait dingue à quel point ses vidéos sont travaillées — et on finit par oublier qu’on est dans un vlog tellement les plans sont variés. Il place sa caméra sur un pied, lance l’enregistrement puis ressort du plan pour donner l’impression d’y rentrer.

Tout ce procédé est expliqué à merveille dans cette vidéo créée par la chaîne Nerdwriter1When Neistat succeeds, all you should see is the fun ») :

Un boulot colossal qu’il monte chaque nuit en flux tendu — sans oublier les séquences de timelapse qu’il faut réaliser, et dont il a déjà mis en scène les tournages par le passé.

Pour Neistat, chaque instant de sa vie peut donner lieu à une séquence pour le vlog, qu’il soit tiré de sa « vraie vie » ou des coulisses de la création de sa vidéo. La vraie touche d’un vrai pro.

2 – Casey Neistat est un vrai réal et chaque vlog est une petite histoire

Neistat est un vrai réalisateur. Il avait créé des tas de films publicitaires, de documentaires et de reportages avant de se mettre à YouTube, et cette « patte » se ressent bien sûr dans ses vlogs.

Il essaie chaque jour de trouver un fil rouge, et même si ce n’est pas le cas pour chaque vidéo, on sent bien l’intention de raconter une histoire… si bien que les dix minutes quotidiennes de Casey passent à toute vitesse.

Chaque personnage de sa vie est devenu un personnage de son vlog, qu’il met en scène et dirige en lui posant des questions.

Il essaie chaque jour de trouver un fil rouge, et même si ce n’est pas le cas pour chaque vidéo, on sent bien l’intention de raconter une histoire.

Son environnement et les objets qui l’entourent deviennent aussi des personnages à part entière : son studio qu’il montre sous tous les angles — un atelier fascinant, son matériel (il est à fond sur les drones en ce moment, mais ça va lui passer) ou encore les innombrables objets qu’on lui envoie et qu’il ADORE tester…

3 – Casey Neistat teste des tas de trucs de zinzin

Neistat est un gros fan de glisse, et adore tester toutes sortes d’objets pour se déplacer dans New York.

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C’est dans son vlog que j’ai vu les premiers « hoverboards » il y a plus d’un an — qu’il a pimpés pour réussir à sauter des trottoirs ou des marches — et il semblerait qu’il se soit enfin arrêté sur son « Boosted Board » !

Le Boosted Board est un skate motorisé qui le conduit dans tous les coins de New York — des séquences toujours impressionnantes où il surfe entre les taxis et les grosses voitures américaines (parce que oui, le mec se filme sous tous les angles en même temps) (ne faites pas ça chez vous).

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Même si ce n’est pas son métier, Neistat est incroyablement doué pour la glisse, et ses acrobaties en tous genres ajoutent du sel à ses vlogs.

Il s’est d’ailleurs fait connaître grâce à une vidéo qui a fait péter tous les compteurs cet hiver, où il se fait tracter en snowboard par un 4×4. Plus de 10 millions de vues en quelques semaines, chapeau l’artiste.

4 – Casey Neistat file moult conseils en passant

Il faut bien chercher, parce qu’elles sont très souvent disséminées au beau milieu des vlogs qui parlent d’un tout autre sujet, mais Casey Neistat fait souvent des p’tites pauses pour parler d’un sujet spécifique, ou bien il file des conseils concernant le matos, comme dans cette vidéo :

Ou dans celle-ci :

Ou dans celle-là où il explique pourquoi il porte toujours ses lunettes bizarres (pour éviter que le/la spectateur•trice voit ses yeux regarder l’écran de contrôle — c’est tellement malin) (si vous faites un vlog ou des vidéos, REGARDEZ L’OBJECTIF) !

Ou encore dans celle-ci où il parle de son trépied :

Il faisait également, naguère, de nombreuses sessions questions-réponses (Q&A) dans lesquelles il répondait aux questions de ses fans. Il avait arrêté parce qu’il a reçu pas mal de commentaires de gens qui lui disaient que c’était long, mais il semblerait qu’il soit décidé à reprendre, en indiquant la fin du Q&A pour les pressé•es. Sage décision.

Je pourrais vous en citer des dizaines qui m’ont marquées, mais je pense à celle-ci, réalisée à l’occasion de son million d’abonné•es, où il explique qu’il y a quelques années, l’Internet n’était qu’un passage vers la sacro-sainte télé, mais qu’il s’agit d’une période révolue selon lui (« Internet IS mainstream ») :

5 – Casey Neistat vit des trucs bien cool aussi

Bien sûr, le nectar du vlog de Neistat, c’est qu’il narre une vie qui sort des sentiers battus et dont le quotidien est plutôt très loin d’être chiant. Évidemment, il y a des journées reloues, comme cet épisode très récent où il est convoqué pour être juré — il trouve quand même un angle et une histoire à raconter.

S’il y a régulièrement des épisodes où il ne fait que bosser et en profite pour raconter d’autres trucs, il a néanmoins une existence qui l’envoie aux quatre coins des États-Unis ou du monde… et au pire, il s’invente des aventures !

C’est le cas en ce moment-même : il a décidé de traverser le pays en voiture pour amener son fils Owen en Californie, où il va étudier l’année prochaine. C’est son « feuilleton » de la semaine et je vais, comme d’habitude, en dévorer la moindre miette.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • MadmoiZelleRêves
    MadmoiZelleRêves, Le 30 novembre 2016 à 14h17


    les explications ~

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