Burger vs Pinard : pourquoi les séries américaines sont meilleures que les françaises

A la rentrée, les séries télé prolifèrent sur ton petit écran, pour mieux te divertir mon enfant. Mais prends garde ! Bien que certaines puissent te paraître fort alléchantes, elles se dissimulent bien souvent derrière ce que nous appellerons désormais « la combinaison Cindy Sander ». A voler trop près du soleil, Icare s’en brûla […]

Burger vs Pinard : pourquoi les séries américaines sont meilleures que les françaises

A la rentrée, les séries télé prolifèrent sur ton petit écran, pour mieux te divertir mon enfant. Mais prends garde ! Bien que certaines puissent te paraître fort alléchantes, elles se dissimulent bien souvent derrière ce que nous appellerons désormais « la combinaison Cindy Sander ».
A voler trop près du soleil, Icare s’en brûla les ailes (André Manoukian sort de ce corps). Je ne fais nullement référence ici à l’homme qui porta vaillamment le bermuda slash collant*, mais aux séries télévisées françaises.
C’est en regardant des épisodes de la première saison de Prison Break, que je me suis aperçue que je ne tolérais dans ma grande bonté d’âme principalement que les séries U.S.
Je m’interrogeasse alors : « Qu’est-ce qui fait que les séries américaines sont tellement plus mieux que les françaises ? »

Comme il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir sauvagement abattu d’un coup de parapluie, on va commencer par lire la carte avant de choisir de quoi se remplir le bidon. Au menu : Burger versus Pinard (avec un chouia de maroilles, car on ne boit pas le vendre vide [L’abus d’alcool est dangereux pour la santé]) !

* Si tu n’as pas suivi la Nouvelle Star tu m’excuseras de toutes ces privates jokes mais je ne suis qu’un faible papillon de lumière attiré par les projecteurs qui diffusent des blagues bien faciles, il est vrai.

Bon encore une fois, je vais avoir la comparaison facile, mais prenons, au hasard, Julie Lescaut, ou papy Navarro oui, comme tu le sens. Le principe est le même.
Pour que la comparaison soit équitable, on reste dans « les dinosaures » du côté des States : Miami vice ou Law and order (Deux flics à Miami et New York District dans la langue de Siksou) mais ça peut marcher aussi avec NCIS.

D’un côté, Paris. Alors oui, Paris est une ville magnifique, mais non. Les immeubles de la rue Mouffetard, je ne les ai que trop vu. La pharmacie dans laquelle j’achetais des suppo ce matin ou la tête de la voisine en arrière plan, très peu pour moi.
La grisaille pullule dans la p’tite lucarne sans parler des intérieurs (commissariat, appartement) qui me donne envie de me défenestrer.

On the other side (on va tacher de travailler un peu notre anglish ensemble), Miami et New York. Bon c’est peut-être le syndrome « je suis née avec une baguette de pain sous le coude » qui me fait parler, mais l’idée de voir des personnages évoluer sur les plages de sable fin de Miami Beach ou dans les rues de la ville que chante Liza Minnelli (« New York, Neeew Yooooork ») me motive un peu plus. Ca dépayse quoi ! Même Colombo n’a pas le même effet sur moi que Nestor Burma.
Et on parle ici de séries qui pour la plupart ne sont plus (ou ne devrait plus l’être) diffusées. (Rediffuser des épisodes de Julie Lescaut datant de 1995 est aussi absurde que de retrouver Lio dans le jury d’un concours de chant).


Burger Vs Pinard : 1-0

Au-delà du décor un peu trop commun, il est intéressant de se pencher sur un autre phénomène dissimulé derrière « la combinaison Cindy Sander » : les acteurs périmés et/ou les acteurs qui ressemblent à des acteurs.

Tu as sans doute remarqué qu’il arrivait aux Français de se sentir lesés face à la montée florissante des séries made in the USA dans ton lecteur de dividi, et pour cause… Mimie Mathy versus Michael Scofield, on a vu plus équitable comme duel.


Burger Vs Pinard : 2-0

Qu’à cela ne tienne ! Ce n’est pas une petite salade de saison que les producteurs vont nous concocter mais une pelletée de nouveaux acteurs histoire de rafraîchir un peu les fonds de slips.
Navarro commence à sentir la naphtaline ? No problemo, Philippe fera balancier. Et quand je dis Philippe, j’entends bien LE Philippe, celui qui bougeait son corps et faisait vibrer sa luette dans le groupe « être trois » (2 be 3).
Pour amener un peu de chair fraîche aux côtés de Bernard Tapi dans Commissaire Valence, on va piocher directement dans les chômeurs post-Star Ac’ : Jérémy, Maud… sûrement très forts en récitation à l’école primaire.

Et au-delà même des acteurs, ce sont les scénarios entiers qui y passent. Le copy cat est en marche. La révolution du saucisson !

Tandis que le Docteur House se gausse de toute cette agitation, la France a accouché ces dernières années de tout un tas de séries directement inspirées des séries de nos amis d’Outre Atlantique. Vous avez dit Urgences ? Pas de problème, L’Hôpital pour vous servir. Vous avez dit Les experts ? La France vous répond R.I.S. (qui elle-même est l’adaptation d’une série italienne). Sans parler de Section de recherche (avec le rescapé de la Star Ac’ première du nom, Jean-Pascal Lacoste), qui est un pot-pourri des Experts, de Médium et de Numbers. Bref les séries américaines, toujours imitées, jamais égalées.

Alors il est où le problème ? Elle pue du crouton notre baguette ou quoi ?

Il faut savoir que la plupart des scénaristes U.S. sont des gens qui bossent de longue date dans le cinéma et connaissent bien la recette du succès (le steak à point, le cornichon là où il faut, etc.). Les scénarios des séries suscitées sont bien ficelés : dôtés d’une intrigue prenante, ils ne demandent pas beaucoup de réflexion mais reste originaux dans l’idée.

Tandis que du côté français, les scénarios semblent écrits sur le pouce. C’est simple, la plupart du temps, tu peux deviner tout le contenu de l’épisode rien qu’en lisant sa présentation. Pour ajouter une couche au maroilles, ils sont aussi bien souvent extrêmement stéréotypés : le bon flic noir, le bon patron français humaniste et compréhensif, le collègue raciste, le patron libéral, odieux, pervers et hautain. A chaque épisode, une petite leçon de morale qui tue un peu plus le pinard.
On le sait être raciste c’est mal, être con, c’est pas bien. A la longue, on a plus vite fait de regarder Sept à la maison et d’écouter les sermons du révérant Camshnock. C’est toujours politiquement correct, il n’y a jamais de réelle prise de risque, la fin est convenue et on la connait dès le départ. Les gentils sont gentils, les méchants sont méchants et les méchants bah… ils perdent à la fin.

Les productions hollywoodiennes et new-yorkaises restent, à ce jour, inégalées en terme de moyens.
Elles n’hésitent pas à mettre le paquet pour que la série t’en mette plein les mirettes. Il pleut des petits billets verts sur la tête des guest stars, des directeurs photo, des caméramans, des cadreurs et j’en passe.
Différents genres sont aussi exploités, en partie grâce au budget qui permet de sympathiques effets spéciaux : science fiction, fantastique, policier, humour, etc.

Et c’est certainement ici que se situe le talon d’Achille des Français. La production française laisse énormément à désirer : des acteurs pas toujours au top, des scripts écrits sur le pouce, une qualité d’image pas géniale… Souvent la voie la plus simple est adoptée : imiter les séries qui fonctionnent déjà, sans faire preuve d’esprit critique, sans remettre en question les codes, les ordres établis.

Il faut aussi tout de même savoir que le CSA oblige les chaînes à diffuser 60% de séries françaises, alors daubes ou pas, certaines passeront. Pas de quoi inciter les producteurs à déployer plus d’efforts pour améliorer le schmilblick.
C’est aussi le CSA qui met son véto sur certaines séries jugées trop violentes, comme Prison Break. C’est sûr que du point de vue de Joséphine, ange gardien, on risquerait de perdre deux ou trois cœurs fragiles.

CONCLUSION

Bon alors attention ! Il y a aussi des indigestions chez les Américains et des plats pas mal du côté français. Malheureusement, sur la balance, le calcul est vite fait.
Mais que ce soit clair ! A ce jour, que ce soit en France ou aux Etats-Unis, personne, je dis bien personne, n’a réussi à égaler Les Musclés.

Et toi, tu es plutôt séries américaines ? Ou certaines séries françaises t’accrochent tout autant ? Auxquelles es-tu accro ? Que penses-tu de tout ça ? Quel gel douche utilises-tu ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Astéria
    Astéria, Le 7 avril 2009 à 16h47

    Moi je vais parler principalement des séries pour ados. A quand une vraie bonne série pour ados française ? Pour l'instant y'en a pas.

    - Les séries de AB production des 90's, Hélène et les garçons & co : "On va à la cafet''" "On va à la salle de répète" 3 décors qui se courent arpès, les acteurs n'en étaient même pas en réalité (José et Bénédicte étaient les décorateurs à l'origine), super réaliste genre ils vont à la fac donc ils ne sont JAMAIS en cours (Moi j'y ais cru en plus à l'époque !) D'ailleurs on aura jamais su quelles études ils fesaient. Schéma super symétrique, genre 3 filles 3 garçons, donc 3 couples dans l'odre dans le générique, quand un couple se sépare c'est au début de l'épisode pour se remetre ensemble à la fin, accessoirement une méchante.

    -Le groupe : La même chose les portables en plus, mais en fait c'est pire parce que c'était au moins marrant avant, ça c'est carrément pathétique. Genre on reprend les 6, 1 couple pour les héros de la série, un pour les gens normaux, un pour le couple (censé) drôle, avec bien sur la fille complétement folle qui donne un surnom bidon à son mec, on remplasse "Cricri d'amour" par, je sais même plus d'ailleurs, genre on change les prénoms et on recommence.

    -"Le truc qui m'a tellement marqué que je ne me souviens même plus du nom, avec le mec et son frère en fauteuil roulant qui vont à la fac, qui est passé sur la 2" : Tellement réaliste que carrément trop réaliste que ça en est complétement ininteressant, genre "Il faut un local pour faire nos devoirs ou se détendre après les cours" je sais plus trop, ou "Il n'y a plus à manger dans le frigo commun", trop de réalisme tue le réalisme, même mon chien si j'en avais un aurait une vie plus interessante que ça.

    - Coeur Océan : J'ai pas assez regarder pour en parler mais bon ils passent leur temps à la plage en gros c'est tout ce que j'ai compris.

    -Même âge, même adresse : Un peu mieux que le reste, ils nous on recyclé 2 acteurs du groupe mais bon, mais le style on veut le faire à la Dawson donc imitation mais évidement on le réussit beaucoup moins bien genre la fille amoureuse de son meilleur ami mais c'est parce qu'elle le dit qu'on s'en rend compte sinon heu, et le mec qui devient homo, mais heu finalement non parce que après ils ont plus asez d'hétéros pour les faire sortir avec les filles. Erreure importante : Foutre l'action à Paris. Ca casse tout, ça fait pas "djeun's", presques toutes les séries pour ados US qui ont marchés se passaient dans une petite ville paumée qui n'existe même pas (Dawson avec Capeside, Buffy avec Sunnydale, Smallville avec heu Smallville, Roswel avec Roswel (Ok ça existe mais bon c'est pas la capitale des US non plus !, Les frères Scott avec Tree Hill) A part pour Beverly Hills mais bon c'est la première vraie et tout dans le genre donc bon, et Gossip Girls, parce que par rapport au concept. Je dis pas qu'il faut recopier, plutôt qu'ils recopient pas ce qu'ils faut.

    -La vie devant nous : Ca y était presque, ça aurait pu marcher, mais c'est passer à côté. cette fois, les acteurs étaient plutôt bons, les sénarios pas mal, mais encore une fois que l'action se passe à Paris ça casse tout. Dans les séries US au moins c'est varié, certe il y en a qui se passent à NY, mais aussi LA, Chicago, San Francisco, Dalas (lol), Miami... Un peu toutes les grandes villes quoi ! Sans oublier les petites villes paumées qui existent pas !

    En France c'est Paris et heu, à oui, St Tropez, avec Sous le soleil. Maintenant y'a Marseille, avec Plus belle ma vie, mais c'est toujours au bord de la mer.

    Super, et toutes les grandes villes, Lyon, Lille, ect... Si on considère qu'une série française est avant tout faite pour la France, ça dérange pas (certe ce serait exporté à l'étranger ils connasisent que Paris, st Tropez et Canne pour le festivale mais bon, c'est pas le but premier).

    Et puis on a pleins de bleds paumés trés bien en France, on pourrait aussi inventé pleins de nom de ville.

    Autre truc dommage pour La vie devant nous : Rien que le bâtiment du lycée par exemple, il fait super clasique, vieux, style bourgeois, ça fait pas lycée de série télé pour ado...

    Un lycée c'est un truc genre comme dans Hartley, grand, pas super beau, bâtiments bien rectangulaires avec la peinture qui s'écaille avec pleins de grafitis et de tags, c'est bien plus réaliste, je connais que des lycées comme ça. Et puis ça fait mieux aussi. Après je dis pas faut absolument que ça ressemble à ça, le lycée de Buffy (le même que Beverly Hills recyclage des décors) ou celui de Dawson sont trés bien, sont pas moches mais font pas "18ème siècle" non plus. Ca fait trop sobre, trop strict, pas assez coloré. Dommage moi je dis.

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