Anatomie d’une sortie à Buffalo Grill

Aujourd'hui, Amélie t'emmène manger un morceau, mais pas n'importe ou. Enfile ton costume d'indien, on va chez Buffalo Grill !

Anatomie d’une sortie à Buffalo Grill

Je n’ai pas pour habitude de passer beaucoup de temps au restaurant. À vrai dire, j’ai un peu de mal avec l’idée de dépenser la moitié de salaire qu’il me reste après avoir payé mon loyer dans un plateau-repas de luxe. Je préfère m’improviser un souper à base de de poivrons crus et de Spécial K Fruits rouges.

Pourtant, il existe deux cas de figure pour lesquels j’accepte de dépenser ma maigre fortune :

  • Pendant les vacances à l’étranger
  • Si on va à Buffalo Grill.

Comme tu l’imagines, je ne suis pas là pour te parler de plats traditionnels, mais de bouffe qui te coule sur les doigts.

Après le restaurant de Philippe Etchebest, Buffalo Grill est probablement le meilleur endroit sur Terre où te remplir l’estomac joyeusement — et sur un air de country, en plus. Passer la porte d’un des restaurants de la chaîne, ce n’est pas seulement être sûre de sortir en titubant avec un ventre de trente kilos, c’est aussi une expérience sensorielle inoubliable.

Attention, il va falloir que tu ouvres tes oreilles, tes narines et tes yeux : ça claque !

Rodéo, bisons et revêtement en skaï rouge

Si tu n’as jamais été à Buffalo Grill (et je ne te juge pas), tu seras tout d’abord frappée par son apparence extérieure. Il faut que tu sache que TOUS les Buffalo ressemblent de près comme de loin à un décor de Disney Village. Toit en briques rouges, balcon d’où te fixe une statue de cow-boy au regard vide et accueillant à la fois… tout est mis en place pour que tu sois dans l’ambiance. Mieux : avant d’entrer, tu peux admirer de majestueux bisons, certes inertes, mais pas antipathiques pour un sou.

Une fois à l’intérieur, c’est une explosion de couleurs chaudes qui va te sauter au visage. Tu vas voir du rouge, du jaune, et un-e charmant-e hôte-sse prêt-e à te guider vers ta table. Vu la déco, tu penseras déjà en avoir pour ton argent, mais ce n’est pas tout.

Loin de là.

Arrivée à ta table, tu devras t’assoir sur une banquette/chaise tapissée de skaï rouge foncé. Tu sais, ce genre de matière drainant toute la sueur de ta cuisse histoire de la coller fortement et de provoquer un déchirement musculaire quand tu te lèveras pour aller aux toilettes ? Voilà.

Tu peux également lever la tête vers la lumière tamisée qui émane des suspensions en acier. Observe ces filaments rouges qui s’agitent au passage des serveurs, ces mouvements aériens rappelant plus les nippies d’une danseuse de cabaret que les franges du pantalon de Buffalo Bill…

Tant de poésie, ça me perturbe.

Pour réconforter tes cinq sens, tu pourras rapidement plonger ton nez dans le maïs et les haricots rouges de la salade d’accueil offerte. À chaque fois, une question de la plus haute importance me taraude : existe-t-il sur cette planète des gens qui mangent leur salade gratuite et s’enfuient ensuite ?

Ce serait franchement dommage pour eux.

« Je me contenterai d’une assiette du trappeur et de profiteroles trois choux, merci. »

Si tu es présentement assis-e dans un saloon entre La Halle aux vêtements et GiFi, ce n’est pas uniquement pour tenter de déchiffrer le rébus de ton sous-main.

Buffalo Grill est un endroit où tu as peu de chance de te tromper avec ton menu. Si tu es carnivore, rien de tel qu’un bon rumsteak saignant accompagné de belles images du Colorado à la télé. Il me semble avoir entendu quelqu’un affirmer que l’orgasme le plus pur résidait dans une patate cuite au four avec sa sauce aux herbes fraîches. Je le crois sur parole.

Et que dire de la fin du repas ? De cette Coupe America pondue par Dieu lui-même et surtout, surtout, la mythique Diligence des Desserts ?

Pour le coup, elle va être bien brûlée, la crème. (Photo de la troupe Cheval Spectacle

Hello petit cow-boy, hi petite squaw !

Si je vais à Buffalo Grill, c’est aussi et surtout pour l’ambiance. Habitant à la campagne, quand j’étais petite j’avais toujours l’impression de me rendre dans une annexe de parc d’attractions. Entre les bornes d’arcade près des toilettes, les pop-corn salés offerts avec le cocktail et les fausses coiffes en carton, ça sentait toujours un peu la fête. L’esprit de mes huit ans ne m’a jamais quittée.

Il y avait Bill, il y avait Plume, les deux mascottes. Deux copains, deux amis mains dans la main pour la vie… bien que le peuple de l’un ait entièrement décimé le peuple de l’autre. Je me rappelle que pour le Nouvel An, le restaurant avait distribué un CD comptant trois compositions originales.

C’était merveilleux.

Est-ce que je connais cette chanson par coeur ? Absolument.

Une soirée à Buffalo Grill, ça te marque. À vie. 

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NB : Ces articles ne sont pas des partenariats et je n’ai absolument rien touché pour les écrire (c’est con). J’aime bien les magasins, c’est tout. Et Buffalo Grill aussi.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Kadirac
    Kadirac, Le 14 octobre 2014 à 22h57

    Oh je me souviens du CD !
    Par contre, je n'ai pas été à Buffalo Grill depuis bien longtemps... (j'étais la seule à m'éclater sur les bornes d'arcade de voiture, même si je n'avais pas mis de pièces ?)

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