Broad City, une série hilarante qui mérite d’être bien plus connue

Broad City est une série excessivement drôle qui n’a que deux saisons à son compteur. Petite présentation de cette sitcom un peu fofolle et pas assez connue.

Broad City, une série hilarante qui mérite d’être bien plus connue

Broad City, c’est la création d’Abbi Jacobson et Ilana Glazer, deux copines new-yorkaises qui se sont rencontrées en cours d’improvisation. La communion de leurs deux cerveaux était déjà assez déjantée, mais il a en plus fallu qu’Amy Poehler (star de Parks and Recreation) s’ajoute à l’équation en tant que productrice pour en faire, pour moi, une des meilleures sitcoms de ces dernières années.

Abbi et Ilana campent une version quelque peu romancée de leurs propres personnes : dans Broad City, elle sont meilleurs potes à la vie à la mort, passent leur temps à refaire le monde, à chercher des petits boulots, à galérer… Le tout dans un New York comme on ne le voit rarement dans la fiction : crasseux, surprenant, bizarre — bref, on comprend mieux l’expression « jungle urbaine ». Ou « jungle de béton où les rêves sont fabriqués », selon la formule du poète Jay-Z !

broad city pizza

Une soirée normale à New York se termine traditionnellement par une dégustation de pizza sous une couette sur le trottoir.

Abbi et Ilana, des humaines de la vraie vie réelle

Ilana travaille chez Deals Deals Deals, une boîte qui cherche les meilleures promotions dans les magasins. « Travaille » est un bien grand mot, puisqu’elle passe la majeure partie de son temps à dormir dans les toilettes où à recruter des stagiaires pour faire le boulot à sa place. Abbi, elle, est femme de ménage dans un club de gym huppé, alors qu’elle rêve d’y être entraîneuse.

Bref, des jobs qui ne les satisfont pas réellement, mais qui donnent lieu à des situations extrêmement comiques, notamment grâce au patron d’Abbi, un coach de sport ultra-motivé qui est convaincu que cette dernière exerce le métier de ses rêves !

Le reste du temps, les deux amies errent dans un New York atypique et se retrouvent inévitablement dans des situations qui virent au délire total.

En deux saisons, soit vingt épisodes, vous aurez droit à : un mariage de chiens (en costumes de mariés, les chiens), une course-poursuite à Chinatown, un ours en peluche géant qui parle, et une fâcheuse réaction allergique dans un restaurant très chic. Malgré ces aventures délirantes, l’amitié entre Abbi et Ilana est 100% crédible : pas d’embrouilles émotionnelles, de sentimentalisme à deux sous, les deux actrices sont de vraies amies, et ça se voit !

Broad City et ses personnages secondaires savoureux

La série vaut également le coup pour ses personnages secondaires, tous plus drôles les uns que les autres. Il y a d’abord Lincoln, le copain/plan cul d’Ilana (dont le vrai nom est Hannibal — Hannibal, quoi !), un dentiste fan de jeux de mots pourris et de petits chiens…

Impossible également de passer à côté des colocataires, Jaime et Bevers. Ce dernier, le coloc insupportable d’Abbi, fera grincer des dents toutes celles ayant déjà eu un coloc qui finit vos plats dans le frigo et passe son temps devant la télé. Dans la deuxième saison, quand il quitte l’appartement pour la toute première fois, Abbi est si euphorique qu’elle met du Lady Gaga à fond et entame une danse de la joie, nue, dans le salon. Preuve de la pression à relâcher.

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Moi aussi j’ai cette réaction à chaque fois que j’entre dans un magasin de bonbons.

Broad City, série comique ET féministe

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Broad City est aussi un show joyeusement féministe : de mémoire de mangeuse de série, je n’ai jamais vu deux personnages principaux féminins passer autant de temps à se complimenter, s’encourager, se féliciter ! Et ça n’est jamais ironique : Abbi et Ilana sont solidaires, tout simplement.

La série prône également une sexualité libérée de tout stigmate : par exemple, la préférence sexuelle d’Abbi (qui ne semble aucunement se préoccuper du genre de ses partenaires) n’est jamais explicitement spécifiée… parce qu’après tout, est-ce vraiment important ?

De la même façon, Jaime, le colocataire d’Ilana, est homosexuel, mais ça n’est absolument pas un détail important de l’intrigue : cela fait juste partie de la personne qu’il est – donc, on évite soigneusement le cliché moisi du « gay best friend » (le meilleur ami gay « dont toutes les filles rêvent »), et ça, c’est plutôt chouette !

Broad City, c’est donc une sitcom qui ne tombe dans aucun piège et qui se différencie agréablement des milliards de séries sur des-amies-qui-ont-la-vingtaine-et-qui-habitent-à-New-York, surtout par ses dialogues justes, pertinents, et tellement TELLEMENT drôles.

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La meilleure réponse possible à la remarque « vous devriez sourire ! »

Toujours pas convaincue ? Va faire un tour du côté du site 8-tracks, qui te propose d’écouter quelques unes des meilleures chansons diffusées dans la saison 1. C’est ta playlist de l’été, promis !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Sassegra
    Sassegra, Le 14 avril 2016 à 23h09

    Han mais c'est top top top cette série !

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