Bonus/malus écologique : au placard !

François Fillon, notre Premier ministre, a tranché : exit les projets de bonus/malus que préparait Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie. A la différence de Martin Hirsch, qui est parvenu à défendre jusqu’au bout son projet de RSA, Jean-Louis Borloo a buté sur la détermination des parlementaires de l’UMP que le mot taxe fait grimper […]

Bonus/malus écologique : au placard !

François Fillon, notre Premier ministre, a tranché : exit les projets de bonus/malus que préparait Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie.

A la différence de Martin Hirsch, qui est parvenu à défendre jusqu’au bout son projet de RSA, Jean-Louis Borloo a buté sur la détermination des parlementaires de l’UMP que le mot taxe fait grimper au plafond.

Chez Greenpeace, on s’inquiète « de voir le gouvernement céder aussi vite devant le lobby des industriels » (ce matin sur France Info).

Le Grenelle de l’environnement, victime collatérale de la crise économique mondiale ? On en prend le chemin…

 

Bonus/malus écolo : Borloo accélère (15/09/08)

 

Jean-Louis Borloo, notre ministre de l’Ecologie, s’apprête à étendre le principe du bonus/malus à une liste de 19 produits. Dans sa ligne de mire : les ordinateurs, les téléviseurs, les téléphones mobiles,  les réfrigérateurs, les lave-vaisselle, les lave-linge, la peinture, les meubles en bois, les équipements sanitaires et l’ensemble de la filière automobile, deux roues et autocars compris. (Cf Le Figaro.fr)

Déjà appliqué à la voiture, le principe du bonus/malus écolo est simple : on augmente le prix des produits les plus polluants en instaurant une taxe et on baisse le prix des produits les moins polluants en créant une prime à l’achat.

Dans la même veine, le gouvernement prépare une taxe pure et dure sur les produits en plastique jetable (couverts, assiettes, gobelets) immédiatement baptisée « taxe pique-nique », nom qui lui est donné en Belgique où elle est déjà entrée en application.
D’autres produits jetables pourraient rapidement être concernés : les briquets, les rasoirs, voire les couches pour bébé. (Cf le JDD)

Crise du pouvoir d’achat ou pas, le gouvernement semble déterminé à mettre en oeuvre les mesures prévues lors du Grenelle de l’environnement au nom de la lutte contre le réchauffement climatique.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Lady Dylan
    Lady Dylan, Le 19 septembre 2008 à 17h03

    Mélusine.;816359
    Et si au lieu de taxer les produits de consommation quotidien, pourquoi le gouvernement ne détaxerait pas les produits qu'il considère comme écolo? Le consommateur lambda aurait peut etre moins l'impression d'etre pris pour une vache à lait et l'Etat montrerait l'exemple en faisant un geste pour l'écologie.
    S'il s'agit bien d'un bonus/malus, les produits écologiques seraient moins chers, ce qui ne serait pas plus mal. Enfin de toutes façons, il serait peut-être temps de mettre de côté les récriminations personnelles et de penser un peu à l'avenir de la planète, parce que ça nous concerne aussi. Je suis consciente que, comme je ne vis pas seule et ne paye pas moi-même les produits ménagers etc., je ne suis peut-être pas entièrement objective, mais ma mère achète des produits écologiques qui ne sont guère plus chers que les "normaux" proposés par la marque du distributeur et ils sont aussi bien ; justement, avec un bonus/malus, ils pourraient être moins cher que les polluants ce qui arrangerait tout le monde.

    Enfin bon, encore une réforme écologique qui tombe à l'eau.

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