Quatre bonnes résolutions non culpabilisantes pour se faire du bien

Tout l’intérêt des bonnes résolutions est d’améliorer sa vie. Si c’est pour se mettre la pression et se conduire à l’échec, c’est vraiment pas la peine de se prendre la tête !

Quatre bonnes résolutions non culpabilisantes pour se faire du bien

« Et toi, quelles sont tes bonnes résolutions pour la nouvelle année ? »

Il faut se rendre à l’évidence, cette question finira par tomber tôt ou tard, à moins que tu ne réussisses à éviter tout contact humain entre le 1er et le 31 janvier.

En juin, on te demande ce que tu fais pour les vacances, en septembre on te demande si ta rentrée/la reprise s’est bien passée, et en janvier, on veut savoir quelles sont tes bonnes résolutions pour la nouvelle année. C’est la loi des banalités !

Tu peux la jouer rebelle et répondre « je ne prends pas de bonnes résolutions », c’est ton droit le plus strict. Mais si tu as néanmoins l’envie d’utiliser la plage blanche de la nouvelle année pour repartir du bon pied dans ta vie, je te propose de prendre quatre bonnes résolutions relativement faciles à tenir, qui devraient te permettre d’améliorer ton quotidien.

Je suis allée faire un tour sur le topic des bonnes résolutions 2015 sur le forum, et j’étais surprise par la récurrence de certaines résolutions « contraignantes » : arrêter faire ceci, se (re)mettre à faire cela… Tant de violence et de conditionnement me chagrine un peu, surtout que le 1er de l’an, on se remet péniblement de sa gueule de bois du 31 : personnellement c’est un peu le mauvais jour pour me dire de me remettre au sport ou de boire plus d’eau. C’est plutôt le jour où je jure de ne jamais me lever de ce canapé, en descendant des litres de soda.

Voici donc quatre bonnes résolutions spécial développement personnel, qui marquent un peu le coup d’envoi de notre dossier de janvier : Motivation et épanouissement !

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Clique sur l’image pour accéder au dossier !

Se reposer

Qui veut aller loin ménage sa monture. Bah ouais, c’est la base, mais commençons par la base, justement ! Moi aussi, j’ai une liste longue comme mes cernes de choses à faire, que je dois faire, que j’aimerais faire, que je pourrais faire… Mais comment réussir à faire quoi que ce soit quand les paupières sont lourdes ?

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Moi quand j’ai pas assez dormi

Moi aussi, je suis incapable de dormir 8 heures par nuit : j’ai pas le temps, surtout en semaine ! Qu’importe, j’ai développé un ingénieux stratagème basé sur un principe mathématique simple : la moyenne.

En semaine, je dors 6 heures par nuit, et je rattrappe les heures le week-end. Si, ça marche. Regarde :

  • 7 jours fois 8 heures = 56 heures de sommeil que je devrais normalement avoir sur une semaine.
  • 5 jours de semaine fois 6 heures = 30 heures de sommeil. 56 – 30 = 26

Ça donne 26 heures que je dois passer à dormir samedi et dimanche pour pouvoir avoir mon quota hebdo. Ça fait 13 heures par nuit, et je te l’accorde, ça fait beaucoup, mais en général, je dors entre 9 et 12 heures le samedi et le dimanche. Les heures en surplus, je les passe en sieste pendant la semaine ou le week-end.

La sieste, les enfants. La meilleure invention du monde, et la manière la plus efficace de recharger les batteries en journée, meilleure que le café, le Guronzan et autres substances illégales combinées.

La sieste se pratique comme on veut, quand on veut. Je suis pour ma part une adepte de la power nap : dix-douze minutes, vingt si je dois vraiment déconnecter et que je suis particulièrement énervée, stressée, sous pression… Juste le temps de s’allonger, se vider la tête, et de sentir son corps s’enfoncer dans une surface plus ou moins molle (canapé/tapis/sol/lit/ce que je trouve).

Il y en a qui disent que cette sieste est la seule qui vaille, mais ne les écoute pas : s’endormir comme une masse entre midi et deux heures est aussi une excellente façon de recharger les batteries, et ce n’est pas Mymy qui dira le contraire.

À lire aussi : Typologie de la sieste

L’essentiel dans cette histoire, c’est de s’autoriser à prendre le repos dont on a besoin. Il faut se dire qu’on n’arrivera à rien si on est fatigué, et c’est d’ailleurs une des pires sensations au monde, à mon avis très humble.

Pour 2015, voilà ce que je te propose : on commence par dormir autant qu’on en a besoin, et on s’attaque à nos projets quand on est fraîche et reposée. On dort souvent plus en hiver qu’en été, alors ça sert à rien de se faire violence dès le mois de janvier pour finir sur les rotules en mai !

Si ton patron est un fervent partisan de la sieste, ta vie va changer.

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Mon patron > ton patron

Se faire plaisir

Se reposer, c’est soigner le corps, se faire plaisir, c’est soigner l’esprit. On ne va pas se mentir : je suis beaucoup plus efficace dans la vie lorsque je suis de bonne humeur. Les jours où je me lève du mauvais pied, en règle générale, je n’arrive à rien faire sans casser ou rater un truc. On peut dire que c’est la faute à pas de chance, ou bien aller se recoucher et repartir du bon pied !

Se faire plaisir, c’est prendre l’engagement de se demander régulièrement si ça nous plaît, ce qu’on est en train de faire.

Je vais à ce cours de sport deux fois par semaine… Pourquoi ? Parce que j’ai payé l’inscription ? Ou parce que j’aime ça ? On peut se mettre des coups de pieds aux fesses de temps en temps, mais il faudrait plutôt penser à se motiver de façon positive, et garder le bâton pour les cas vraiment désespérés.

J’ai remarqué que j’avais tendance à m’auto-punir en permanence, et à ne me récompenser qu’exceptionnellement. J’ai finalement décidé de faire l’inverse, à savoir me mettre la pression uniquement quand c’est nécessaire (comme quand il te reste 24 heures pour faire ta déclaration d’impôts : ok, c’est peut-être le moment de se priver de sortie jusqu’à ce que ce soit fait). Et le reste du temps, je me colle des carottes devant le nez (au sens figuré, n’est-ce pas : j’ai beau être vegan, je ne me balade pas vraiment avec une carotte suspendue devant les yeux).

Pour éviter de me ruiner en une semaine, j’ai commencé à me faire plaisir autrement qu’en m’achetant des trucs. J’ai fait une liste des choses que je kiffe faire, qui me font naturellement plaisir, mais qui sont gratuits ou très peu coûteux.

J’aime aller boire des verres avec mes ami•e•s, mais j’avais tendance à me priver de sortie quand je n’avais pas bouclé mes to-do lists en cours. J’aime les bains, mais c’est pas écolo, il faut nettoyer la baignoire, et ça prend beaucoup de temps… J’aime passer des week-end entiers sous ma couette à rattraper une saison entière de série télé.

En 2014, j’ai fait ça. T’as fait le tri dans ton dressing, et t’es même allée porter tes fringues à Emmaüs ? Big up Marie.Charlotte : le week-end prochain, on ne se lève pas ! Sauf pour faire des pâtes, et revenir se caler illico à l’horizontal, l’ordi sur l’oreiller, avec deux saisons de Parks & Rec à regarder.

J’te jure qu’après un week-end comme ça, le lundi passe tout seul. Se récompenser au quotidien, c’est un bon moyen de garder le moral.

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Récompense n°351 : câlins de chiots

Prendre le temps de s’ennuyer

J’ai décidé que 2015 serait ma dernière année à Paris. Résultat ? On est à peine le 2 janvier, et j’ai déjà répondu « attending » à environ 12 654 événements sur Facebook, dont la plupart ont lieu le même jour.

Avoir envie de tout faire, tout le temps, c’est très bien, c’est le signe d’une grande motivation ! Mais à force de courir en permanence à droite à gauche, j’ai l’impression de perdre le fil. J’apprécie moins mes sorties quand j’en planifie trop, quand je me tire hors de chez moi avec violence, alors que j’aurais préféré continuer à lire ; quand je vais faire la queue pour entrer dans une expo, alors que j’aurais préféré me balader dans la rue, sans but, sans raison particulière.

L’année dernière, j’avais pris une résolution étrange : « prendre le temps de glander », prendre le temps de le perdre, prendre le temps de m’ennuyer. Verdict ? Meilleure résolution du monde. Pourquoi ? Parce que tout le temps que je me suis dégagé de cette façon m’a servi à faire le tri dans mes pensées, et à trouver des inspirations.

Mes promenades en solitaire, les heures passées seule dans des bars, avec juste un calepin (ou mon ordi), à noter des délires, faire des gribouillis, laisser divaguer mon imagination, les aprem passées sur le canap’ à zoner sur Internet, avec des documentaires d’ARTE en bruit de fond, tous ces « ennuis » de 2014 ont été une source de productivité.

Résultat ? En juin, j’ai eu l’idée d’une histoire… que j’ai commencé à écrire en août… Pour m’y atteler sérieusement en novembre avec le NaNoWriMo. Tout est parti d’un documentaire sur le commerce de l’eau potable, des odeurs du métro (qui sont très mauvaises, n’est-ce pas) et de mon baptême de plongée.

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Pas le temps de m’amuser, je suis concentrée sur mon objectif… Et si on lâchait du lest un peu, cette année ?

Rêver

Rêver, c’est un peu le prolongement de s’ennuyer. On commence par laisser ses méninges travailler toutes seules : exit le stress du quotidien, les choses à faire qui s’accumulent sur la to-do list, les contraintes, le temps compté, les astreintes qu’on subit ou qu’on s’impose à soi-même.

Et puis, on projette ces divagations inutiles sur un grand écran qu’on anime : on se fabrique des rêves, comme un tableau qu’on prend plaisir à contempler le soir au coucher, pour trouver le sommeil. Un scénario agréable mais trépidant à la fois, dans lequel on s’évade entre deux incidents de RER, un bouchon sur la rocade, une file d’attente qui s’éternise à la caisse.

Rêver, c’est paradoxalement réveiller ses envies, celles qu’on avait un peu enfouies sous des couches de rigueur. Comme si pour être adulte, il fallait s’interdire de passer des heures à regarder par la fenêtre, comme si nos délires d’enfance sur la vie qu’on rêve de mener étaient désormais interdits : la vie, il faudrait maintenant la vivre, et arrêter de la rêver. Mais au nom de quoi ?

À lire aussi : Le jour où j’ai réalisé que ma vie n’était pas un film

En 2014, j’ai commencé à rêver. Et à force de me projeter dans des folies, certaines ont fini par m’apparaître… Pas si folles que ça. Et de fil en aiguille, de délire en idée, certains rêves sont devenus des projets.

Quand je lis sur le forum les différents projets des unes et des autres, j’y vois quelques idées très ambitieuses. Tout ce que je souhaite à leurs auteures, c’est d’oser les poursuivre, même et surtout si certain•e•s de leurs proches cherchent à les ramener vers des objectifs « plus raisonnables ».

Autorisons-nous à rêver ! Je vous souhaite à tou•te•s qu’en 2015, vos rêves deviennent réalité ; mais pour que ce soit le cas, c’est à vous de jouer !

À lire aussi : Pimpe tes bonnes résolutions pour 2015 avec la Bucket List madmoiZelle !

Quelles sont tes bonnes résolutions pour 2015, ou plutôt quels sont les projets qui te tiennent à coeur ? Viens en parler dans les commentaires, ou sur le topic des bonnes résolutions 2015 !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Matilda10
    Matilda10, Le 4 janvier 2015 à 11h20

    C'est un article bien sympa ! ça change de "faire plus de sport", "manger plus équilibré", etc.
    Perso je suis déjà pas mal adepte du "je me repose avant de me mettre au travail" mais j'ai un peu fait ça pendant toutes les vacances (je suis prof) et du coup j'ai encore PLEIN de choses à préparer pour demain... 8h30...
    Donc oui j'ai tendance à transformer un "tiens, je suis un peu fatiguée, je vais me reposer, ensuite je vais regarder un épisode de série et ensuite, boulot à fond !" en "allez, un autre épisode ça va pas me tuer... je travaillerai plus tard ce soir" et ça se finit en "P******* j'ai rien foutu alors que je suis restée toute la journée à l'appart !!". D'ailleurs, j'y retourne... :cretin:

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