N’ayant pas pu me rendre à Pékin pour assister moi-même à ces Jeux et vous en décrire l’ambiance (J’ai fait le choix de passer mon permis. Et, de toute façon, je n’avais pas vraiment les moyens de m'offrir le voyage.), je vous ai tout de même dégoté un envoyé spécial de taille !
Parti en voyage pour trois semaines en Chine, H. (je tairais son nom pour le protéger des convoitises) a même assisté à la cérémonie d’ouverture des JO et m’a fait part de quelques indiscrétions.
Morceaux choisis :
Evénementiel.
On le dit et on le répète, les pékinois sont sur-motivés. H. le confirme « la ville ne vit QUE pour les Jeux ». Un signe qui ne trompe pas, les milliers de volontaires qui sillonnent Pékin, prêts à aider tout touriste passant dans leur champ de vision. Dès l’aéroport, ils se tiennent disponibles, un tout les dix mètres environ, pour secourir le flot d’arrivants. C’est simple, si par hasard vous ne croisiez pas de bénévole, des affiches, des drapeaux et même des parterres de fleurs (je vous assure !) célèbrent l’événement national qu’est Pékin 2008.
Sécurité.
Qu’on se le dise, le comité d’organisation et les autorités chinoises y ont mis les moyens. Avec, par exemple, un service d’ordre d’une efficacité redoutable.
Les contrôles pour la cérémonie d’ouverture étaient plus que draconiens, entre autre pour éviter tout saillie pro-tibétaine. Contrôles de sécurité entre les lignes traditionnelles du métro et celle spécialement mise en place pour l’occasion, interdiction d’amener avec soi le drapeau d’un pays ne participant pas aux JO (pas de risque de ce fait de voir apparaître un quelconque drapeau tibétain dans l’assemblée). A noter toutefois quelques ratées : un délais d’attente de près de 2 heures dans une atmosphère surchauffée et des gardes pas très au point sur les drapeaux autorisés ou non (le drapeau français d’H. a manqué ne pas passer les contrôles !).
Special discounts for the Olympics.
Principale ombre au tableau, les visiteurs ne sont pas aussi nombreux que prévus, la faute aux restrictions de visa dont on fait état dernièrement certains athlètes ou touristes impliqués de près ou de loin dans des affaires concernant la Chine. Car les contrôles à l’entrée du territoire chinois sont eux aussi draconiens. Un ancien sportif américain s’est par exemple vu refuser son visa à la dernière minute, du faut – selon lui – de son engagement pour le Darfour.
Effet pervers, la billetterie ne se porte pas aussi bien que prévu et multiplie donc les promotions destinées aux pékinois. Une aubaine pour les habitués du voyage à la dernière minute !
Cest tout pour ce premier point JO vus de Pékin. A venir, les réactions des supporters français présents sur place devant des premiers résultats mitigés.
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