On n’en parle peu en dehors du Tour de France, mais voilà, mon père et mon grand père étant de grands fans, j’ai été éduquée au cyclisme dès mon plus jeune âge…
Je suis donc prise d’une furieuse envie de vous parler des championnats du monde qui ont eu lieu à Varèse en Italie du 23 au 28 septembre derniers.
Pour information, les championnats du monde ont lieu chaque année et réunissent les deux épreuves reines du cyclisme sur route (par opposition au cyclisme sur piste) : le contre-la-montre et la course en ligne. Y participent les hommes et les femmes en catégorie « élite » (plus de 23 ans) et les hommes en catégorie « espoir » (moins de 23 ans).
A savoir également que les équipes engagées sont des équipes nationales et non les équipes « à sponsors » vues, par exemple, sur le Tour de France.
Pour ce qui est des résultats, pas de miracles chez les français. Malgré la bonne forme des coureurs engagés, ceux-ci se sont trouvés en vaine de réussite, notamment lors de l’épreuve en ligne. On espérait par exemple beaucoup de Sylvain Chavanel, très en forme en Coupe de France, mais celui-ci – pas plus que les autres français engagés – n’a pu bien se placer dans le peloton et suivre les échappés.
C’est un carton plein par contre pour les italiens, qui repartent avecun titre de champion du monde de contre-la-montre chez les moins de 23 ans (Adriano Malori) et les deux premières places sur route en catégorie élite (respectivement Alessandro Ballan et Damiano Cunego). Déception tout de même pour Paulo Bettini, qui prend sa retraite de la scène professionnelle et espérait bien tirer sa révérence sur un troisième titre de champion du monde.
A noter également la victoire surprise en contre-la-montre « élite » de l’allemand Bert Grabsch, qui a devancé les favoris de l’épreuve, Levi Leipheimer et David Millar.
Du côté des femmes, qu’on oublie trop souvent, victoire de la galloise Nicole Cooke sur route, qui confirme sa belle prestation des JO (elle avait déjà obtenu le titre olympique) et de l’américaine Amber Neben en contre-la-montre. Celle-ci aura en tout cas connu un des plus grands moments de stress de sa carrière : elle a du suivre la course des treize concurrentes parties après elle, avant de voir confirmée sa victoire.
Petite déception enfin pour Jeannie Longo qui n’a pas réitéré ses bonnes performances pékinoises : elle fait respectivement 17e et 13e sur route et en contre-la-montre.
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