ParAdeline Une petite citation : "Ce n'est pas quand il a découvert l'Amérique, mais quand il a été sur le point de la découvrir, que Colomb a été heureux." (F.Dostoievski)
Elle va mourir la vieille, les mots qui me viennent en tête sont ceux empruntés à Copenhague, mais depuis que j'ai reçu cette email de ma mère, c'est pourtant les seuls que je suis capable de répéter, de tourner encore et encore... De la vulgarité et du cynisme pour évacuer cette peur atroce qu'elle ne parte avant que je rentre, qu'elle ne crève avant que j'atterrisse...
Un mois c'est court quant on est à New York et qu'on cherche à profiter de tout, un mois c'est long quand on est coincé à l'hopital et qu'on a cessé de s'alimenter... Alors voilà, elle va surement claquer sans moi la vieille, du haut de ces 94 ans, elle va partir sans m'attendre...
Elle ne souciera surement pas de me dire au revoir, l'azheimer lui a enlevé les souvenirs de moi, elle ne sera pas triste de ne pas m'avoir vu depuis si longtemps, elle ne sait plus qui je suis, et elle ne m'en voudra pas d'avoir préféré des moments avec mes amis plutôt que ces conversations sans queue ni tête et ses même questions en boucle...
Mais moi, est ce que je m'en voudrais ? Est ce que je serai triste ?
Elle a toujours été plus vieille que les autres grands mères. En avance sur son temps, elle avait eu mon père à l'age à plus de 40 ans.... J'ai toujours vécu avec l'idée de sa mort, j'ai toujours su que c'était elle qui devrait y passer en premier.... Quand j'étais petite, la question n'obsédait, je me disais : il faut qu'elle meurt après que j'ai 15 ans quand on est grand, c'est plus facile la mort..."Et puis, j'ai eu 15 ans, j'ai eu peur que mes dires d'enfant ne finissent en prophétie, mais tout allait bien pour elle... Moi, je me suis rendue compte que c'était pas plus facile de gérer la mort quand on est adulte, qu'on est tout aussi incapable de l'affronter... Elle a eu 90 ans et on a diagnostiqué l'azheimer, et j'ai commencé à sursauter au moindre coup de téléphone tardif, à paniquer au moindre retard de mon père, j'ai appris à vivre avec cette peur permanente, la mort qui guette du coin de l'oeil... Et voilà que, au moment où j'y pensais surement le moins, elle m'arrive en pleine gueule cette réalité que je poursuit depuis mes 5 ans, cette réalité que j'essaie d'appréhender depuis l'enfance.... J'étais heureuse ici et voilà qu'on m'empoissonne...
Je pourrai me sentir coupable d'être à l'autre bout du monde quand la mort frappe à la porte, je pourrai être avoir envie de rentrer là tout de suite pour la voir, une dernière fois... Mais j'arrive pas, j'arrive pas à abandonner mon bonheur présent pour me faire du mal à coup de passé...Je suis égoïste et je le haie...
Demain peut être j'irai à l'Église, je crois pas en Dieu mais la seule chose qu'il me reste pour qu'elle tienne jusqu'au 26 septembre, pour que je la revois, que je lave ma conscience, pour que je vois mon père, que je lui fasse comprendre qu'il est en train de perdre sa mère mais qu'il lui reste sa fille... Et pourtant pour elle je sais qu'il faut que le calvaire s'arrête, qu'il est temps et qu'elle a trop vécu...
je ne voulais pas écrire de posts de ce type sur ce blog, mais comme beaucoup de choses, je le fais pour moi...Pour me souvenir qu'un jour de fin aout, en revenant de Times Square où j'avais regardé Barack Obama disséminé de l'espoir sur écran géant, y'avait ce mail de ma mère, et que j'avais, pour la première fois, pris conscience que cette fois, c'était pour mémé caco la dernière ligne droite....
Le post touche à sa fin, et pour celle que je connais, je suis pas sure que j'aurai envie de parler du sujet....
Comme si il y avait encore le moindre doute, hier soir Barack Obama a été officiellement intronisé candidat démocrate pour la 44éme présidence américaine mettant ainsi fin à ce qui restera comme les primaires les plus disputées.
Après avoir reçu le soutien de son ex-concurrente Hillary Clinton dans un discours que tous ont souligné pour sa qualité et son engouement, dans un stade de 75 000 chauffé à blanc en faveur du sénateur de l'illinois, les délégués démocrates ont finaliser le processus en faveur du ticket Obama, Biden [ 1549 délégués ont voté en faveur d'Obama contre 231 pour H Clinton ]. Bill Clinton a lui aussi affirmé son soutien au nouveau candidat affirmant : « Last night Hillary told us in no uncertain terms that she is going to do everything she can to elect Obama, That makes two of us »
Le meeting a été cloturé par le premier discours du colistier d'Obama, Joe Biden... Il en a profité pour souligner son passé de col bleu, espérant ainsi surement répondre aux critiques d'élitisme que certain adressent au candidat démocrate.
Pour tous, la mission est désormais claire, battre John McCain, et empêcher une troisième présidence républicaine. Comme le soulignait Bill Clinton : “They actually want us to reward them for the last eight years by giving them four more, Let’s send them a message that will echo from the Rockies all across America: Thanks, but no thanks"
De l'art d'échouer.. - Dans sa vie sexuelle de couple. Ne crois pas ce que les magazines racontent : le sexe, c'est chiant. Comment échouer avec brio ? Fab t'essplique.
Dossier Mode - Les Tendances Hiver 09-10 Lorsque l'été fut venu, Linda a travaillé comme une acharnée pour te compiler ce que tu porteras cet automne hiver.