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Par Pas en direct de Cannes, mais presque.
Une petite citation : " Cannes ? J'y vais que si j'ai crédit ouvert… Donc j'attends encore un peu.

De quoi parle ce blog ? Ce blog est destiné à toutes celles qui ont vraiment envie de s'en sortir. Ne pas être au festival de Cannes, c'est un travail d'équipe. Yes-we-can


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Mai 2008

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Marjane Satrapi (numéro 3 dayfidujouwy)
Posté le 14 mai 2008 @ 18:00

Marjane Satrapi est née en 1969 et a grandi à Téhéran où, comme Alexandra Maria Lara, elle a suivi des cours dans un lycée français. Elevée dans une famille communiste, elle a subi les conséquences des événements politiques de l’époque, comme la révolution islamique et la guerre entre l’Iran et l’Irak. C’est pas joli-joli comme enfance.

A 14 ans, voyant que la situation politique se dégrade de plus en plus, ses parents décident de l’éloigner de l’Iran et l’envoient faire ses études à Vienne, toujours dans un lycée français. Après avoir reçu son bac, Marjane Satrapi revient à Téhéran et s’inscrit aux Beaux-arts, où elle obtient une maîtrise de communication visuelle.

En 1994, elle s’installe finalement en France dans l’espoir de devenir graphiste puis elle entre aux Arts Déco de Strasbourg. Là-bas, ses profs réalisent qu’elle est en fait destinée à un autre métier, celui d’illustratrice. Grâce à leurs conseils, elle monte à Paris et commence à s’intéresser de près à la bande dessinée. Elle finit d’ailleurs par rencontrer le dessinateur David B., qui l’incite à raconter sa vie, de son enfance en Iran à son passage à l’âge adulte. Elle crée alors Persepolis, une série de quatre albums illustrés et autobiographiques. De façon très drôle mais très juste, elle y décrit notamment la vie qu’elle menait lors de la révolution iranienne. En ce sens, Persepolis est un témoignage très riche et permet aux lecteurs d’avoir un regard nouveau sur les événements de l’époque.

Bon, là, tu te demandes ce que Marjane Satrapi peut bien avoir à faire avec le domaine du 7ème Art. J’y viens. En 2005, c’est avec l’aide de Vincent Paronnaud que la jeune femme adapte fidèlement les tomes de Persepolis sous la forme d’un film d’animation. Et c’est là que tu fais le lien. Persepolis est présenté à Cannes en 2007 et obtient le Prix du Jury. En 2008, le film décroche également le César de la Meilleure première œuvre et de la Meilleure Adaptation, sans compter qu’il a été nommé aux Oscars… Si c’est pas la classe ça, pour son premier film !

Alors oui, c’est un peu surprenant de voir Marjane Satrapi dans le jury longs métrages, dans le sens où, finalement, ce n’est pas réellement son domaine d’origine. Elle avait en effet continué la BD avec Broderies et Poulet aux prunes, qui lui avait d’ailleurs valu le prix du Meilleur Album au festival d’Angoulême en 2004. Mais, de l’autre côté, c’est aussi une habituée : membre du jury Un Certain Regard en 2006, récompensée l’an dernier... Elle méritait donc bien sa place pour cette 61ème édition ! Et puis, avouons-le, on est super contents d’avoir une petite française dans le lot…

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Jeanne Balibar (numéro 4 des quilles du zury)
Posté le 14 mai 2008 @ 17:59

L’ancienne compagne de Mathieu Almaric (César 2008 du Meilleur acteur pour sa prestation dans Le Scaphandre et le Papillon), a accepté de se joindre au reste du jury.

Comédienne aussi bien sur grand écran qu’au théâtre, Jeanne Balibar était une élève modèle : hypokhâgne à Henri IV, maîtrise d’histoire, cours Florent, Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris… Comme si ça ne suffisait pas, elle est également chanteuse et a déjà sorti deux albums : Paramour en 2003 et Slalom Dame en 2006.

Plutôt ignorée du grand public, Jeanne Balibar se fait pour la première fois remarquer en 1993 à Avignon : son rôle dans le Dom Juan de Jacques Lassalle lui permet de rejoindre la Comédie-Française, qu’elle ne quittera qu’en 1997. C’est du reste à ce moment là qu’elle se fait connaître au cinéma grâce au film de Laurence Ferreira, J’ai horreur de l’amour, qui lui vaudra une nomination aux César en tant que Meilleur espoir féminin. Il lui faudra cependant attendre 2001 pour décrocher un César, celui du Meilleur second rôle féminin, pour son rôle dans Ca ira mieux demain de Jeanne Labrune.

Jeanne Balibar est de plus une autre adepte de Cannes. Quatre de ses films ont en effet déjà été présentés en compétition au festival : Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) d’Arnaud Desplechin en 1996, Va savoir de Jacques Rivette en 2001, Dix-sept fois Cécile Cassard de Christophe Honoré en 2002 et enfin Clean d’Olivier Assayas en 2004.

En gros, Jeanne Balibar, on la connaît peut-être pas, mais si on se renseigne un peu on réalise vite qu’elle a, comme toutes les autres femmes de ce jury, la classe, le chic et le charme.

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