Avant de partir, petit coup d’angoisse, je m’aperçois que Buenos aires ne compte ni H&M, ni Maje, ni Sandro, ni même Gap… non pas que je réduise la mode à ces quelques magasins mais ce sont tout de même mes références en matière de mode! Mille images se sont alors bousculées dans ma tête dont une particulièrement violente: moi vêtu en pull en poils de Lama pendant 6 mois !![]()
Résultat des courses à peine arrivée dans ma nouvelle ville d’adoption j’ai arpenté les grandes avenues à la recherche de quelques enseignes connues mais en vain à part ZARA et quelques boutiques LACOSTE je n’ai rencontré que des marques totalement inconnues au bataillon : RAPSODIA, COMO QUIERES QUE TE QUIERA, PAULA CAHEN D’ANVERS, DELAOSTIA etc.….
Une fois mon snobisme parisien mis de coté j’ai commencé à fouiner dans tous ces magasins aux designs plus incroyables les uns que les autres et là j’ai été assailli par une rafale de coups de cœur : bottes à frange, besace à frange en cuir vintage bleu, gilet en fourrure… en prenant garde de ne pas me muter en Pocahontas des temps modernes je suis tombée littéralement sous le charme de cette mode bohême chic qui habite les magasins de BA.
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L’avantage de n’avoir aucun repère c’est qu’on ne se met aucune limite, on rentre dans tous les magasins sans aucun apriori et on ne suit que son instinct. En effet, en France, quand on rentre dans un magasin on est tout de suite happées par les Must Have, par le manteau COMPTOIR DES COTONNIERS qu’on a vu dans tous les magasines ou la robe MAJE dans laquelle trois de nos copines on déjà investi… ici je suis sure de trouver des pièces introuvables en France et surtout de ne succomber à aucune influence !!
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Enfin si je suis devenue une nouvelle adepte de la mode de Buenos c’est aussi en raison des minis prix qui la caractérisent, quoi de plus satisfaisant que de voir des magnifiques bottes cavalières en cuir à 300$ ar (60&euro
ou encore une petite robe noire, en soie, façon Audrey Hepburn revisitée à 130$ (25&euro
? Si la magie opère si bien, c’est aussi grâce au pouvoir d’achat princier que les européens ont en Argentine en raison d’un taux de change qui joue pleinement en notre faveur… Enfin bon vous l’aurez compris lorsqu’on a l’habitude de claquer son SMIC à Paris pour l’achat du moindre top ZADIG & VOLTAIRE ou BEL AIR il est difficile de résister aux charmes des magasins portenos !
— Billet extrait Buenos Aires à la française.
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