Hier, alors que j’étais censée travailler (c'est-à-dire en pleine après-midi), je me suis rendue à des présentations presse et en ai profité - mais alors vraiment pas longtemps chef, promis ! - pour faire un tour à des ventes privées d’une grande marque dont je tairai le nom mais petits indices vite fait : qui fait des vestes à gros clous dorés et des sacs géants au nom d’oiseau. Et bref, j’ai une anecdote à vous raconter :
La vente réservée en très grande majorité au personnel* est ouverte quelques heures avant l’heure officielle aux gros bonnets du groupe. On voit donc défiler quelques « gens importants » qui toisent un peu les barricades où s’entassent sous la pluie les autres, non VIP. Une petite bonne femme arrive et semble vouloir empreinter l’entrée rapide comme quelques autres. Elle, ne paie pas de mine, elle est plutôt timide, même gênée et n'ose pas s'imposer. Les autres rentrent, pas elle. Les vigiles l'ont repèrée, la bloque et l’interroge le regard mauvais sur sa légitimité à pénétrer les lieux. Elle bredouille : « mon mari dirige Louis Vuitton ». Hannnnnn la boulette ! Pardon madame ! Excusez nous madame.
Remarques personnelles :
1/ Avoir honte de profiter d’un statut pareil c’est rare, surtout dans ce milieu !
2/ Avec un mari comme ça, y’a de quoi prendre le boulard et se la péter méchamment mais là non, même pas.
3/ Même lorsqu’on a est assis sur des millions, il n’y a pas de petites économies ! Vive les braderies ! On parie qu’elle fait elle-même ses confitures et reprise les chaussettes ?
*Non, je n’ai pas deux emplois je fais juste jouer le réseau amoureux et de toute façon j'avais pas un rond, retour de NY oblige.
— Billet extrait Le Blog Mode.
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