ParAdeline Une petite citation : "Ce n'est pas quand il a découvert l'Amérique, mais quand il a été sur le point de la découvrir, que Colomb a été heureux." (F.Dostoievski)
Everybody wants to rule the world Posté le 19 août 2008 par Adeline
« Tout à coup, je me trouvais sur Times Square... Contemplant avec mes yeux neufs de routier la démence absolue et la fantastique fanfaronnade de New York avec ses millions et ses millions de types se chamaillant pour un dollar. Le cauchemar démentiel : empoigner, prendre, céder, soupirer, mourir, tout cela pour finir dans ces ignobles cités funéraires qui se trouvent derrière long Island »
Quand je suis passée sur Times Square vendredi pour aller au cinéma voir Vicky Cristina Barcelona, j'ai pensé à ces mots de Jack Kerouac, j'ai pensé à ce regard sur ce symbole qu'est Times Square... Dans la nuit New Yorkaise, l'impression était frappante, le halo de lumière sur la 42ème rue me faisait perdre le sens du temps : faisait il nuit ? Faisait il jour ? Impossible de savoir, il faisait lumière, partout, de haut en bas, accompagné par les cris stridents des publicités de chaque magasins, des discounts à gogo des restaurants qui tentent d'apater le touriste venus assister à ce spectacle électrique... Et puis, y'a le cinéma, tout aussi lumineux que les autres enseignes, 25 salles sur 11 étages : bienvenue dans le royaume de la débauche oculaire... Pour Woody Allen, ce n'est pas un mythe, il n'y a qu'une salle, une petite salle, sûrement le combat Scarlett Johansson, Penelope Cruz qui permet au mal aimé du cinéma américain d'être mis à la vue des spectateurs de ce temple des grosses productions...
Le film était bien, très bien, même si le combat de coq s'est vite transformé en victoire par KO de l'actrice espagnole...
Retrouver les lumières à la sortie de la salle de cinéma, et c'est comme une agression, une lame dans vos yeux... Le métro, ses lampes blafardes, sa chaleur insupportable, ses rats sur les rails furent des éléments de repos... Dans le wagon du retour, aux alentours de minuit, alors que je pensais au film que je venais de voir, que j'écrivais sur mon éternel carnet les ressentis de la journée, un vieux monsieur afro a sorti sa guitare, s'est assis à coté de moi et m'a chanté une chanson....J'ai pas compris de quoi ça parlait, j'ai pas cherché à comprendre de quoi ça parlait, j'étais fatiguée et les larmes me sont venus vite au yeux... Pour 1 dollar déposé dans sa guitare, je m'étais fait bercer jusqu'à chez moi...