On entend souvent les journalistes, les entraîneurs et les athlètes parler de l'importance du mental dans une compétition sportive, surtout professionnelle.
Pour les sportifs du dimanche que nous sommes (que je suis en tout cas), l'idée reste très vague. Le mental, qu'est-ce à dire? "Défaillance", "découragement", "peur de gagner"… pour beaucoup, c'est un peu du chinois (sans mauvais jeu de mots). Une perplexité qui se présente souvent sous la forme suivante: pour gagner, il suffit d'être le meilleur dans sa discipline, non? Comme les questions de matériel (on se souvient tous des pleurs de Laure Manaudou lors des derniers championnats de France, alors qu'elle accusait sa combinaison de tous les maux), le mental semble pour beaucoup une excuse bien pratique afin de se dédouaner d'une défaite.
Que nenni, comme on le dit dans le midi! J'en veux pour preuve la défaite aujourd'hui de Matthew Emmons en finale du tir à la carabine 50m – 3 positions (soyons précis). Fidèle à ses habitudes, l'américain fait la course en tête, enchaînant tir parfait sur tir presque parfait. Sa dernière balle devrait être une formalité. Il est en tête de la compétition et peut se contenter d'un tir médiocre. Et là, c'est le drame! Vous vous en doutiez, il y avait un "mais" et celui-ci est de taille: il rate tout simplement la cible et rétrograde à la quatrième place du classement! Un comble, d'autant que ce n'était pas la première fois: à Athènes déjà, en 2004, il avait tiré sur la cible de son voisin et laissé filé la médaille!
On ne le répètera jamais assez: même le meilleur dans sa discipline ne peut pas rester le meilleur sans un mental d'acier !
— Billet extrait Le blog sportif selon madmoiZelle.
Un truc à dire ?
Un petit commentaire à lire
Par Lelaina le 21 août 2008 à 09:43
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