Blade Runner, le classique (de science-fiction) de la semaine pour briller en société

Par  |  | 10 Commentaires

Blade Runner (1982) est un film charnière dans l'histoire de la science-fiction. Une dystopie sublime signée Ridley Scott dont Kalindi te parle en détails dans son « classique de la semaine pour briller en société ».

Blade Runner, le classique (de science-fiction) de la semaine pour briller en société

Salut,

C’est le retour de la personne qui te raconte sa vie alors que c’est pas le moment !

Et qui te parle cinéma, aussi. Un peu.

Blade Runner et ma vie

(Meilleur intertitre.)

J’ai mis cette photo en dessous de « ma vie » pour faire genre j’ai le même physique que cette meuf.

Avant-hier matin, je suis partie de chez moi en ayant l’horrible sensation d’avoir oublié quelque chose.

J’ai du coup tout checké : j’avais mes clés dans mon nouveau sac à dos rouge chiné en friperie, des chewing gums à la vitamine C, 4 rouges à lèvres différents, un livre que je ne lirai jamais, je portais des baskets pour courir au cas où je croiserais ma voisine du dessous qui veut me coller un procès au cul dès que je déplie mon clic-clac, et j’arborais même mon plus beau slip !

Décidément, j’étais parée ! Alors pourquoi cette sensation inconfortable du type « Un truc cloche, bordel » ?

Et puis, au croisement de la rue Damrémont et de la rue du Poteau, je suis tombée sur un arrêt de bus et la mémoire m’est revenue. C’était le jour de la sortie du film que j’attendais LE PLUS AU MONDE : Blade Runner 2049 !

Seulement ce soir là, j’avais prévu un apéro avec une pote, un dîner avec des gens plus riches que moi qui étaient censés payer ma bouffe et potentiellement une nuit chaude avec la meilleure personne qui existe en ce bas monde : mon mec.

Quand allais-je donc voir le film ? Allais-je tout annuler ? Réponse au prochain épisode (qui n’existera pas car tu n’en as sûrement rien à foutre).

Trève de digressions. Rentrons dans le vif du sujet.

Pour coller à l’actu, j’ai décidé aujourd’hui de te parler du premier Blade Runner sorti il y a 35 ans. Parce que c’est mon film de science-fiction préféré et accessoirement le plus grand chef-d’oeuvre de Ridley Scott.

Alors c’est parti mon kiki (oui, j’ai en fait 94 ans) !

Blade Runner, ça parle de quoi ?

En 2019 (putain, c’est bientôt), des répliquants de type Nexus 6, un modèle ultra perfectionné d’androïdes en tous points identiques aux humains, sont considérés comme « hors la loi ».

Cependant, 4 d’entre eux parviennent à infiltrer Los Angeles. Harrison Ford incarne un agent d’une unité spéciale, un « Blade Runner ». Sa mission ? Retrouver les répliquants et les éliminer…

Quoi ? Ça pas l’air hyper sexy sur le papier ? Fais-moi confiance et découvre-le. Je t’assure que c’est bien meilleur qu’il n’y parait.

D’ailleurs, tu peux te procurer ce chef-d’oeuvre sur le site d’Amazon pour la modique somme de 10€.

Blade Runner est l’adaptation d’un livre

Signé Ridley Scott, Blade Runner est en fait l’adaptation cinématographique de Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? écrit par le meilleur des conteurs : j’ai nommé Philippe K. Dick.   

À lire aussi : Electric Dreams, la nouvelle série aux accents de Black Mirror, se pare de poésie

Il s’agit d’une oeuvre majeure dans la bibliographie de l’auteur dont c’est le 21ème roman. Plus de vingt de ses bouquins (sur une trentaine publiés de son vivants) ont d’ailleurs eu droit à leur adaptation ciné !

Tu peux te procurer Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? sur Amazon pour la somme de 6€.

Blade Runner a un peu de Shining en lui

Ridley Scott a du remonter la fin de son film, jugée trop dark par les producteurs qui souhaitaient un happy ending dans la nature.

N’ayant pas la moindre envie de tourner en extérieur, le réalisateur a emprunté à Stanley Kubrick quelques chutes de son film Shining.

Ridley a d’ailleurs rapporté des bribes de leur conversation au magazine The Hollywood Reporter :

« J’ai entendu dire que tu avais capturé énormément d’images pour Shining, je peux récupérer quelques chutes ? »

Et Kubrick de répondre :

« Ok. »

J’aurais franchement des leçons de concision à apprendre d’eux !

Blade Runner et ses dialogues improvisés

Quand je pense chef-d’oeuvre, je pense méticulosité. Je n’aurais jamais imaginé qu’une telle merveille puisse laisser un peu de place au hasard.

Pourtant, certaines phrases du monologue final relèvent de la pure improvisation, comme :

 « Tous ces moments se perdront dans l’oubli comme les larmes dans la pluie. Il est temps de mourir. »

Cette célébrissime réplique sort en fait tout droit de l’imagination de Rutger Hauer ! Pourtant elle figure aujourd’hui au Panthéon des plus belles phrases du cinéma.

Quel génie ce Rutger.

Blade Runner, un film considéré comme maudit

Blade Runner fait la critique d’un capitalisme omniprésent dans nos sociétés occidentales. Le film regorge donc d’images sur lesquelles apparaissent des grandes marques.

Et vous savez quoi ? Nombre de celles-ci ont fait faillite après la sortie du film. Notamment l’entreprise de jeux vidéo Atari, la compagnie aérienne Pan Am, et la boite de téléphonie Bell Phones.

De tels événements ont contribué à filer à l’oeuvre la réputation de film maudit.

Blade Runner, une réflexion sur l’altérité

Blade Runner n’est pas qu’un « film avec plein de robots dedans, wesh trop bien ! ». C’est aussi et surtout une dystopie d’une grande profondeur qui place l’humain au coeur de toute chose.

En interrogeant les rapports entre réplicants et humains, c’est en fait à nous que Ridley Scott pose une question essentielle : ne devrions-nous pas accepter l’autre, même si cet autre est différent ?

Bon ok, dit comme ça, on dirait un peu une phrase de Miss France. N’empêche que Blade Runner est un film charnière de la science-fiction, qui aborde l’altérité avec philosophie.

Je te conseille de voir Blade Runner 10 fois, 100 fois, 1000 fois, et plus encore. Car à chaque visionnage cette merveille se révèle un peu plus.

Et si tu refuses catégoriquement, sache que Ridley Scott n’en a rien à secouer. D’ailleurs il le dit lui même :

« Mon arme, c’est la caméra. Si vous êtes avec moi, tant mieux. Si vous n’êtes pas avec moi, tant pis pour vous »

Moi, j’ai choisi mon camp !

Blade Runner 2049 (le meilleur film de l’univers) est en salles, foncez-y !

À lire aussi : La Belle et la Meute, le thriller féministe indispensable sort aujourd’hui en salles (critique + ITW) !

Commentaires
Forum (10) Facebook ()
  • Mlle_lee
    Mlle_lee, Le 18 octobre 2017 à 11h40

    Je ne dis pas que tout l'article est bon à prendre, au contraire. Il va effectivement trop loin par moment, je cite : "Villeneuve a réussi à faire un film complétement plat, voyeur, sexiste, dénué d'émotion et tout à fait incompréhensible." C'est faux, on est d'accord.

    Par contre, j'ai quand même trouvé que l'image de la femme n'était pas hyper bien représentée dans ce film. Cette IA qui arrive en ménagère dès le premier plan par exemple (il n'y a que moi qui aurait trouvé ça intéressant que cette IA soit un mec pour une fois ?) La prostituée, je ne reviendrai même pas dessus. Je trouve que c'est surtout le personnage de Luv qui est très mal construit.
    Ca n'empêche pas que le film est bon, mais qu'on peut lui trouver des petits défauts quand même (en nuançant son propos)

    Et j'aimerais bien avoir la critique de Madmoizelle sur le film :)

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Désactive ton bloqueur de pub ou soutiens-nous financièrement!