Voilà depuis 2003 ce couple qui a laissé par-ci par-là quelques chansons : sur leurs deux albums, et surtout dans nos têtes. Des chansons au rythme terriblement accrocheur, pas réellement révolutionnaires mais terriblement réussies. The Kills. Cetainement, on n'a pas fini de les écouter, ces deux-là.
Un petit coup de blues ou quelques minutes d'abattement… voilà de quoi faire passer ça. Ca ne durera pas, parce qu'il y a The Kills ; et qu'avec The Kills, on n'est pas là pour dormir. Duo composé de VV - demoiselle - et de Hotel - monsieur - ce groupe dont le premier album est sorti en 2003 a vraiment une énergie incroyable. Et le plus fou, c'est que malgré la grande qualité du premier album, le second, sorti en 2005, n'était pas décevant.
Hotel et VV, on les dit un peu particuliers. Sexy, surtout, tant dans leur musique que sur scène. Sur scène, où ils miment toutes sortes de choses que peut-être il faut avoir vues, pour pouvoir s'en faire une idée. Vachement théâtraux, ces deux-là. Et une fois de plus, ce qui est bien, c'est que ça ne gâche rien. Au contraire, ça fait presque partie de leur musique, que l'on dit "sans compromis", ou encore "bluesy", par-ci par-là sur Internet.
Keep on your mean side (2003) est donc leur premier album et prévient tout de suite. Voilà douze chansons, voilà The Kills, et d'ailleurs on en est bien contents. Du début à la fin, ils donnent la pêche, et quelle qualité dans ces Cat Claw, Fried my little Brains, Monkey 23… et puis, quoi, tous ! On sent qu'il n'y a rien de vraiment original dans toutes ses chansons et pourtant, elles ont toutes un côté direct, ça commence clairement sans qu'on ait le temps même de s'en rendre compte.
On compare souvent VV, qui chante, aux débuts de PJ Harvey pour le côté rageur, presque trash. Et pourtant sa voix semble plus posée, ce sont surtout les guitares qui dégagent se petit quelque chose, ou plutôt grand. Avec Keep on your mean side, on part tout de suite, dès le premier accord de Superstition. Chaque morceau est irrésistible, tout simplement.
Et puis il y a le second, qui ne provoque peut-être pas le même enthousiasme, mais quand même. No Wow de son nom, présente des morceaux disons, plus posés ? Non, pas vraiment. Probablement toujours aussi énergiques, mais peut-être un peu plus lourds, pesants. Là, ça démarre avec le génial No Wow qui lui est plutôt, lui, dans la lignée du premier disque et n'annonce pas réellement la suite. Peut-être un peu plus d'originalité que sur leur premier opus en ce sens que les chansons se ressemblent un peu moins.
Le résultat n'est pas exactement le même, donc. Et puis l'effet non plus. C'est peut-être un peu dommage… et en fait, non. Parce que No Wow n'est pas décevant pour autant, est même loin de l'être. On a juste l'impression d'aller plus loin : ils n'allaient quand même pas refaire exactement la même chose, leurs premiers morceaux se ressemblaient déjà suffisamment. Et puis l'effet, finalement, reste le même. Cette énergie et tout le côté dit "crade" que l'on retrouve avec. C'est ça, The Kills, et ça marche à chaque écoute.