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Serge Gainsbourg
15 ans qu'il est mort et Serge Gainsbourg est toujours aussi vivant dans le paysage musical. Nombreux sont les djeunss artistes français et étrangers à citer son oeuvre (et surtout l'album Histoire de Melody Nelson) comme l'une de leurs influences majeures. Petit rappel du parcours musical de ce personnage fascinant. Fils d’immigrés russes, Lucien Ginsburg naît à Paris en 1928 dans une famille impregnée d’arts. C’est d’ailleurs son père, peintre et musicien, qui l’initie au piano et le pousse à prendre ses premiers cours de dessin. Et si son nom est désormais indissociable de la musique, Gainsbourg passe les premières années de sa vie le nez dans la peinture, sa passion. Le hic, c’est que ses toiles ne lui permettent pas de gagner sa croûte (un jeu de mots subtil est caché dans cette phrase : pourras-tu le retrouver ?). En revanche, la musique, si. Alors progressivement, Lucien Ginsburg glisse vers la musique, au détriment de la peinture. Evolution qui ne l’enchante pas vraiment, lui qui ne considère par la chanson comme un art noble. C’est vers la fin des années 50, notamment grâce à sa rencontre avec Boris Vian, que Ginsburg commence vraiment à voir en la musique autre chose qu’un gagne-pain. A peu près à cette époque, il prend son nom de scène, Serge Gainsbourg, compose ses premières chansons,(dont le célèbre Poinçonneur des Lilas), et enregistre ses deux premiers albums. Depuis, les artistes de tout poil, français bien sûr, mais pas que (voir Beck, Pulp, Air, The Kills, Stereolab et j’en passe) n’ont cessé de revendiquer l’influence de Gainsbourg sur leur musique. Influence des textes, parfois goguenards (comme sur L'ami Cahouète), parfois sombres, mais toujours farcis de double (voire de triples) sens et de constructions audacieuses. Influence de la musique, bien sûr, sorte de labo perpétuel qui a fermenté des trucs improbables comme des petits bijoux. Influence de l'image que le personnage projetait, surtout. Ce mélange bizarre de dédain et de sensibilité, de culot et de pudeur, de bouffonerie et de mélancolie forcément fascinant...
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