Depuis quelques années, Mark Ruffalo enchaîne les bons films et séduit la critique. Dans les mois qui vont suivre, le bougre sera à l'affiche d'une tripotée de films à acteurs prestigieux. Bref, ça va plutôt bien pour lui. Mais le monsieur a ramé pour en arriver là...
Mark Ruffalo est le type même de l'acteur qui en a bavé avant de percer. Certes, aujourd'hui, sa tronche apparaît au générique de plus en plus de films importants, mais il a fallu du temps pour qu'Hollywood tape dans le dos du gaillard. Après avoir opté tardivement pour une carrière d'acteur, il débute au théâtre, où il fonde sa propre compagnie, l'occasion pour lui de se former aussi bien à l'interprétation, l'écriture et la réalisation. L'acteur décroche ses premiers rôles au cinéma au début des années 90, mais malgré sa polyvalence (théâtre, cinéma, télé, comédie, drame, scénario, réalisation...Ruffalo.fr, tu peux tout faire), Ruffalo peine à imposer son nom pour des projets ambitieux.
Presque 10 ans après ses débuts au cinéma, c'est grâce au théâtre que le vent tourne pour Mark Ruffalo, alors qu'il est sur le point de renoncer à faire carrière. Son rôle dans la pièce This is Our Youth lui permet en effet de rencontrer son auteur, Kenneth Lonergan, puis de décrocher le rôle principal de Tu peux compter sur moi (You can Count on Me) le film que ce dernier projette de réaliser. Surprise : à sa sortie en 2000, ce long-métrage indépendant fait beaucoup parler de lui et décroche une nomination aux Oscars. La prestation de Mark Ruffalo étant pour beaucoup dans le succès critique du film, l'acteur commence enfin à décrocher des rôles consistants et des collaborations avec des acteurs et réalisateurs poids lourds. On le voit ainsi aux côtés de Robert Redford dans Le dernier château (2001) puis aux côtés de Nicolas Cage dans Windtalkers - les messagers du vent , sous la direction de John woo (2001).

Lorsqu'à cette période, on lui découvre une tumeur au cerveau, l'acteur est obligé de mettre le cinéma entre parenthèses. Il renonce alors à jouer dans Signes, de Night Shyamalan, et son rôle est proposé à Joaquin Phoenix. Des mois plus tard, Mark Ruffalo reprend pourtant sa carrière et se remet à aligner les collaborations qui en jettent. Dans In the Cut, thriller réalisé en 2003 par Jane Campion, il vole même quasiment la vedette à sa partenaire Meg Ryan. Alternant films indépendants et gros budgets, comédies et drames, l'acteur fricote avec Kirsten Dunst dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004), tourne sous la direction de Michael Mann dans Collateral (avec Tom Cruise et Jamie Foxx), donne la réplique à Jennifer Garner dans 30 ans sinon rien (2003), incarne le héros d'Et si c'était vrai, l'adaptation du best-seller de Marc Lévy (2005) et fait tourner la tête de Naomi Watts dans We don't live here anymore (2005). Bref, depuis 2000, le garçon n'arrête pas de bosser.

Et le meilleur est à venir. Car dans les mois qui vont suivre, on verra Mark Ruffalo dans la comédie La rumeur court, avec Jenifer Aniston, Shirley Mc Lane et Kevin Costner. Mais aussi dans Les fous du roi (All the King's Men), aux côté de Sean Penn, Jude Law et Kate Winslet. Mais encore dans Margaret, un drame signé Kenneth Lonergan, avec Anna Paquin et Matt Damon. Et enfin dans Zodiac, un thriller réalisé par David Fincher, avec Robert Downey Jr et Jake Gyllenhaal. Ouaip. Rien que ça. C'est ce qu'on appelle avoir le vent en poupe...