Un nom mystérieux
James Blunt... Blunt comme "mal aiguisé" ou "brut de décoffrage" en anglais ? Ce nom là sent bon le garçon un poil timide, dites-donc. Du genre à faire craquer une bonne partie de la population féminine. Evidemment, savoir que son vrai nom est Blount égratigne un peu le mythe, mais l'effet est là.
Une bio qui change de l'ordinaire
James n'est point l'un de ces chanteurs dont le détail biographique le plus saillant est sa passion pour la mobylette. Non, madame. James est un chanteur dont le talent a dû s'imposer dans un contexte peu favorable. Comme une fleur poussée dans le macadam (je sais, c'est beau). James, lit-on, apprend à jouer du piano et du violon très jeune. Ca c'est bien. Pourtant, élevé dans une famille de militaires assez stricts, il n'a semble-t-il pas accès à la musique pop, ni rock, ni folk, ni... ni. Dur. Plus tard, il n'est pas dirigé vers des études de Médiation Culturelle ou de Communication Internationale, mais vers une Ecole militaire, parce que l'armée est une histoire de famille. Alors que ce dont il rêve, c'était de jouer de la guitare dans les pubs. Re-dur.
Plus tard encore, en attendant de percer dans le milieu, James n'a pas droit au stage photocopieuse en entreprise. A la sortie de la fac, c'est au Kossovo qu'il va, sous un joli Casque Bleu, parce qu'il faut bien d'une manière ou d'une autre justifier la bourse d'études que l'armée lui a accordé. Ce n'est qu'à 22 ans, une fois parti de l'armée, que James peut enfin se lancer sérieusement dans la musique, grâce notamment à sa rencontre avec Lynda Perry (qui se trouve derrière plusieurs titres de Pink, Courtney Love et Christina Aguilera) et le producteur Tom Rothrock (connu pour avoir collaboré avec Beck).
En lisant ça, il faut bien avouer que la première chose qu'on se dit c'est "ben dis, vla une bio qui sort de l'ordinaire". Et on retire immédiatement une certaine sympathie pour le chanteur.
Un physique judicieusement mis en valeur
Dans le clip de You're Beautiful, James Blunt enlève méthodiquement son manteau, son t-shirt, ses chaussures, sa montre et ses bracelets avant de plonger dans l'océan. On a donc le temps de constater que si pour certains, James est un peu le filleul musical d'Elton John, il n'en a vraiment pas le physique.
Tu me diras, des damoiseaux dénudés, c'est pas ce qui manque sur les chaînes musicales. Certes. La différence, c'est que le clip de James Blunt, sait faire jouer la corde sensible. Lorsqu'on voit James exposé comme ça sous la neige, on a pitié du petit : pour risquer la grippe ou la pneumonie, il doit être bien malheureux, ce jeune homme. Et lorsqu'il chante sa ritournelle les yeux plongés dans les nôtres, on a le coeur en miette. A voir son regard de chien battu, on a qu'une envie : consoler, ce pauvre James.
Des chansons qui font pleurer
Dans You're Beautiful, le premier single extrait de l'album Back to Bedlam, James Blunt dit être tombé amoureux d'une inconnue malheureusement déjà accompagnée. I saw you face in a crowded place, And I don't know what to do,'Cause I'll never be with you", dit-il. Les filles pleurent. Et pendant le reste de l'album aussi. Amour, guerre, artistes disparus... Quand James égrène ces thèmes de sa jolie voix fragile, y a pas, on a fortement envie de le prendre dans ses bras.
Bon, je te l'accorde, je suis un peu taquine avec ce garçon. Mais je ne puis m'en empêcher. Hé hé.
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