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Green Day
Depuis American Idiot, Green Day ne se contente plus d'avoir du succès : avec plus de 14 millions d'albums vendus, le trio californien y va carrément au bulldozer... En 2001, un critique disait de Green Day après les avoir vus en concert, « l’idéal, c’est d’aller voir le trio de Berkeley dans une petite salle dotée d’une bonne acoustique. Pas dans un énorme stade où le son est mauvais et où il faut des jumelles pour profiter de leurs pitreries ». Pour le coup, c'est foutu. Car en près de vingt ans de carrière, les californiens sont passés du statut de jeunes allumés à suivre à celui de plus si jeunes allumés capables de remplir des stades de plus de 70 000 personnes. L’histoire du groupe commence encore plus tôt que d’habitude. Ici, pas de « Truc, Machin et Bidule se sont rencontrés à la fac » ou de « C’est en colle au collège de Jonesville, Arizona, que Snouf, Snif et Snaf se croisent pour la première fois ». Les membres de Green Day se sont rencontrés encore plus jeune que ça, à 10 ans, à la cafétéria de l’école. Billie Joe (le chanteur) a t-il vomi son lait-fraise sur l’épaule de Mike (le bassiste) ? Mike a-t-il baissé son bermuda sous le nez de Billie Joe ? Toujours est-il que les oisillons décident de faire de la musique ensemble. Nous sommes en 1983 et c’est le début des Sweet Children, l’embryon de Green Day. En 1989, un rush d’hormones et quelques titres plus tard, le groupe accueille le frétillant Tre Cool à la batterie et prend sa forme actuelle, se rebaptisant au passage Green Day. Pourquoi Green Day ? Non pas en hommage à l’Irlande, ni par foi écologique, mais bien en référence à une journée passée à fumer de l’herbe. L’herbe, le groupe commence à pouvoir se rouler dedans en 1994, après la sortie de l’album Dookie. Un an auparavant, Green Day a quitté Lookout!, le label punk qui le suivait jusque-là, pour signer chez Reprise records, la maison de disque dans laquelle ils sont encore aujourd’hui. Avec cet album, Green Day se paie une tranche de charts, le single Basket Case restant en tête des ventes rocks pendant 5 semaines aux Etats-Unis. C’est le début d’une série d’albums accompagnés de pitreries en tout genre. Faire caca sur le balcon de Juliette Binoche le soir où elle remporte un oscar ? C’est fait. Dévaster des chambres d’hôtels/loges sur son passage ? Un classique incontournable. Transformer son concert à Woodstock en émeute ? Fait aussi, en 1994. Inciter ses fans à tout dévaster dans la salle pendant un showcase ? Ok. Fiche le feu à ses instruments ? Youpi. Tre Cool est d’ailleurs connu pour avoir cette fâcheuse manie. Tout en explorant ainsi les possibles de la déconnade, Mike, Tre Cool et Billie Joe continuent leur carrière avec plus ou moins de bonheur jusqu’à American Idiot, leur dernier album. Sorti en 2004 peu de temps avant une nouvelle victoire de Deubeuliou aux élections présidentielles américaines, l’album arrive à point nommé pour servir de paratonerre à bon nombre de jeunes et moins jeunes âmes écoeurées. Voulu comme un opéra rock, American Idiot fourmille de critiques envers le gouvernement américain tout en explorant l’étouffement, la paranoïa et l’apathie d’une vie de banlieusard américain. Le concept album, dans lequel on voit évoluer le personnage du jeune Saint Jimmy, est une véritable machine à tube : American Idiot, Boulevard of Broken Dreams, Wake me Up when September Ends, Holiday… Résultat : jusqu’à présent, l’album s’est vendu à plus de 14 millions d’exemplaires, se décorant de divers récompenses en chemin. Et ça n'est pas fini, puisqu'on parle même d'une adaptation cinématographique d'American Idiot. Autant dire que la trentaine bien tapée et le succès commercial bien tassé, les membres de Green Day sont bien loin du temps où ils dressaient un majeur innocent sous le nez de la maîtresse. Et oui : aujourd'hui, ils ont presque tous des gosses, et la maîtresse achète probablement les albums de Green Day pour les siens. Mais encore Les sessions AOL de Green Day
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