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Elliott Smith
Depuis la sortie de son premier album, Elliott Smith a eu l'occasion de faire découvrir au public moult de ses morceaux, qui font de ses disques, presque, des chef-d'œuvres incontournables. Ce qui est sûr, en tout cas, c'est que ce jeune homme, qui s'est tué il y a peu, a laissé énormément de choses qu'il serait bien trop dommage de ne pas connaître.
Et suffire est un bien faible mot tant ce que l'on a à découvrir est grand. Si l'on en sait un minimum sur sa musique avant d'en écouter un ou deux extraits pour la première fois, c'est certainement qu'elle est plutôt douce ou que, même quand les mélodies se font plus énergiques, la mélancolie ne cesse de planer. Ce que l'on s'expliquera peut-être par le fait qu'à l'âge de trente-quatre ans, l'incroyable artiste se soit suicidé, en 2003. Pourtant, il s'avère que rien, finalement, aucune description de sa musique n'aura la capacité de faire comprendre le pouvoir de chansons telles The Biggest Lie, Oh Well, Okay, Pictures of Me… et le drame est qu'on voudrait toutes les citer. On dirait plutôt, alors : le pouvoir de sa musique, le pouvoir d'Elliott Smith lui-même. Ecouter l'un de ses disques pour la première fois fait un peu l'effet d'une révélation. On avait beau s'attendre à de la douceur, de la douleur même, palpable, on ne peut pas envisager que l'effet produit puisse être celui-là.
On pourrait se dire, finalement, que ses mélodies sont plutôt banales puisqu'il n'y a peut-être pas grand chose de si original dans la composition de ses morceaux. Et pourtant, on serait tenté d'estimer qu'elles sont toutes hors du commun, loin d'être de simples morceaux de pop reproduits cent fois. Parce que chaque morceau est une perle qui procure son frisson si particulier, qui a cette touche Elliott Smith qui le rend indiscutablement à part. Chaque album est un puits empli de trésors. Roman Candle fut le premier en 1994, suivi par quatre autres : Elliott Smith (1995), Either / or (1997), XO (1998) et Figure 8 (2000) ; puis l'album sorti après sa mort, From a Basement on the Hill (2004). On ne saurait en conseiller un en particulier, et ce pour la simple raison qu'Elliott Smith ne fait pas de fausse note, que la moindre de ses chansons a en elle ce pouvoir que l'on retrouvera sur toutes les autres.
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