Depuis quelques années, un jeune homme nous attaque violemment les tympans avec ses textes enragés et sa guitare folle. Mais nous berce avec ses chansons douces, émouvantes (magnifiiiiiiiiiiiiiiques).
Petits indices... Il est né le 1er août 1977 à Marseille, de parents espagnols et algériens. Aux alentours de ses 7 ans, il va s’installer à Dijon (tout s’éclaire peu à peu, hein !). Il a sorti trois albums, dont un double, lequel datede 2002. MAIS OUI ! C’est Damien Saez (le Grand, le Parfait, le...) !
Issu d’une famille sans conflit et avec une enfance tranquille, notre Damichou (j’me permets, hein =]) entre à 8 ans au Conservatoire de Dijon, afin d’apprendre le piano, qu’il arrête quelques années plus tard, lassé, pour commencer la guitare. Il se révèle doué pour la musique, mais de là ne vient pas le chanteur que nous connaissons maintenant.
A 16 ans, Damichou est en première. Son professeur de français le passionne et lui apprend les plaisirs des mots, de la lecture et de l’écriture. Déclic. Il se met à écrire, tout en se produisant dans de petits groupes avec son répertoire de reprises, jusqu’en 1995. Cette année-là, il quitte Dijon pour Paris, avec déjà quelques enregistrements en poche.
Sans doute né sous une bonne étoile, il signe très vite chez Island et rencontre Marcus Bell (guitariste des Opposition) qui le prend sous son aile et produit ensuite son album. Damien séduit aussi un certain William Sheller, qui finance en partie l’enregistrement du premier album Saezien.
Avant la sortie de cet album, Damichou, seul-tout, grimpe sur scène armé de sa guitare et fait la première partie du groupe Massive Attack, en juillet 1999.
En fin d’année, le premier ‘ange’ voit le jour : Jours Etranges. Saez y critique la société dans laquelle il vit (bien fait hin !), dans Jeunes et cons, LA chanson qui le fera connaître du grand public er J’veux m’en aller. Il y a aussi quelques ballades, aussi belles que les ‘enragées’ sont dévastatrices de vérité et de maturité, à côté de cette voix juvénile. Mais surtout, la meilleure song, sans laquelle Jours Etranges n’aurait pas été Jours Etranges : Amandine II (qui m'est dédicacée, bien sûr. Il crie son amour pour moi dans une chanson, sans doute, chaque jour, écoutée des milliers de fois...), où drogue, amour, zoophilie (même plus envie d’baiser mon chien, ça te dit quelque chose ?), etc. sont abordés. L’album se vend à plus de 300 000 exemplaires et s'accompagne d'une une tournée d'environ un an.
En octobre 2001, Damien est déjà en train de travailler son second album, alors qu’il participe à l’enregistrement d’une compilation hommage, à l’occasion des 20 ans de la mort de Georges Brassens, et qu’il publie un recueil de textes, A ton Nom.
God Blesse/Katagena, son second album, composé de deux disques (‘Je voulais ne vous offrir que le crime, mais on ne le sépare jamais de son châtiment’ explique-t-il sous le deuxième CD, Katagena), sort donc en mars 2002. Produit par l’ex producteur de Placebo, il marque l’insolence de son auteur et le définit, à jamais, comme politiquement incorrect. Dans ces 29 titres, on retrouve énormément d’interludes musicaux, tous joués au piano. Mais on retrouve également le Saez du premier album et ses textes enflammés, à côté de chansons magnifiquement douces et... aaaaaah =).
Ce qui caractérise God Blesse, c'est d'abord le titre Sexe, qu’on trouvera dans Femme fatale, mais surtout J’veux qu’on baise sur ma tombe (écrit avec lenteur et respect... je te prie de le lire comme il se doit). LA chanson qui aura fait goutter tes mirettes à n’importe quel moment de ta laïfe, obligé. Cette déclaration (qui m'est encore une fois destinée) est trop wahou et si un mec ne te faisait que le quart de cette joliesse de mots, tu l’épouserais direct...
[‘J’aurais aimé t’aimer comme on aime le soleil. Te dire que le monde est beau et que c’est beau d’aimer. J’aurai aimé t’écrire, le plus beau des poèmes. Et construire un empire juste pour ton sourire. Devenir le soleil pour sécher tes sanglots. Et faire battre le ciel pour un futur plus beau...’] Quand on lit ces mots (ou même déjà avant) on se dit : Damien, t’es un poète et tu peux pas être un homme, t’es une femme, obligé !
Mais revenons à nos moutons, je pleurerai d’amour plus tard. 2002 est également l’année de sortie de Fils de France, que Damichou enregistre de toute urgence après le passage de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour des présidentielles. Avec ses moyens à lui, il veut ‘secouer’ la France, en grande partie aussi choquée que lui. En juillet 2003, il se produira à la Cigale pour une série de concerts exceptionnels.
En 2004, plus discrètement, sort Debbie, son nouvel album. Plus direct, il reste cependant dans le style Saezien : il n’est pas correct. Debbie et Marie ou Marilyn en sont les premiers extraits. Ces deux singles sont plus portés sur le sexe (mouhahaha, sacré Damien !) et mélangent douceur et violence du rock, comme nombre de chansons de l’album.
Suite à cet album, une grande tournée a lieu. Debbie est présenté mais d’anciennes chansons reviennent, et les concerts durent des heures. Les t-shirt se soulèvent, dévoilant les seins de ces demoiselles pendant Marie ou Marilyn. LA phrase de J’veux qu’on baise sur ma tombe (soit : ‘J’veux qu’on baise sur ma tombe’) est reprise sagement par tout le public... Damichou assure sur scène, et en plus d’être beau, il chante pas faux en live !
Définitivement, Damien Saez a trouvé sa place, et alors qu’on ne jurait que par Delerm, Benabar, Benjamin Biolay, il a su s’imposer dans la nouvelle scène française, et ce, pour notre plaisir =)
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