Binge-drinking, binge-watching… quels seront nos prochains excès ?

On parle beaucoup dans les médias du binge-drinking et du binge-watching. Lady Dylan tente de deviner les prochaines compulsions qui feront la Une.

Binge-drinking, binge-watching… quels seront nos prochains excès ?

Le phénomène du « binge-watching » (s’enfiler à la chaîne plusieurs épisodes de série et de préférence une saison entière en moins de trois jours) commence à être bien connu.

Avant lui, les médias avaient fait leurs choux gras du « binge-drinking », élégamment traduit « biture express » par nos amis québécois. Cette façon de boire de l’alcool en grande quantité en peu de temps pour un ratio cuite/verres optimal est depuis quelques années l’une des stars des émissions alarmistes sur l’état de la jeunesse.

Les expressions sur le modèle du « binge-eating » (les compulsions alimentaires) semblent illimitées. Tentons de deviner lesquelles seront bientôt des « phénomènes de société ».

Le binge-reading

Même si elle ne fait pas la Une des journaux, le binge-reading est tout de même une pratique ancienne ? pour beaucoup de jeunes elle remonte à la sortie annuelle d’un nouveau tome d’Harry Potter, que les plus braves lisaient dans la journée.

J’ai encore la sensation d’émerger de la brume en allant dîner, hébétée après des heures de lecture, traumatisée par la mort d’un personnage et le sentiment de vide après avoir fini le volume. L’immersion totale est à la fois merveilleuse et terrible.

  • Plaisir : 10/10. Laissez-moi, je ne suis pas objective.
  • Danger : 2/10. Au pire vous aurez une migraine et le sentiment d’avoir perdu un être cher.

Le binge-museum

Il faut regarder les tableaux, Docteur. Ça ne marche pas sinon.

Si vous aimez l’art mais que vous n’arrivez pas à rester une heure devant une œuvre pour en découvrir les moindres détails, vous pourriez pratiquer le « binge-museum », qui consiste à parcourir un ou plusieurs musée très rapidement ? en regardant autour de soi, tout de même.

Cette pratique pourrait aussi s’appeler « technique du touriste pressé qui veut voir tous les musées de la ville pendant le week-end ».

  • Plaisir : Entre 5 et 8/10, selon si vous aimez prendre votre temps.
  • Danger : 1/10. Seulement le risque de se cogner dans quelqu’un si vous regardez les oeuvres intensément en marchant très vite.

Zut, on m’a piqué mon idée.

Binge-theater

Cf le Festival d’Avignon.

Binge-tanning

Vous savez qui sont les précurseurs du « binge-tanning » (que les Québécois traduiraient immédiatement par « bronzage express ») : ils sont en plein soleil de 11 à 17h et affichent une teinte orangée dès les premiers rayons. Sans crème solaire bien sûr.

Si votre foie vous en veut pour le binge drinking, c’est votre peau qui vous reprochera le binge-tanning. Et peut-être aussi votre dermatologue.

  • Plaisir : Variable selon votre amour de la chaleur et votre patience pour lézarder en maillot de bain.
  • Danger : 7/10 (11/10 si vous êtes rou-x-sse)

Binge-sex

Vous l’avez peut-être expérimenté en retrouvant votre partenaire après une longue absence, ou juste parce que vous en aviez très envie. Le « binge-sex » pourrait être cette journée que vous passez au lit, sans vraiment décoller vos peaux l’une de l’autre.

Amusez-vous bien mais pensez à faire des pauses pour manger quand même. Ah, pas besoin de pause ? Je… ah oui d’accord, je vois. Je vous laisse.

  • Plaisir : 8/10. Si vous avez envie de sexe, bien sûr.
  • Danger : 3/10. Tant que vous êtes avec un-e partenaire safe ou que vous vous protégez, vous risquez surtout les irritations et les courbatures. C’est de la bonne fatigue, dirait ma grand-mère.

Binge-studying

« Sacrebleu, les partiels approchent ! »

Du temps de mon père, on appelait ça le bachotage, mais je ne serais pas étonnée de voir un reportage sur ce sujet dans la prochaine émission « Les dangers qui guettent nos jeunes ».

Particulièrement actuel en cette période d’examens, le binge studying consiste à apprendre cinquante pages de cours en environ dix jours, après avoir procrastiné pendant tout le semestre. Bon courage, on ne vous oublie pas.

  • Plaisir : -2/10. Pour le bonheur d’apprendre ce n’est ni la bonne méthode ni le bon moment.
  • Danger : 5/10. Les risques vont de l’oubli rapide au burn-out. « Le travail c’est la santé » disait Henri Salvador, « rien faire c’est la conserver »

Tout cela collerait parfaitement à notre génération assoiffée de vitesse et collée à son smartphone. Je crois que je tiens un dossier spécial. Je vous dis à bientôt, quand je passerai dans Zone Interdite.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Freehug
    Freehug, Le 17 juin 2014 à 1h50

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    50 pages en 10 jours? Si seulement...
    C'est ce que j'allais dire... Pour passer l'ENS c'était plutôt 500 pages en 5 jours, sans exagérer...:gonk:
    Mais tellement! Tout en sachant que tu l'aurais pas, mais on bachotait quand même comme des fous furieux

    Et le binge reading XD Je planquais des bouquins dans tous les recoins de ma chambre, dans mon sac de cours (et la scoliose! L'article ne la mentionne pas!), sous mes habits pour le cours d'EPS (véridique).

    Maintenant je pratique toujours le binge-reading, le binge-watching, le binge-stage où je finis toujours mes articles la veille du bouclage (coucou la rédac!), le binge-studying avant les partiels...

    La vie quoi :unicorn:
    C'est exactement ça ! Enfin je croiss les doigts pour être sous-admissible... Au moins, si c'est le cas, tout ce binge-studying n'aura pas été totalement inutile ! Surprise dans 15 jours.

    Ahahah en EPS ! Je n'y aurais pas pensé ! Perso je choisissais le train plutôt que de prendre la voiture pour rentrer chez mes parents le weekend: impossible de lire en conduisant...
    Je l'ai pas eu à l'époque, et j'ai "fini" en fac de lettres, le summum de l'échec pour les profs de prépa. Ils préfèrent que tu ailles dans une école de commerce de seconde zone, qui elle "compte dans les stats de réussite", qu'à Dauphine. Cimer.

    Ouais jusqu'à la fin du collège j'étais une tête à claques, je refusais de faire les exercices en cours, j'écoutais pas, je m'asseyais au bord du terrain en sport pour lire, je simulais des maladies... Je me souviens être tombée exprès en arrière pour que le choc à la tête me laisse me reposer à l'infirmerie. Ca rendait mes parents fous XD

    Courage pour les résultats! Sous-A c'est vachement bien aussi, après tu peux être prise à Cachan si tu as un bon dossier
    En effet tu étais un vrai petit monstre !

    Bon alors, je voulais te dire que j'ai "réussi", je suis sous-a ! A 12pts de l'admissibilité ! Mais ça me va, ma petite vengeance sur la mention TB que je n'ai pas eu au bac !
    Du coup je vais "finir" en Lettres Modernes l'année pro, f*** les statistiques si c'est pour partir dans une école pour laquelle je n'ai aucun intérêt... Et puis la flemme de recommencer une khâgne surtout qu'à la base je n'ai jamais voulu l'ENS. Cela dit mes profs ne me lâchent pas et me tannent pour cuber...
    Mais voilà en tout cas je suis contente, j'ai eu ce que je voulais !
    Bravo! Si tu es sous-A tu seras prise dans n'importe quelle fac, tu as le choix! En plus les oraux sont très difficiles. Tu fais bien de choisir ce qui te plaît, plus on avance dans les études, plus c'est dur de suivre des matières qu'on déteste, j'en sais quelque chose. Du coup pas la peine d'aller avaler de la compta et du marketing en école si tu n'aime pas ça. Enfin, si tu cubes, fais-le en sachant précisément quel est ton objectif et pas dans le même lycée, tous mes copains qui ont cubé sous la pression des profs ont perdu une année, un est même tombé en dépression. Les seuls qui ont réussi, c'est parce qu'ils en voulaient et étaient super motivés pour l'ENS. Allez, courage!

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