Le Big Design Market de Melbourne — Carte postale d’Australie

Le Big Design Market de Melbourne, c'était début décembre et Adrien y était ! Voici sa petite immersion au sein de la grande messe australienne du design.

Je passe vraiment un dro?le d’hiver. Au lieu de me re?jouir de voir le froid revenir, les jupes se rallonger et les bottes grimper le long des gambettes frileuses (on vous aime, mesdmoiZelles de France et de Navarre, encore plus quand le mercure descend dans les rues), je suis en train de profiter de l’e?te? de l’autre co?te? du globe.

Enfin, « e?te? »… n’exage?rons rien : je ne suis qu’a? Melbourne apre?s tout. Le principal attrait de cette ville, ce n’est certainement pas son climat, mais sa capacite? a? vous surprendre en permanence. Il suffit de sortir de chez soi, de faire quelques pas, et hop, une nouvelle surprise vous attend au coin de la rue !

Aujourd’hui c’e?tait une grosse surprise, camoufle?e dans un immense ba?timent victorien a? l’allure des plus classiques : le Big Design Market. Organise?e tous les ans le premier week-end de de?cembre, cette immense foire (imaginez la Foire de Paris copulant avec un board Pinterest ge?ant) permet a? toutes les Australiennes de venir claquer leur compte e?pargne en cadeaux de Noe?l, surtout pour elles, et de faire le plein de mate?riaux divers que Zooey Deschanel ne s’imaginerait me?me pas dans ses re?ves les plus torrides. Petit aperc?u.

Ce genre d’e?ve?nement aurait pu se de?rouler dans un vieux hangar pourri que c?’aurait de?ja? e?te? tre?s sympa, mais avouons que les locaux en jettent pas mal.

Bon, de?ja?, l’endroit est grand. Pas immense, mais suffisamment dense pour tourner de l’œil comme un diabe?tique en plein exce?s de glucose. On peut y distinguer trois cate?gories de stands : les noms reconnus (Bailey Nelson, Emily Green, Nanoblock…), les artisans locaux venus des quatre coins du pays, et enfin les locaux hardcore qui habituellement se contentent de vendre leurs cre?ations au bord de la plage a? St Kilda (sans aucun doute les plus nombreux ici, je n’imaginais pas que la ville puisse accueillir autant de cre?ateurs, mais plus rien ne m’e?tonne a? ce sujet).

En termes de repre?sentation globale, c’est pluto?t fide?le a? l’image de Melbourne, une ville dont la principale identite? s’est forge?e par l’assimilation de centaines de sources d’inspiration a? travers le monde. Cela donne un cachet particulier a? l’endroit, particulie?rement foutraque, que j’adore personnellement. Force?ment, le Big Design Market n’e?chappe pas a? cette re?gle : en l’absence de hie?rarchie particulie?re, les bouddhas en laiton co?toient les peluches DIY faites de bric et de broc, et les lunettes de designer sont vendues a? co?te? de cartes de vœux rockabilly-trash. Tant mieux !

De haut en bas, de gauche a? droite : les pochettes en mate?riaux recycle?s de Cottage Industry, le design quirky-weirdo inspire? des tattoos traditionnels de Jubly-Umph, des lampes d’inspiration rétro et vintage par Retro Print Revival, la maroquinerie ve?ge?tale Marvellous

??????Heureusement pour moi (ou pluto?t mon compte en banque), je sais me montrer voyageur raisonnable : je n’ai ni les finances, ni l’espace ne?cessaire pour me permettre de rentrer avec ne serait-ce que la moitie? de tout ce que j’ai pu voir au Big Design Market.

Ce qui tombe mal, c’est que c’est ouvert pendant trois jours ; ma volonte? de fer risque alors de se briser en mille morceaux face a? ce portefeuille Pac-Man en vinyle, ou peut-e?tre simplement cette lampe de chevet en ardoise, mais je ne craquerai certainement pas pour cette valise soundblaster ! C’est vrai apre?s tout, qui a besoin d’une enceinte de 450Watts en de?placement ? Fuck it, je me restreindrai à une nouvelle paire de lunettes…

Emily Green, designer de Melbourne, a aussi des paires de Richelieu totalement kick-ass dans sa manche, mais n’a malheureusement pas voulu que je les prenne en photo quand elle a capte? que j’e?tais franc?ais. Au milieu, les fripes et accessoires de chez Only Midge + Attic arborent des motifs bariole?s dans des coupes modernes et manifestement tre?s confortables. Il y a des fois ou? je vous envie, les filles… Son Valise re?cupe?re de vieilles valises pour en faire des enceintes qui balancent la sauce avec style !

?????

Pour en revenir a? ce que je disais au de?but, ici-bas c’est le de?but de l’e?te?, donc force?ment on se la?che au niveau des motifs, des textures et des couleurs (les Australiens ne sont pas de?ja? pas re?pute?s pour leur sobrie?te? en temps normal, mais la? c’est carnaval).

Ici, les traditionnelles couleurs de Noe?l sont re?serve?es aux sapins dispose?s dans les rues de la ville ; les foyers n’ont de toute fac?on ge?ne?ralement pas d’arbre personnel a? de?corer, ce qui permet de laisser libre cours a? son inspiration afin d’habiller le reste de la maison. Un Noe?l en rose fuchsia et jaune pastel, c?a va e?tre une premie?re inte?ressante je le sens.

Coussin Martinich & Carran, flacons Porcelain Bear, tabouret Zaishu, coussin et couette Kip & Co

???????

Et e?videmment, comme Noe?l est aussi la fe?te des enfants, le marche? met e?norme?ment l’accent sur les marmots, afin de commencer au plus to?t a? jouer a? la poupe?e Barbie avec son nourrisson (de?s 9 mois en l’occurrence).

Bien des jeunes mamans australiennes sont comple?tement gagas de leurs bambins ; beaucoup de designers l’ont bien compris et se sont rapidement engouffre?s dans la bre?che, a? tel point que les moins de 8 ans ont leur propre marche? !

En haut, crochet et monstres de patchwork chez Otto & Spike. Quand les designers de Skulk of Foxes ne sont pas occupe?s a? cre?er de superbes coques iPhone et de l’argenterie d’inspiration animale, ils confectionnent des poupe?es pour leurs enfants. En bas a? droite, la tente Such Great Heights se transforme en portant a? ve?tements pour les grandes gamines.

???????C’est avec des rotules explose?es et une wishlist pleine a? craquer que la journe?e s’ache?ve. J’ai re?ussi a? me contenir et à ne rien acheter, mais demain est un autre jour… Si je reste dubitatif face au sens stylistique de certaines Australiennes (les Franc?aises restent les filles les plus classes du monde à mes yeux), il ne fait nul doute que leur cre?ativite? est over 9000.

En fait, toutes celles que j’ai croise?es avaient un hobby particulier : macrame?, couture, scrapbooking, ferronnerie… Tout cela contribue a? faire de la culture australienne (et melbournienne en particulier) un joyeux bordel ou? les univers, les styles et les formes s’entrechoquent. On pourrait craindre l’overdose, mais e?trangement le tout reste tre?s mai?trise?.

La culture du foyer est aussi pre?dominante ici. Les gens tiennent e?norme?ment a? leur chez-eux, et cela se ressent dans les inte?rieurs personnalise?s a? outrance, spe?cifiques aux quartiers et aux classes sociales (les deux sont intimement lie?s a? Melbourne). Vu les prix cependant, je ne rentrerai certainement pas la valise pleine (me?me si ce n’est pas l’envie qui manque), mais au moins avec une bonne poigne?e d’ide?es en te?te.

Non mais se?rieusement, je crois qu’il faut que j’y retourne pour m’acheter un truc. Juste un, apre?s j’arre?te…

En bonus, comme je suis un mec cool, je vous balance plein de photos histoire de vous gaver les yeux. Pour retrouver la liste des designers exposants (et pleurer car la majorite? d’entre eux ne sortira jamais des frontie?res australiennes), c’est par ici !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Moh
    Moh, Le 23 décembre 2013 à 19h19

    mymy;4523735
    moh;4523718
    Le lien à la fin de l'article ne marche pas :'(
    C'est corrigé, merci ! :fleur:
    Hurray \o/ allez, allons nous abimer les rétines d'envie...

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