Berlin #2 – Bouffe de rue

Si, comme moi, vous êtes de vrais estomacs sur pattes, vous en conviendrez : voyager n’est pas voyager si l’on n’en profite pas pour se remplir la panse de curiosités locales ! Depuis que je suis à Berlin, chaque repas est une occasion de m’adonner à des découvertes culinaires allemandes. Et par « découvertes culinaires », je […]

Berlin #2 – Bouffe de rue

Si, comme moi, vous êtes de vrais estomacs sur pattes, vous en conviendrez : voyager n’est pas voyager si l’on n’en profite pas pour se remplir la panse de curiosités locales !

Depuis que je suis à Berlin, chaque repas est une occasion de m’adonner à des découvertes culinaires allemandes. Et par « découvertes culinaires », je n’entends pas « plats que l’on trouve sur les cartes des grands restaurants étoilés ». Parce qu’il me semble que la gastronomie d’un pays, c’est aussi la bouffe de la rue, et ce que les étudiants fauchés se fourrent dans le bide. Reportage.

LA CURRYWURST

Le grand classique. À prononcer « courivourste » (le « [u] » se prononce « [ou] » en allemand). Il s’agit, comme son nom l’indique, d’une saucisse au curry. C’est une spécialité berlinoise, même si elle se trouve bien entendu sur le territoire allemand tout entier. Elle est servie coupée en petits morceaux, arrosée de ketchup, de sauce tomate ou de sauce Worcestershire, le tout avec de la poudre de curry. Et bien sûr : une bonne currywurst s’accompagne toujours d’une portion de frites… et de sa petite fourchette en plastique pour déguster le tout, sans s’en mettre partout ! Notez que tous les Berlinois s’accordent à dire que la meilleure de la ville se trouve chez Curry36 – d’où la systématique grosse file d’attente en face. Au fait, si vous aviez manqué ma recette de la currywurst maison, c’est par ici !

LA BRATWURST

En gros, une très longue saucisse grillée et enrobée d’un espèce de filament (dit comme ça, ça a l’air dégueu, mais en fait non) plutôt savoureux. Ne me posez pas la question du nombre de calories que contient cette merde – en général, personne n’a envie de savoir : l’odeur qui émane des plaques de grill portées par ces petits marchants ambulants est de toute façon trop irrésistible pour essayer de se raisonner. Ah, et sinon : la première fois qu’on mange une bratwurst dans la rue, on se sent toujours un peu débile à croquer maladroitement dans cette saucisse qui dépasse de part et d’autre de son brötchen. Mais on y prend vite goût : sur Alexanderplatz, vous ne serez jamais le seul à vous balader avec votre saucisse géante et son pain, qui, admettons-le, est surtout un prétexte pour pouvoir tenir la saucisse sans se salir les mains.

LE NÜRNBURGER DE CHEZ MC DONALD’S

Ma grande surprise du mois. Ce jour où je me suis décidée à arrêter d’aller systématiquement au Burger King, j’ai voulu retourner au Mc Do pour me faire un petit fast-food qui plâtre, à l’ancienne. Moi qui m’attendais à trouver sensiblement la même carte que dans un Mc Donald’s français, je me suis en fait trouvée nez-à-nez avec une grande pancarte me vendant les mérites du Nürnburger. Il s’agit d’un burger de mini-wurst, avec de la moutarde à l’intérieur. En gros : le plaisir d’une bratwurst mêlée à celui d’un bon burger ! Est-ce que j’ai aimé ? Oui, mais j’étais pleine de bière et affamée. J’essayerai d’y retourner un midi, histoire de vraiment voir si ce truc n’était pas en fait hyper dégueulasse.

LES BOX DE NOUILLES ASIATIQUES

Mezzo di Pasta mis à part (mais ça compte pas, c’est italien), j’ai toujours cru que les box de nouilles asiatiques, au même titre que les couloirs de casiers au lycée, étaient réservés aux séries américaines. Que nenni, je viens de trouver à 2 pas de mon chez moi berlinois un moyen de me nourrir pour moins de 3 euros. Encore moins cher que chez un traiteur chinois à Paris ! La chaîne qui propose ces petits boîtes s’appelle « China Box », et même les asiatiques y vont (et croyez moi, si même eux s’y retrouvent, c’est que c’est un gage de confiance).

LE GOÛTER AU CAFÉ

Un énième exemple que Paris est vraiment la ville de l’enculade : à Berlin, on peut prendre son goûter (ou petit-déjeuner) pour moins de 7 euros, hourra ! Et par petit-déjeuner, je n’entends pas « café jus de chaussette » et tartines basiques, non non non : du gâteau fait maison (käsetorte en tête de gondole : il s’agit d’un gâteau au fromage dont tous les Allemands raffolent) et une grande boisson faite avec tout l’amour du monde. Pour faire mon macchiato praliné, la serveuse a d’abord consciencieusement fait battre le lait, puis rajouté la mousse de praliné, puis une légère dose de café de brasserie. En gros, une ambiance hyper cuisine de ta grand-mère aimante feat. le savoir faire de ces rigoureux d’Allemands. Je valide.

LA PORTION DE DEMI-POULET ET FRITES

Je n’ai toujours pas réussi à résoudre l’énigme du si bas prix de cette barquette : pourquoi seulement 3 euros ? Les rôtisseries de Kreuzberg sont nombreuses à proposer un demi-poulet, accompagné de frites. Le poulet est hyper bon (autant que ceux du marché le dimanche), et quand le gros monsieur dans son tablier blanc empoigne un gros couteau pour diviser en deux le poulet encore chaud, puis qu’il attrape sa louche pour me déverser des frites dans le compartiment de la barquette prévu à cet effet, comment vous dire… mon coeur bat la chamade et j’aime la vie comme des amants au premier jour.

LES SPÄTZLE

Les spätzle sont typiquement le genre de choses qui me fait aimer l’Europe et ses richesses transfrontalières. En effet, le plat est à la fois typique de l’Allemagne du Sud, de l’Italie germanophone, de l’Autriche de l’ouest, de l’Alsace, de la Hongrie et de la Suisse (oui oui, je sais que la Suisse ne fait pas partie de l’U.E). En gros, il s’agit d’une sorte de pâte à base de farine, d’oeufs, d’eau et de sel. Je ne sais pas trop comment vous décrire la chose : la consistance est assez molle (plus molle que celle des gnocchis), peut-être un chouilla élastique, un peu pâteàmodeler-esque. Un délice. Il y a autant de spätzle différent que d’associations possibles. La première fois que j’en ai mangé, elles était assaisonnées à la crème et au jambon. Classique. La dernière fois, avec une sauce au chocolat-chili. Orgasmique.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • BananaPancakes
    BananaPancakes, Le 14 juillet 2014 à 15h53

    lotakida;4374907
    Cette ville c'est trop cool,tu peux bouffer à n'importe quel heure et pour pas cher:unicorn:
    C'est dans tout l'Allemagne qu'on peut bouffer à n'importe quelle heure et pour pas cher ;) Bon ok peut être que c'est encore moins cher à Berlin je ne sais pas, je ne suis allée qu'en Bavière...

    Pour l'heure les allemands peuvent bouffer une saucisse/choucroute à 16h si ils ont faim, c'est assez impressionnant :d
    D'ailleurs ils sont dégoûtés quand ils viennent en France et qu'ils voient les restaus fermés l'après midi ! Lol lol

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