KarlaComa vit un amour paisible avec son compagnon. Un seul nuage obscurcit leur ciel, mais il est énorme : les parents de son mec ne l’acceptent pas du tout…
J’ai écrit ce texte il y a six mois. Six mois qu’il me trotte dans la tête et qu’il est enregistré dans mon ordinateur. Six mois que je me bats, et que j’ai envie d’en parler.
En bonne fan de littérature, j’ai toujours rêvé de vivre une relation « comme dans les livres ». Seulement, moi je fantasmais plus sur le côté « histoire d’amour merveilleuse et romantique » que sur le trip « tragique et absurde »… Et même si j’adule ce bon vieux Willy Shakespeare, je me voyais dans une production avec fin heureuse, plus Songe d’une Nuit d’Été que Roméo et Juliette.
Comme dans l’histoire originale, tout commence dans un bal. Eh ouais, la classe : j’ai rencontré mon cher et tendre au bal de gala de la fac de ma meilleure amie. Il est beau, intelligent, il sent bon, on aime tous les deux le champagne et les samouraïs, et très vite, je suis amoureuse. Ça tombe bien, lui aussi. Alors moi, très vite, mais pas trop, j’ai envie qu’il rencontre ma famille, et vice-versa.
J’avise un prétexte fallacieux, et le traîne dans ma Bourgogne natale pour lui présenter mes chers parents. Nous sommes ensemble depuis un peu plus de trois mois, je n’attends pas qu’il me présente sa famille un peu traditionnelle, cambodgienne alors que je ne le suis pas. J’arrête tout de suite celles et ceux qui crieront au racisme ou autre cliché : ces mots sortent de sa bouche. Sa famille, très versée dans le respect des traditions, de l’honneur de la famille et tout et tout, ne veut pas voir déambuler plein de nanas chez eux, il faut être sûr de la fille qu’on va présenter. Ils considèrent d’ailleurs qu’à l’âge qu’il a (24 ans à l’époque), il devrait songer à s’installer et fonder une famille. Je comprends tout à fait cette position, je n’insiste d’ailleurs pas, juste quelques piques ci et là, assez innocentes somme toute.
Alors quand, il y a six mois ou plus, il me propose de venir dîner chez ses parents, j’accepte avec plaisir. Nous sommes désormais ensemble depuis 6 mois, et pour nous deux ça veut déjà dire beaucoup. À l’heure dite, j’arrive avec mon bouquet de pivoines dans les mains, mes manières en avant, et un tigre du Bengale dans la gorge tellement je suis intimidée. Je n’arrive pas à manger, je suis trop stressée, l’ambiance est un peu fraîche, mais globalement tout à l’air de bien se passer, d’après mon Jules.
Si j’avais su, mes ami-e-s, si j’avais su, je me serais passée d’apporter des fleurs. Quelques jours plus tard, il rentre de chez ses parents en trombe, l’air énervé, en marmottant dans sa non-barbe. Je suis plutôt étonnée, il est parti il y a quelques minutes. Après un interrogatoire dont mon cher Sherlock serait plutôt fier, à base de chantage et autres bisous dans le cou, je lui tire délicatement les vers du nez. Mais j’ai beau être la plus délicate du monde, aucune douceur ne m’aurait préparée à la bombe qui me tombe dessus. En fait, il s’avère que ses parents ne m’aiment pas (bon ça, je m’y étais plutôt préparée, c’est mon côté « personne ne m’aime »). Pas parce je suis caucasienne, ou parce que je ne suis pas bien élevée, ou parce que je fais des études en sciences politiques. Non, ils me rejettent parce que je ne suis pas à leur goût, physiquement parlant. Parce que son père me trouve « moche », il ne reconnaît pas notre couple et exige que son fils me quitte sur-le-champ. Parce que je suis une « erreur », notre relation en est une.
Qu’on se le dise, ma confiance en moi est très faible, depuis longtemps. Je n’aime pas mon physique, mais mon avis importe finalement peu. Qu’on n’aime pas ce à quoi je ressemble, ça arrive et ce n’est pas la première ni la dernière fois que cela arrive. Mais qu’on s’arroge le droit de me dire que je n’ai pas le droit d’aimer qui je veux, et d’en être aimée en retour, à cause d’un critère à ce point arbitraire… Ça me rend triste et ça me révolte un peu. Mon amoureux n’a pas apprécié non plus cette prise de position de son père, et cela a déclenché une petite guerre civile. Mon beau-père a toujours contrôlé la vie de ses enfants, et la leur rend parfois simplement impossible.
Ici, pas de rivalité historique : ce qui fait de nous des « star-crossed lovers », c’est ce rejet de notre couple, et les histoires que ça entraîne. Je ne veux pas que celui que j’aime soit en guerre avec sa famille à cause de nous, à cause de moi, je refuse que la colère de ses parents retombe sur sa fratrie.
Alors comme je partage avec Miss Capulet un certain goût du sacrifice et de la drama queen, je me dis que la seule solution serait d’arrêter tout. Bon, ça serait également le moyen de me passer le coeur à la moulinette, d’en faire du hachis, puis de le donner en pâture à des pingouins carnivores (ce qui me révolterait, étant végétarienne et fan absolue de pingouins). Mais au fond de moi, je sais que j’ai aucune envie de le faire, et que je ne le ferai pas, parce que je suis pas aussi stupide que Juliette Capulet.
Et depuis, pas une seule journée sans que ses parents ne l’appellent pour le convaincre de me quitter, pas une journée ne passe sans que les cris ne résonnent. Et moi, je reste assise au milieu de tout ça, à voir une famille se déchirer et être malheureuse, parce que j’ai fait le choix d’être heureuse. Ça me révolte, ça me fait mal.
J’ai mal d’être discriminée, à cause de mon physique qu’on juge disgracieux, j’ai mal de me sentir responsable des pleurs de celui que j’aime. J’ai mal d’avoir dû devoir faire semblant d’être séparée de mon amoureux pour qu’on puisse avoir la paix. J’aurais jamais imaginé devoir me cacher pour aimer. Et surtout, j’ai peur du futur. Peur qu’un matin, épuisé de se battre contre des moulins à vents, mon Quichotte me laisse. Peur qu’un jour, je m’en aille et me crève le coeur pour son bien.
Mais j’essaie de m’accrocher parce que je considère être la seule apte à juger de la viabilité ou non de mon couple. Mais j’avoue être constamment déstabilisée par la bêtise de l’acte, du refus que notre couple d’ados attardés, de bébés adultes, ne s’épanouisse. Alors je m’étends, je m’indigne, et surtout, je demande : « Comment est-ce qu’on réagit quand votre beau père vous trouve moche, au point de ne pas vouloir que vous soyez avec son fils ? »
Personnellement, au début j’ai un peu ri, et maintenant, j’ai plutôt tendance à pleurer devant tant de bêtise. Cette attitude de ses parents nous bloque dans tous nos projets, car nous avons tous les deux peur de ce que pourrait être leur réaction si nous vivions ensemble, si nous déménagions ensemble dans une autre ville, si nous décidions d’aller plus loin. Je me résigne un peu, à voir mon histoire d’amour s’arrêter avant le terme, parce qu’elle n’est pas approuvée. J’évente toutes les discussions sur notre avenir par un : « De toute façon, tes parents ne m’aiment pas, ça servirait à rien ». J’essaye de ne pas prononcer ces mots très durs devant lui, car si cette situation est difficile pour moi, qui suis rejetée, elle l’est encore plus pour celui que ses proches « renient ».
Voilà, je voulais juste partager ce petit bout de vie, peut-être pour rien, mais surtout parce que mettre des mots sur les choses m’a toujours aidée à y voir plus clair, et surtout à relativiser. Non il n’y a pas mort d’homme, et des choses bien plus horribles arrivent tous les jours, mais c’est sûrement la première vraie épreuve que j’ai à affronter dans une vie de couple, un obstacle extérieur à mon caractère de chien, et ça me paraît parfois un petit mont Everest à escalader pour moi, qui suis si petite…








Le 10 février 2013 à 10:54
Bon alors, a mon tour d'ajouter mon petit grain de sel dans cette discussion. Un melange de deux culture, n'est jamais chose aisé, surtout quand l'une des familles ce trouve être assez traditionnel.Je l'ai vécu, (moi française lui sénégalais) lorsque j'habitais au Sénégal. Il s'avère que sa famille à gagner, ou plutot que moi j'ai baisser les bras en voyant l'impossibilité de pouvoir négocier un minimum pour gagner petit à petit du terrain…
Nous voila quelques mois plus tard, de retour en france… Je me suis reconstruite, et je forme un nouveau couple. La aussi on retrouve la notion de présenter une seul et unique fille… Et je le conçoit très bien. Mais mon expérience avec mon ex ma apprise une leçon… Si demain, lors d'une présentation à la belle famille, le feeling ne passe pas, et que je vois que l'amoureux ne peut s'imposer devant sa famille, je laisserais le champs libre. Car d'après moi, cela ne vaudra que des mois et des mois de torture pour au final s’apercevoir que l'on ne peut rien faire…..
CEPENDANT, j'espere que vous trouverez une solution qui aille dans le sens du bonheur….
Le 10 février 2013 à 11:57
Cette histoire est très triste. Le plus dur, c'est qu'elle te touche directement, c'est ton "physique" qui ne "va pas". Déjà d'une, je trouve ça déplacé de juger le physique de sa belle-fille! Jamais mes parents ne m'ont parlé de la tête de mon mec. Cela ne les regarde pas, et ce n'est pas leur rôle!Ensuite, je connais très bien la difficulté des relations avec les beaux parents. J'ai 20 ans de moins que mon copain, ses parents ont l'âge de mes grands parents. Sa mère est persuadée que je vais tromper son fils avec un gars plus jeune. Elle le dit à mon copain souvent, devant moi, comme si je n'existais pas. Au bout de 5 ans, elle ne connait toujours pas mon prénom. La dernière fois, j'ai failli pleurer devant tout le monde car j'ai annoncé que j'avais un CDI : "Ah bah oui, tu ne croyais pas te la couler douce toute ta vie?". Pour info, je suis en doctorat et je cumule des fois 2 ou3 jobs!
Malheureusement, il faut grandement mettre de côté tout ça : comme toutes les demoiselles avant moi l'ont dit : tu vas vivre avec ton homme, pas ses parents. Ils t'ont touché là où ça fait le plus mal (sur le physique, non mais!), mais tu t'en fous s'ils te trouvent moches! Ce qui compte, c'est ce qui se passe entre ton mec et toi!
Courage!
Le 10 février 2013 à 13:04
outre ta phrase sur le racisme(genre quand on est étrangère on ne peut pas l'etre? mouais),je te trouve un peu dure avev le chéri de la demoiselle.
Imagine le tiraillement qu'il subit. Couper les ponts avec sa famille n'est pas une chose aisée, et devoir choisir est deja un Enfer en soi, ça signifie pas que le mec est une loque, ça prouve juste que les rapports humains sont complexes.
Non je te confirme, antiraciste jusqu'au bout des ongles. Enfin, ce n'est pas le sujet.
Je n'ai pas dit que le copain est un loque, mais qu'en l’occurrence la balle est dans son camp, qu'il doit clarifier sa position, et protéger son amie des médisances, dussent-elles venir de sa famille. Parce que personne n'a envie de faire sa vie avec quelqu'un qui n'a pas été capable, ou pas voulu le faire. Le respect, la confiance, l'estime, sont le ciment du couple. Voilà tout
Le 10 février 2013 à 13:30
Si tu savais à quel point je te comprends…Comme beaucoup je pense que l’excuse de ton physique est uneexcuse fausse & ridicule ! Et puis qu’est ce que ça peut bien leur faire si tu ne corresponds pas à leurs goûts, a leurs critères physique à eux (car oui la beauté ce n’est bien que des critères individuels à chacun), si ton chéri t’aime comme ça c’est bien le plus important. Alors reprends confiance en toi, ne te laisse pas détruire ou rabaisser par ces gens qui ne cherchent qu’à t’atteindre, te blesser et justement te dévaloriser pour que tu ne te sentes pas digne de leur fils et fragiliser votre couple.
Si je ne te comprends que trop bien c’est également parceque moi aussi les parents de mon copain ne peuvent pas me voir. Moi aussi on me reproche des tas de choses complètement ubuesque, mais moi je ne me suis jamais laissée atteindre par eux (carapace que la vie m’a forgé mais dans des cas pareils, ça sert !). Pour te prouver à quel point les reproches de ce type de personnes est ridicule est que dans mon cas c’est que je suis trop sophistiquée pour leur fils ! Tu vois que dans ce type d’excuse bidon tout est bon à prendre (à noter que pour sa copine précédente c’était l’inverse elle n’était pas assez bien). Celle qui en a contre moi est sa mère et je le sais très bien elle me regarde toujours de travers (une fois en plein été en petite robe durant un barbecue avec nos amis mais chez eux elle m’a scanné des pieds à la tête comme si j’avais été une demoiselle professionnelle des rues) et arrive à me reprocher les choses les plus ridicules (une fois je suis venue les aider à préparer une fête d’anniversaire dans une salle, au cas où j’avais amené quelques petites choses utiles type ciseau, scotch & Co et pour les nappes en papier elle à quand même réussi à me dire que mes ciseaux coupaient trop droits !, elle lui reproche aussi de très bien s’entendre avec ma mère et mon beau-père et cela n’est que quelques exemples.Maintenant je n’ai même plus le droit (ou plutôt plus « l’honneur ») de faire réparer mes chaussures dans leurs boutiques (ils sont cordonniers, et alors que c’est la seule cordonnerie de ma petite ville et que je venais chez eux bien avant que je ne me mette en couple avec leurs fils).
Moi aussi ils font une pression monstre pour que mon copainme quitte (ils ont même montés son petit frère de 12 ans contre moi !) et moi aussi je pense que cela pourrait mettre fin à mon histoire bien plus tôt que prévu, c’est d’ailleurs un gros sujet de tension entre mon copain et moi.
Alors ce que j’ai à te dire c’est ne lâche pas, tu as ledroit d’aimer qui tu veux et ton copaint’aime aussi, a lors si ils ne sont pas capables de vouloir le bien & le bonheur de leur fils et bien c’est qu’ilsne doivent pas respecter & aimer beaucoup leur enfant. Et si tu as besoin de discuter, ce sera avec plaisir
Et PS : dsl pour le pavé !
Le 10 février 2013 à 22:52
en effet ce sont les piliers d'un couple, mais la situation est hyper délicate, sa famille d'une part, sa copine de l'autre, c'est pas facile du tout de faire un choix. Disons que pour nous, vu de l'extérieur ça parait evident, mais pour le jeune homme en question il se met à dos soit sa famille, soit sa copine, dur, dur dur, je trouve qu'il est aisé de juger sans connaitre les antécédents familiaux par exemple(je dis ça sans aucune hostilité, je précise)
Puis son couple est récent visiblement(chaud de présenter sa copine si tot, si en plus on sait sa famille traditionnelle d'ailleurs)
Le 10 février 2013 à 23:18
Non bien sûr il ne s'agit pas de porter des jugements à l'emporte pièce je suis d'accord mais malheureusement parfois il est des cas où à trop essayer de ménager la chèvre et le chou, on laisse la situation pourrir encore et encore et tous deux vont aller droit dans l'impasse. Si effectivement ce garçon ne conçoit pas sa vie coupé de sa famille, et que la famille n'accepte pas du tout sa compagne, je ne vois pas comment cela pourrait être conciliable. S'ils font un pas, encore… S'il tape du poing sur la table, et qu'ils font un peu machine arrière, aussi… Enfin, espérons que tout cela s'arrange, mais je sais que personnellement, je ne pourrais pas supporter ces humiliations répétées et ces mauvaises ondes.
Amicalement
Le 11 février 2013 à 15:37
Je suis d'ordinaire partisane des solutions coups de poing, mais je pense au contraire que laisser couler est préférable.Ne pas aller aux réunions de famille, ne pas s'imposer.
Laisse couler. Ne pas être prise de tête, ne pas faire dans l'égocentrisme en voulant être rassurée. C'est lui qui vit les moments les plus il me semble.
Fais de sorte que ton chéri passe de bons moments avec toi. Il ne s'en sentira mieux vu ce que sa famille doit lui faire vivre.
Don't worry, be happy.
Just be cool
Le 19 février 2013 à 16:49
Nouvellementinscrite sur le site Madmoizelle, je ne pouvais pas lire l’article sans laisser un "petit" commentaire, parce qu’il m’a vraiment touché et rappelé mes vieux souvenirs.Selon le caractèredes parents, ça peut varier. Je dis ça, parce que mes parents sont cambodgiens et c’est vrai que ce n’est jamais évident de parler d’amour avec eux. Souvent, ils n’en font qu’à leur tête. Le seul conseil que je peux te donner, c’est de laisser faire le temps, si vous êtes vraiment bien ensemble, ne gâchez pas votre amour. Et d’un autre côté, faudrait-il peut-être se faire plus discrète ? Ton copain ne devrait également pas se détacher de sa famille, surtout que c’est difficile de montrer un peu d’affection envers sa famille, quand on est cambodgien (je ne sais pas comment ça se passe chez lui, mais moi j’ai du mal).
Etant l’aînée d’unefamille cambodgienne, mes parents ne reposaient leurs espoirs que sur moi et veulent que je sois un modèle pour mes cadets : finir ses études avec succès, diplômes, travail, etc. Ils m’ont mis en garde de ne pas avoir de petit copain tant que mes études ne seraient pas terminées (car cela pourrait perturber dans mes choix d’orientation, disent-ils).
J’ai eu monpremier copain en deuxième année de fac et il m’a fallu un an pour le présenter à mon père. On se cachait souvent quand lorsqu’on voulait manger ensemble ou je mentais à mon père en disant que c’était un camarade de classe qui venait me chercher en voiture etc. Un an de culpabilité et de mensonges, j’ai attendu d’avoir mon diplôme de Licence pour tout balancer à mon père et le présenter. Au début, il avait trop mal pris, il aurait préféré que je sorte avec une personne de la même culture ou même attendre un peu que je sois un peu plus âgée (oh non pitié). Mon père se montrait toujours froid envers lui et me disait que je devais faire attention aux hommes. Parallèlement, je m’entendais très bien avec ses parents, bien qu’ils étaient un peu sceptiques en me rencontrant.
Mais au fil dutemps, voyant que tout se passait bien avec lui, mon père a fini par accepter mon copain et notre couple. Après 4 ans de relation avec mon premier copain, nous sommes séparés, pour des raisons professionnelles. Récemment, mon père m’a révélé avec surprise qu’il regrettait le temps où je sortais encore avec lui :-).
Ne te laisse pasabattre à cause de l’argument que le père de ton chéri t’a donné. Qui sait, un jour, il ouvrira ses yeux et verra que tu es une personne avec un gros cœur. Courage à vous deux!
Le 26 mars 2013 à 12:34
Il n'y a peut-être pas "mort d'homme" comme tu dis, mais il peut y avoir mort de coeur ! Et c'est pire !Il n'y a pas que le mélange des cultures qui puisse bloquer une relation.
Je suis en couple depuis 3 ans avec l'Homme de ma vie ! Sa mère ne m'aime pas, son meilleur ami ne m'aime pas (il a même refusé d'être son témoin à notre mariage à cause de ça)
Dans notre cas, il s'agit plus de différences d'éducation. Aucun de nous deux n'est mal élévé, mais ses parents ont voulu formater des petits génies aux étagères remplies de trophées, quand les miens ont préféré que ma soeur et moi nous nous construisions notre propre culture générale, nos propres goûts …
Avec moi, Amour a découvert l'indépendance de choix et d'esprit (à 23 ans, il était temps …) et depuis je suis jugée responsable de toutes les petites erreurs de jeunesse qu'il a pu faire (rien de grave : emménager ensemble, préféré être médecin généraliste plutôt que chirurgien mondialement connu …)
J'ai eu le droit à l'indifférence, puis aux tentatives exagérées de "devenir-comme-eux", puis re à l'indifférence.
Amour, dans la crainte de voir sa famille lui en vouloir à jamais, n'a rien fait.
Résultat, à chaque fois que l'on va dans la belle-famille, j'ai le sentiment d'être le cheveux sur la soupe.
Lui aussi a pleuré, et je sais qu'avoir le sentiment d'être responsable de son malheur est quelque chose d'épouvantable.
Mais en contre-partie de tous les mots qu'il a pu entendre à notre sujet, en contre-partie du refus de son meilleur ami d'être son témoin (comment faire plus violent ?) je me suis juré de faire de lui l'Homme le plus heureux du monde !
Je me suis juré de lui offrir un avenir radieux, car le constat est difficile mais sans appel, l'avenir, ça n'est pas les parents.
L'avenir c'est le couple.
Alors ne perd pas espoir, ne lâche rien !
L'Amour c'est très resistant et imperméable aux larmes.
Si tu l'aimes, aide-le, sois sa plus grande fan.
Dans ton témoignage, j'ai l'impression que pour l'instant, vous endurez l'épreuve chacun de votre côté. Soyez un bloc, façonnez vos forces autour de cette épreuve.
Quand bien même son père te rejette pour un motif plus qu'irecevable, montrez lui que cela ricoche sur vous, que vous, vous l'acceptez tel qu'il est et que ça n'entâche pas votre amour.
C'est le plus dur, mais c'est incroyablement salutaire.
Le 30 mars 2013 à 15:23
Je suis touchée par ton témoignage car j'ai connu la même chose… Les parents de mon ex me haïssaient et ont réussi à dresser tout Nantes contre moi (je n'exagère pas, on m'en parlait sans cesse, mes amis de Paris et de Saint Malo en ont entendu parler jusqu'à chez eux), disant que j'étais une manipulatrice, le "mal incarné", ils ont voulu me traîner devant la justice pour détournement de mineur et fugue aggravée (javais 3 ans de plus que leur fils) -merci le papa avocat-, ils m'ont humiliée, détruite… Et tout ça pour quoi ? A cause d'un tout petit mensonge de rien du tout, que des personnes que je ne connais même pas ont dit sur moi au tout début, et qui m'a fait passer pour ce que je n'étais pas.J'ai tout fait, je me suis battue de toutes mes forces pendant un an, finalement, ils nous ont brisés. Nous nous aimions plus que tout, ils ont eu raison de nous en faisant vivre un véritable calvaire à leur fils, pour finir avec un dilemme terrible : "Si tu ne la quittes pas, on ne veut plus te voir, et on t'empêchera de voir tes frères et sœurs" (pour compléter le tableau tragique, il faut ajouter lesdits petits frères et sœurs en larmes à côté).
Bref. J'ai compris, avec cette histoire, à quel point la médisance et l'orgueil pouvaient briser des vies. Ils n'ont jamais voulu, une seule seconde, se remettre en question. Ils m'ont claqué la porte au nez quand j'ai voulu aller leur parler, ont vu mes lettres comme des affronts et des chefs d’œuvres de manipulation.
Je te souhaite, du fond du cœur, de tenir malgré tout cela, et que tes "beaux-parents" puissent apprendre à te connaître et à t'aimer. Tenez bon.
Mais il est difficile de construire un couple sur autant de souffrance, et de sacrifier sa famille. Ils le savent, et c'est ce qui est profondément mesquin dans ce genre d'ultimatum ou de pression. On peut faire une croix sur sa famille. Le risque, c'est que le jour où on ne s'aime plus à la folie, on transfère toute sa rancœur sur l'autre, le considérant comme la raison de la déchirure familiale.
Il faut croire aux miracles cependant, et ne pas oublier qu'on ne fait pas sa vie avec sa belle-famille, mais bien avec la personne que l'on a choisie.
Courage.