Bastien Vivès et Balak, auteurs de « Lastman » – Interview

Bastien Vivès, Balak et Mickaeël Sanlaville sont à l'origine de « Lastman », une géniale BD comme on en voit trop peu. Elsa a interviewé les premiers au Salon du Livre !

Bastien Vivès et Balak, auteurs de « Lastman » – Interview

Lastman, c’est la tuerie signée Balak, Bastien Vivès et Mickaël Sanlaville, dont vous avez sans doute déjà entendu parler. Notamment sur madmoiZelle puisque Bastien Vivès l’avait évoqué avec Fab à Angoulême.

Adrian est un petit garçon qui s’apprête à participer à un grand tournoi organisé dans sa ville. Il s’est entraîné dur toute l’année, et même s’il est jeune, il espère très fort avoir une chance de gagner. Mais quelques heures seulement avant le début des combats, le garçon qui devait combattre à ses côtés tombe malade. Et voilà que débarque Richard, un homme dont personne n’a jamais entendu parler, mais qui a l’air super balèze et qui, surtout, est à la recherche d’un partenaire…

Lastman, c’est du shônen fait par des auteurs français, qui prend le meilleur du manga et du franco-belge pour un résultat excellent. Un trait simple, beau et efficace, une mise en scène très cinématographique, et un parfait dosage d’humour, d’action, et d’intrigues qui se croisent et nous tiennent en haleine.

Pré-publié gratuitement sur Delitoon, le titre a captivé les lecteurs dès la première page. Et c’est le même plaisir que l’on prend à lire la version papier, pensée comme un objet qui va au-delà du simple livre. Des stickers qui rappelle les vignettes Panini à coller en fin d’ouvrage (et retrouver ce plaisir-madeleine de Proust en s’appliquant pour les coller parfaitement dans le petit cadre), une édition collector sous blister avec des couleurs de couvertures différentes… Et pour parfaire le tout, un making-of à hurler de rire, et bientôt, un jeu vidéo.

Bastien Vivès et Balak, l’interview

Bref, Lastman c’est très très très bien, et j’ai eu le plaisir d’interviewer Bastien Vivès et Balak au Salon du Livre.

Pouvez-vous vous présenter ?

Balak – Bonjour je m’appelle Balak, j’ai 33 ans, comme le Christ.

Bastien Vivès – Et moi Bastien Vivès, j’ai 29 ans, comme le Christ un jour.

Comment résumeriez-vous Lastman ?

Bastien Vivès – Si à douze ans on m’avait dit « Allez tu as un contrat dans une maison d’édition, tu peux faire le livre que tu veux, il sera publié », je pense que c’est ce livre-là que j’aurais fait. Peut-être pas format manga parce que quand j’étais petit je n’aimais pas les mangas, mais en tout cas c’est l’histoire que j’aurais aimé raconter.

Balak – Moi c’est exactement pareil, sauf qu’en plus à douze ans j’adorais les mangas, donc c’était exactement le bouquin que je voulais faire à cet âge-là.

Comment est née l’idée de cette série ?

Bastien Vivès – En discutant avec Balak, on voulait faire un truc un peu érotique.

Balak – Un porno.

Bastien Vivès – Et après on est allé dans un gros récit. On a commencé à écrire des personnages, à s’y attacher, à vouloir leur faire vivre des aventures. Et on s’est dit pourquoi pas le shônen ? On a vu Mickaël Sanlaville, le troisième dans l’aventure, et voilà en gros. En fait pour Lastman, on a vraiment écrit et conçu une histoire de manière à pouvoir y faire rentrer toutes nos envies. Par exemple on a envie d’aventure, de moments un peu émouvants, de drames, de tout ça.

Balak – D’histoires d’amour… ça nous permet de faire tout ça.

Et donc pas de porno au final ?

Bastien Vivès – Non il n’y aura pas de porno. Ça n’est pas évident mais il y a un truc peut-être encore mieux que le porno, c’est qu’au lieu de faire bander des vieux de quarante ans, on pourra émoustiller des gamins de douze ans, qui achèteront l’album. On verra un petit bout de sein, un petit bout de fesse, et les gamins ils seront à fond.

Balak – C’est ça que j’aimais bien dans les mangas et les BD. T’avais l’impression que c’était pour toi, mais il y avait des trucs un peu pour les grands quand même, que tu ne comprenais pas très bien.

Bastien Vivès – Carrément, moi quand j’allais en librairie j’ouvrais une BD, et en fait je regardais si le mec il savait bien dessiner ou pas. Parce que je n’achetais que les BD des gens qui savaient bien dessiner. C’était ceux qui savaient dessiner les femmes. Donc dès que les nanas étaient bien dessinées, je me disais « Ok lui il est fort en dessin », sinon je me disais qu’il n’était pas doué.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Bastien Vivès – On était ensemble aux Gobelins. Balak, je le connaissais d’avant, de Catsuka. Parce qu’on était sur Internet.

Balak – Des gros geeks sur Internet.

Bastien Vivès – Des otakus et tout ça. Et après Mickaël est aux Gobelins aussi.

Comment s’est passé votre travail sur ce titre ?

Balak – Bastien a écrit grosso modo la trame de l’histoire.

Bastien Vivès – Et ensuite on a avancé. On travaille tous les trois au même endroit, dans un studio. On balance un chapitre par semaine. On a un chapitre de vingt pages à faire par semaine. Balak fait le storyboard, et Mickaël et moi on fait le dessin.

Le titre est plein de clins d’œil, mais quelles sont les œuvres qui vous ont vraiment le plus influencé ?

BalakLe Dernier Samaritain, de Tony Scott.

Bastien Vivès – Ouais voilà. Franchement je l’ai re-maté pour la 803ème fois de toute ma vie encore aujourd’hui. C’est un chef-d’œuvre. En fait, ce qui m’influence le plus… Dans les œuvres je citerai pour ma part Calvin et Hobbes, Richard Corben, des gens comme ça. Ou même du manga. Le jeu vidéo, le cinéma aussi. C’est vraiment un mix de tout. Le problème c’est qu’on a énormément d’influences, et c’est normal, mais le plus dur c’est de ne pas tomber dans un truc de fanboy.

Balak – Du Tarantino de bas étage.

Bastien Vivès – Voilà, faire le Tarantino qu’il faisait dans Pulp Fiction et pas celui de Django.

Balak – Exactement, bien dit chéri.

Bastien Vivès – Mais la plus grosse influence pour moi ça reste Calvin et Hobbes. Le ton qu’il a, l’attachement qu’on a aux personnages… Si à un moment donné il avait fait un strip où Hobbes devait mourir, quelque chose comme ça, ça aurait été juste impensable. Tellement on aime les personnages, tellement on a envie de les voir tout le temps tous les deux. Et donc là on va essayer de travailler les personnages pour que le lecteur les aime le plus possible.

Lastman est un shônen, donc très axé sur le combat. Est-ce que vous avez effectué un travail de documentation là-dessus ?

Bastien Vivès – Non. On a toujours dessiné le mouvement vu qu’on était dans une école d’anim’.

Balak – Et après tu as copié les trucs de Street Fighter.

Bastien Vivès – Exactement. En gros, même le mode de jeu, le mode des coups vient du jeu vidéo. Là on peut citer Capcom, Street Fighter, tout ça. Même le système de match au début. Il y a quelque chose de chouette dans le jeu vidéo, c’est que il y a un côté violent et ludique en même temps. Quelque chose qui est intéressant dans Lastman, c’est que les coups sont très spectaculaires. Mais faut qu’à aucun moment on se dise « Putain il lui a quand même mis un retourné dans la gueule, le gamin ne devrait plus avoir de dents. Il a huit ans, il devrait avoir mal ». Eh bien non, on fait comprendre que c’est un peu plus l’esprit jeu vidéo.

On parle jeu vidéo. Dans Lastman, il y a toute une partie bonus avec les stickers, l’édition collector, le making-of et un jeu vidéo aussi. Est-ce que vous aviez déjà, avant de commencer la série, une envie de faire quelque chose comme ça ?

Bastien Vivès – Pas forcément. Je pense que ça s’est rajouté au fur et à mesure. En fait quand on a commencé à écrire, on s’est rendu compte qu’on allait vraiment faire un manga. Et qui dit format manga dit toute l’industrie qui va avec, tout le merchandising qui va avec. Et on a aussi pensé notre histoire à se dire « Si on doit faire un jeu vidéo, ça sera un jeu vidéo trop cool parce qu’on aura mis ça et ça, et qu’on pourra utiliser tel univers ». Pour l’instant les trucs sur lesquels on se concentre, c’est le jeu vidéo, et on va commencer à faire des spin off…

Il y aura d’autres invités ?

Bastien Vivès – On invitera sûrement un peu les potes. On va commencer petit à petit. Au fur et à mesure on va monter, faire des petits essais. Les stickers dans l’album, c’est un petit essai. C’est pour dire « Voilà on a amené un bouquin mais c’est un peu plus qu’un bouquin ».

Balak – On a des envies différentes aussi. Les stickers c’était le premier pas. Bastien a douze mille idées, il est arrivé chez l’éditeur à un moment avec plein de trucs qu’il a sortis sur le bureau en disant « Ce serait cool si on pouvait faire tout ça ».

Bastien Vivès – En fait j’ai fait une revue « Y a des pins, des portes clés, y a tels et tels gens qui font ces trucs-là ». Je suis même venu avec les figurines Hot Toys ou les Revoltech. Bon ça on les aura jamais…

Balak – Mais il faut viser les étoiles pour atterrir sur la lune.

Bastien Vivès – Un peu comme Gold, quoi.

Et à propos du manga lui-même. Il y a un univers assez vaste. Vous l’aviez construit en amont, ou cela se fait-il au fur et à mesure ?

Bastien Vivès – Les deux. C’est ça qui est bien de travailler avec Balak. Je dirige un peu l’écriture. Mickaël et Yves aussi participent à l’écriture. Parce qu’on balance des idées. Je balance les premières idées et eux rebondissent dessus en disant « Ouais il pourrait y avoir ça ». On file toute la mise en scène à Balak. Et il y a énormément de choses qui vont se crée à ce moment-là. Il y a pleins de personnages qui sont arrivés, qui ont été inventés par Yves, qui n’étaient pas du tout dans le script de départ. Et en fait ce personnage-là on va se dire « Mortel, on va le faire revenir dans un autre ». Je pense que c’est vraiment la force de la série. Le metteur en scène de bande dessinée, c’est un poste qui a été laissé pour compte. On est toujours dans « scénariste-dessinateur », mais la mise en scène c’est ultra important. Et je pense que les bonnes BD, c’est quand à un moment donné il y en a un qui fait sa propre mise en scène.

Balak – Là le truc, c’est qu’il y a une bonne réponse aussi. Quand Bastien m’a demandé de faire la mise en scène, je me demandais pourquoi, parce qu’il sait très bien le faire, c’est même ce qu’il préfère faire. Et en fait, je me suis dit, j’ai une mise en scène très différente de la sienne.

Bastien Vivès – Elle est super efficace.

Balak – Très manga, très drama, un peu extravertie. Et je me suis dit « Mais qu’est ce que ça va donner avec le dessin de Bastien ? », et il a repris cette mise en scène très premier degré.

Bastien Vivès – C’est la force des blockbusters années 80-90. Indiana Jones et tout.

Balak – Bastien, en reprenant ça, et Mickaël aussi, en mettant leur couche par dessus, en ajustant la mise en scène… Je me disais ça peut donner un truc qui ne marche pas du tout, que le greffon ne prenne pas. Et dès les premières pages, ce qui m’a soufflé c’est que ça marchait à fond.

Bastien Vivès – La mise en scène est ultra rythmée. Nous on peut pousser notre dessin. Yves il a la tête constamment dedans, parfois il est sur un chapitre et propose une bonne idée. Pour le coup, une BD comme ça, je ne vois pas comment tu peux la faire tout seul. Il faut qu’il y ait trois esprits qui se rencontrent et se complètent.

Vous avez choisi de faire un manga, avec tout ce que ça implique. Le petit format, le noir et blanc…Même le fait du faire du manga français, ce qui est déjà un risque. Surtout que les lecteurs de Bastien Vivès ne sont pas forcément des lecteurs de manga, et inversement. La série a été pré-publiée gratuitement….Est-ce que vous aimez prendre des risques ?

Bastien Vivès – Pour le coup on a exigé pas mal de choses et tout ça, mais l’éditeur a suivi. Jamais Didier (l’éditeur) ne m’a demandé de faire un Polina 2. Je me suis déjà fait refuser des choses, mais là pour le coup, il fallait qu’on tombe sur quelqu’un qui nous dise « Ok on peut le faire ». Et là, nous dans nos têtes, si quelqu’un nous laisse les portes ouvertes on se dit « Ok on va faire les dix planches du début en couleurs. On a envie de faire de la prépub gratuite parce que nous on croit au gratuit et au payant… ». De toute façon en tant qu’auteur, ce qui m’intéresse, c’est que le plus de monde possible le lise. Après gratuit, payant…C’est sûr économiquement il faut se poser la question. Mais quand on a un projet comme ça avec l’appui des éditeurs, de la presse, on peut tenter cette carte. Et si jamais ça passe, les gens se diront « Je vais tenter le gratuit ».

Balak – Un gratuit qui renforce le payant, contrairement à ce que les gens auraient tendance à croire.

Bastien Vivès – Ouais voilà. Le nerf, c’est d’arriver à faire une œuvre de qualité, et une œuvre de qualité, qu’elle soit gratuite, payante, les gens voudront la lire. C’est difficile à dire, il y a quand même pas mal d’exemples… Mais vraiment, je ne pense pas que la médiocrité, quelque chose de très mauvais, puisse cartonner. Même si tu prends des Twilight, des choses comme ça, ce sont des choses qui sont quand même bien foutues pour la cible à qui c’est proposé. Voilà, tu te dis, c’est bien foutu. Après il y a quand même des trucs qui sont très mauvais qui ont suivi…C’est compliqué. Pour ouvrir une voie, faire venir des gens, il faut une œuvre de qualité, et après on peut mettre en place des choses. Les œuvres qui cartonnent et qui ne sont pas forcément de qualité, c’est parce qu’elles surfent sur ce que des gens ont déjà ouverts avant. Mais voilà, tant qu’on sera concentrés et qu’on essaiera de faire quelque chose de qualité, ça ne me fait pas peur.

Justement, quelque chose qui revient dans les critiques, c’est que Lastman, c’est quelque chose de « nouveau ». Est-ce que vous vous êtes dit, en commençant, « On veut faire quelque chose de nouveau », ou vous vouliez juste vous faire plaisir ?

Bastien Vivès – Nan. Après, ça dépend comment les gens de la presse le vendent. On va dire « Attendez regardez c’est nouveau ! C’est comme du manga ! ». Le manga ça fait trente ans que ça existe, ça n’est pas nouveau. Après tenter une aventure comme ça en France…

Balak – En tout cas, quand on écrit l’histoire et qu’on la dessine, on ne se dit pas « On veut faire un truc nouveau, faire des trucs qui n’ont jamais été faits avant ». On veut se faire plaisir, on veut raconter l’histoire qui nous fait plaisir avant tout. Ça a l’air complètement bateau et débile de dire ça, mais c’est vraiment ça.

Bastien Vivès – Après, l’album il est marketé ou je ne sais pas quoi. La presse va dire que c’est quelque chose de nouveau, ça ne me dérange pas, tant qu’on parle du bouquin, et qu’un gamin puisse se dire « Ah bah tiens j’en ai entendu parler », il va le lire et après il jugera de sa qualité ou pas, tant mieux.

Balak, vous étiez déjà dans le manga.

Balak – Ah oui, contrairement à Bastien. À la base la BD franco-belge m’a donné envie de faire du dessin quand j’étais tout petit, mais très vite, avec les dessins animés japonais qui sont arrivés, j’ai pris une grosse claque. Avant je regardais les Hanna Barbera, les Disney tout ça, et j’ai vu ces trucs. Mes parents disaient « C’est de la merde, c’est mal dessiné, c’est mal animé », mais moi ça me fascinait. En fait je fais partie des premiers otakus qui ont été cherché les premiers mangas en japonais dans les librairies spécialisées. Je suis fasciné par ce mode narratif, par le côté série… c’est un truc qui a fini par faire partie de mon ADN.

Et Bastien, ça n’a pas été difficile de se mettre au manga ?

Bastien Vivès – Non, parce qu’à la base, même si j’ai découvert tard les bouquins, j’ai vu des animes quand j’étais petit. Mais la force du manga, c’est une mise en scène très cinématographique. C’est presque un film surdécoupé, en caricaturant. Quand on regarde Akira, un film d’animation, c’est évident. Avec la mise en scène théâtrale du franco-belge, à part Astérix je n’ai aucun souvenir de BD d’aventure qui m’ait vraiment intéressé. J’ai lu les Tintin, c’est rigolo… mais il n’y a qu’Astérix qui pour moi est un peu à part, c’est vraiment un univers extrêmement fort et assez magique. Mais pour moi le côté cinématographique dans la bande dessinée aujourd’hui, c’est assez évident.

Balak – Moi je me suis rendu compte, de manière concrète, de la différence entre la narration franco-belge ou comics et la narration manga, au moment où je me suis mis à chialer en lisant un manga. C’était la première fois que je pleurais en lisant une BD, et c’était un manga. Et je pense que ça n’est pas un hasard. C’est dû à la narration, au côté puissant des émotions des personnages.

Bastien Vivès – Oui, tu tiens un lecteur sur la longueur. Un film de deux heures, quand il est bien fait, à la fin ils peuvent juste s’embrasser, les gens vont se mettre à pleurer, parce que pendant deux heures ils ont été pris, fatigués par le film. Ils ont été éprouvés, sont passés par pleins d’émotions. Les gens sont à fleur de peau et ils peuvent se mettre à pleurer. Et je pense que sur un manga, quand tu tiens bien ton personnage, et qu’au bout du trentième tome il va mourir, tu t’étais attaché pendant trente tomes, c’est super dur. Il y a quand même quelques BD, comme Calvin et Hobbes, que j’ai cité, qui peuvent faire des choses comme ça. Calvin et Hobbes, en trois cases ça peut me faire pleurer. Parce qu’on ne s’en rend pas compte, mais on a suivi les personnages pendant 25 tomes.

Balak – C’est ça qu’on trouve de manière quasi obligatoire dans les mangas, c’est que c’est ultra centré sur les personnages, sur leurs émotions… De manière limite caricaturale. Moi j’en veux toujours à Oda, le mec qui a fait One Piece, de m’avoir fait chialer dans le métro. J’étais en train de lire mon manga tranquillement et tout à coup je me suis mis à pleurer. Dans le métro, j’étais là avec mon manga, un connard de trente ans. Tout ça parce qu’un bateau avait coulé.

Merci à Balak et Bastien Vivès, ainsi qu’à Kathy pour l’organisation de cette interview !

– Lastman, tome 1 et Lastman, tome 1 édition collector sur Amazon et chez votre libraire préféré !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Elsa
    Elsa, Le 2 avril 2013 à 22h31

    Merci beaucoup les filles :)

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