Avoir 20/20 au bac français 2016 — Conseils et astuces

Le bac français 2016 c'est pour bientôt ! Pour t'organiser dans tes révisions et décrocher le sésame tant attendu, Louise t'a concocté des précieux conseils pour impressionner ta mamie et tes profs.

Avoir 20/20 au bac français 2016 — Conseils et astuces

— Article initialement publié le 5 juin 2015

Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué (enfin j’espère pour toi si tu es concerné-e), le bac approche à grands pas. Tu es déjà probablement enfermé-e dans ta chambre, tel un chevalier solitaire dans une forteresse, avec pour seuls compagnons des gâteaux en (trop) grande quantité et des livres à ne plus savoir qu’en faire. Le bac, cette plaie du moins de juin pour des générations d’élèves en terminale…

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À lire aussi : Comment avoir 20/20 à la dissertation du bac philo 2016 ?

Mais nous ne vous oublions pas, cher-e-s élèves de première : le bac français c’est pour votre pomme ! Première étape du marathon qui vous attend l’année prochaine, le bac français est l’occasion rêvée de grappiller des points d’avance. Je mets donc ma cape de SuperExam pour vous enseigner quelques astuces qui m’ont permis d’avoir 18 à mon épreuve orale et 16 à l’épreuve écrite à l’époque où j’ai passé mon bac (aux environs de 1957 si mes souvenirs sont bons).

Alors oui, je l’admets, ceci est un titre racoleur parce que 20/20 c’est dur quand même, mais ça sonnait mieux que « Avoir quelques points de plus au bac par rapport à ta moyenne de l’année, pour faire plaisir à mémé et prendre de l’avance sur la taule que tu te prendras en philo l’année prochaine », tu en conviendras.

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Le but est le même : créer l’admiration dans ton entourage.

L’épreuve écrite, la sainte trinité des copies à rallonge

L’avantage de l’épreuve écrite, c’est qu’elle laisse le choix à l’élève de la sauce à laquelle il sera mangé : c’est gentil quand même. Les trois épreuves se basent sur les connaissances acquises au cours de l’année, qu’elles soient méthodiques ou théoriques.

Tous les textes lus au cours de l’année, les notions apprises et les genres étudiés permettent d’avoir en main les techniques pour pondre une copie de qualité. Les programmes changent assez peu avec les années et les professeurs séparent en général l’année en genres littéraires, permettant de faire un bon tour d’horizon de tout ce qu’a à offrir la littérature française, en plus des études détaillées propres aux textes préparés pour l’oral.

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Si t’as fait ça toute l’année au lieu d’écouter, on a du boulot.

C’est une très bonne façon de faire le tour des textes du corpus imposé par le programme national. Je te conseille de ficher par genre avec à chaque fois les aspects étudiés avec ton professeur :

  • les termes techniques propres à chaque genre : le vocabulaire du théâtre, les caractéristiques de l’autobiographie, les différents sous-genres romanesques…
  • les sous-genres du genre (oui ça fait beaucoup de fois « genre ») : il n’y a pas un seul type de roman ou de pièce de théâtre et il faut savoir définir le théâtre dramatique face à la comédie
  • les grands auteurs du genre : tu peux faire une liste chronologique d’auteurs, avec une petite note biographique (utile pour l’introduction d’un commentaire mais pas au point d’apprendre le nom de la sœur de Balzac) et ce qui fait la spécificité de leur travail (le travail descriptif de l’un, le goût pour les histoires familiales de l’autre, le courant auquel il se rattache…)
  • les grandes œuvres du genre : c’est la même démarche que pour les auteurs, pas besoin de connaître les noms de tous les personnages, il suffit de connaître l’intrigue en deux lignes ainsi que les grands thèmes du livre (la passion pour Le Rouge et le noir, la politique et la confiance dans Les Mains sales…)
  • les courants littéraires : ceux-ci transcendent les genres mais permettent de classer les auteurs et leurs œuvres dans une case historique et thématique ainsi que de tout remettre dans un contexte plus général (les événements historiques, les courants similaires dans la peinture, les différentes articulations entre les genres).

Disons qu’une fois ces fiches thématiques faites, tu auras une bonne idée du spectre d’œuvres que tu as étudiées pendant l’année. Mais malgré leur beauté numérique, ces fiches ne servent pas à décorer tes murs, elles vont te permettre d’utiliser tes connaissances durant l’épreuve écrite !

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L’épreuve, le choix entre la peste, le choléra et la chtouille

Ça y est, le grand jour est arrivé : tu vas passer ta première épreuve de français, l’écrit. Tu as tout bien révisé grâce à un travail réparti sur toute l’année (ou au moins sur la dernière semaine quand y avait pas Roland-Garros à la télé) et à nos conseils en or. De rien, ça me fait plaisir.

Déjà, respire un grand coup. Profite des minutes d’avance avant d’entrer dans ta salle pour ne PAS regarder tes fiches : ça ne sert à rien, tu n’apprendras pas plus, tu vas juste t’embrouiller avec des infos en trop ou mal assimilées car apprises en vitesse entre la pause toilette et l’achat de ton petit-déjeuner. En attendant que les surveillant-e-s te donnent tes copies et ton sujet, sors tout ce dont tu as besoin et respire. Pas de stress, c’est point S.

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Une fois le Graal entre tes pattes, lis BIEN le sujet. Lis tous les textes du corpus, si besoin prend des notes sur les idées qui te viennent au cours de ta lecture, n’hésite pas à surligner des points qui te semblent d’emblée intéressants. Lis ensuite les questions de corpus ainsi que les sujets d’écriture. Ne te précipite pas vers l’épreuve dans laquelle tu réussissais le plus au cours de l’année, ou celle dont tu penses qu’elle te permettra d’avoir une bonne note.

Choisis tranquillement, sans te presser, l’épreuve qui t’inspire le plus, dans laquelle tu as le plus de réponses à apporter. Le but est, certes, de réussir, mais aussi de te lancer dans un travail d’écriture dans lequel tu es à l’aise. Par exemple, j’ai pris toute l’année des commentaires de texte (moyennement réussis mais je sauvais les meubles) et j’ai choisi au bac l’écriture d’invention car le sujet m’inspirait beaucoup même si je n’en avais fait qu’une fois.

Le but n’est pas le YOLO total mais les risques ont parfois du bon si tu le sens bien : il n’y a que toi qui sais quoi faire, fais confiance à ton instinct et à ta personne.

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L’épreuve écrite : conseils généraux

Que tu fasses un commentaire ou une dissertation, je te conseille de ne pas tout écrire au brouillon. Déjà, tu n’auras pas le temps et puis ça risque d’être bien rébarbatif. Tu peux écrire ta conclusion (il vaut mieux commencer par ça pour apporter une réponse précise à ta problématique que tu risques d’oublier un peu au cours de ta copie) et ton intoduction entièrement au brouillon.

Pour le plan, fais au brouillon un plan détaillé avec parties, sous-parties et quelques points importants de ton développement, que tu dérouleras au fur et à mesure de ta copie. Garde ton plan à côté de toi et, si besoin, coche les parties terminées pendant ton avancement. Soigne aussi tes transitions : même si elles ne font pas partie des arguments de ta copie, elles permettent une lecture agréable pour laquelle ton correcteur te remerciera.

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Parce que leur mois de juin ressemblera à ça, pense à eux un peu.

Quel que soit ton sujet d’écriture, relis-toi bien. C’est très important car même si ça ne te permettra pas de changer des aspects majeurs de ta copie, tu pourras repérer des détails qui font la différence. Il y a plusieurs types de relectures que tu peux effectuer selon tes points faibles, constatés au cours de l’année :

  • la relecture orthographique : elle te permet de corriger tes erreurs, des oublis de mots, les petites fautes qui font mauvais genre sur une copie autrement excellente
  • la relecture de l’ensemble : elle est particulièrement utile si tu es décousu-e dans tes copies et que l’on sent des trop grandes coupures entre tes parties et tes sous-parties
  • la relecture de sens : pour celle-ci, mets-toi à la place du correcteur qui n’est pas dans ta tête et qui ne connaît donc pas tes intentions. Imagine que tu as lu le ou les texte(s) une seule fois et que tu lis la copie directement après : est-ce que tu comprends tout ? Est-ce que tu indiques toujours la ligne et le passage que tu cites ? Est-ce que les arguments et les parties s’enchaînent bien ?

Ces relectures sont primordiales et te permettent aussi d’être plus sûr-e de toi au moment de rendre ta copie : finie l’angoisse post-rendu de copie du style « Et si j’avais fait une faute là ? J’ai pas oublié une transition ? » — mais non, tout va bien, chhhhut.

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Le commentaire de texte, la voie (pas si) royale

Le commentaire de texte est probablement l’épreuve la plus préparée au cours de l’année et certain-e-s imaginent souvent, à tort, que si tu ne sais pas faire un commentaire de texte au moins de juin, c’est foutu. Que nenni, j’ai appris à faire un commentaire de texte en deuxième année, il était trop tard pour le bac mais on peut pas forcer le déclic !

Une fois le texte devant toi, lis-le. Alors oui, je donne l’impression d’enfoncer des portes ouvertes, mais en vrai : lis-le, comme tu lirais un livre dans le métro et pas comme une notice pour un meuble IKEA dans laquelle tu essayes de comprendre pourquoi il te reste une vis dans la main alors que le lit est monté. En te mettant à la place du lecteur lambda, tu auras une meilleure vision globale du texte et des idées qui y sont véhiculées !

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Matilda kiffe lire et a eu 19 à son bac français. Coïncidence ? Je ne crois pas.

Car un texte, c’est d’abord un travail d’invention ou au moins de transcription qui est destiné à un lecteur, lequel est supposé ressentir quelque chose face à ce texte. Le commentaire de texte n’est pas une dissection scientifique et méthodique mais une explication du sens et du propos d’un texte à l’aide d’outils techniques et méthodiques. Alors encore une fois, fais confiance à ton instinct de lecteur et note ce qui te passe par la tête sur ton brouillon.

Une fois le sens et les thèmes du texte compris, passons à la partie un peu moins fun : l’analyse. Pour cette partie, il est vrai, on approche pas mal de la dissection. La technique la plus simple est la bonne vieille analyse linéaire qui te permet d’établir les figures de style, les techniques d’écriture, les aspects vraiment analytiques de ton texte. À chaque caractéristique dénichée, essaye de trouver un sens : pourquoi l’auteur a écrit ça ? Pourquoi de cette façon ? Comment ? Qu’essayait-il de véhiculer comme idée ?

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Lui il véhicule pas grand-chose, j’te l’accorde.

Si tu veux, tu peux faire une colonne à gauche avec le bout de texte étudié et la figure de style qui y correspond, et à droite l’idée qui en ressort. C’est à partir de cette colonne de droite que tu peux établir des thèmes principaux qui te permettront de construire un plan. À propos de ce fameux plan, je tiens à tuer une idée nulle : tu n’es pas OBLIGÉ-E de respecter le schéma thèse, antithèse, synthèse.

Il n’y a pas de copie idéale ni de plan parfait car à chaque texte correspondra mieux un plan ou un autre. Certains textes ne se prêtent pas du tout au plan thèse-antithèse-synthèse, surtout si ta problématique n’y correspond pas. Personnellement, j’ai toujours trouvé ma problématique à partir de mon plan, qui me venait souvent logiquement des idées tirées de mon analyse expliquée ci-dessus.

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Un bon plan est un plan qui répond à une problématique et qui est clair : pas besoin de tournoyer pendant trois heures autour du pot, la clarté est importante et nécessaire à une copie efficace. N’oublie pas que les correcteurs ont des piles de copies à ne plus savoir qu’en faire et simplifier leur travail avec une copie propre et claire est une bonne stratégie.

Ensuite, il faut être méthodique : tu as ton plan et ta problématique, tu peux donc l’introduire avec une contextualisation utile du texte et y répondre dans ta conclusion. Les parties sont quant à elles un déroulement de ton raisonnement, de la partie à la sous-partie à l’idée véhiculée grâce à un argument et un exemple. Comme sur des roulettes non ?

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Ou pas.

Alors c’est parti mon petit, prends tes coucougnettes ou ce que tu veux d’autre et lance-toi !

La dissertation

La dissertation est un exercice qui peut faire peur au départ mais qui ne nécessite pas non plus d’être Kant. L’important dans une dissertation, c’est d’associer clarté et argumentation. La question est posée dans le sujet et ta problématique sera une reformulation de cette question, dans le sens où tu l’entends et afin que ton plan y soit une réponse logique.

Comme conseillé plus haut, lis bien ton sujet. Lis la question et note les idées qui te viennent directement en tête : il suffit parfois de partir de l’idée la plus instantanée et la plus logique pour avoir un plan qui tient debout, au lieu d’aller chercher midi à quatorze heures pour jouer au plus malin. Lis ensuite les textes qui composent le corpus : pas besoin de faire une analyse linéaire, ils ne servent que comme exemples et non comme supports à ton argumentation.

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Enchaîner les exemples risque de créer cette réaction chez tes correcteurs.

Contrairement aux idées reçues, le commentaire demande autant de connaissances que la dissertation même s’il requiert l’utilisation de termes techniques alors que la dissertation teste ta capacité à mettre en application les petites fiches thématiques dont on causait au moment de tes révisions. Grâce à la question et aux textes, tu es censé-e voir à peu près de quoi l’on parle et tes cours vont t’aider à expliquer tout ça.

Le plan d’une dissertation doit avoir une qualité : la logique. Ton plan doit répondre à la question posée par le sujet de façon méthodique : ça peut être une réponse thématique ou calquée sur le modèle « thèse-antithèse-synthèse », selon ce qui s’y prête le mieux. Tu peux même envisager un plan en deux parties : ça n’est pas rédhibitoire du moment que c’est cohérent avec ta problématique et tes arguments.

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 « Tu comprends, c’est d’abord une question de ressenti quoi ! »

En parlant d’arguments, ne cherche pas à tout prix à caler les citations ou les œuvres dont tu as appris les résumés comme un gamin devant une boîte de céréales. Le but d’une dissertation n’est pas la récitation mais le questionnement et la compréhension générale et argumentée d’un thème et d’une question. Chaque partie et sous-partie comprennent des arguments qui te permettent d’avancer dans le déroulement de ta copie et ces arguments nécessitent des exemples (et non le contraire).

Tes exemples peuvent porter sur des textes du corpus ou bien des textes que tu as étudiés au cours de l’année : c’est toi qui voit tant que tes exemples tombent à pic et non comme un poil sur le potage. Encore une fois, privilégie la clarté et la logique et non la récitation.

L’écriture d’invention

Pas besoin d’être Marivaux pour se lancer dans l’écriture d’invention. Certes, une copie digne des Misérables marquera plus de point que ton récit de vacances niveau CE2 mais le but est de tester ta compréhension du sujet et ta capacité, encore une fois, à pondre un texte clair et agréable à la lecture.

Même si l’écriture d’invention ne mérite pas d’être reléguée au troisième plan ou d’être aussi effrayante qu’un clown un soir de pleine lune, il faut admettre qu’elle nécessite un peu d’entraînement. Si comme moi, tu as peur de ce sujet, tu peux demander des conseils à ton professeur ou même lui demander de te donner un sujet à faire en plus des bacs blancs pour avoir son avis sur ton écriture et ta capacité à gérer l’exercice le jour J.

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La réaction de ma prof, mi-impressionnée par ma volonté et mi-saoulée à l’idée de corriger une copie en plus.

Je me répète encore mais pour l’écriture d’invention, c’est PRI-MOR-DIAL : lis bieeeeeen ton sujet. Si un texte est proposé en support au sujet d’écriture, je te conseille de le lire uniquement du point de vue d’un lecteur car les sujets te demandent très rarement (voire jamais) d’imiter un style en particulier. Or analyser un texte avec trop de précision technique comme pour le commentaire pourrait te donner la tentation de reproduire les méthodes et tics d’écriture.

Il n’y a pas de méthode précise pour l’écriture d’invention car elle ne nécessite ni plan ni argumentation et les exigences varient énormément d’un sujet à l’autre. Dans le cas où on te demanderait de faire la suite d’un texte à ta sauce, fais bien attention aux informations sur l’intrigue qui te sont données dans le texte. C’est le contexte qui te permettra de bien t’inscrire dans sa continuité.

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 « Lis ça ATTENTIVEMENT je te dis ! »

S’il s’agit de pondre un récit « à la sauce de » ou une réécriture selon un genre, un courant ou un auteur, demande-toi bien quelles sont les caractéristiques de ce courant, ce genre, cet auteur ou cette sauce. Dans ce cas, c’est ta capacité d’analyse jumelée à tes qualités d’écriture qui seront jugées : un petit combo fatal comme on les aime.

Dans l’absolu, je ne saurais te donner de conseils précis sur l’écriture d’invention tant ça varie d’un sujet à l’autre et d’un-e élève à l’autre. Mais lance-toi si le sujet t’inspire et que tu as confiance en ta capacité à correspondre au mieux aux exigences du sujet. Et n’oublie pas la relecture, surtout du point de vue d’un lecteur car le correcteur sera exactement dans ce rôle au moment de la correction !

L’oral de français

Pour l’épreuve orale, je tiens tout d’abord à te rediriger vers mon article sur les conseils et astuces pour bien se préparer et réussir un examen oral. C’est le premier d’une longue série et les conseils varient peu d’un examen à un entretien d’embauche !

À lire aussi : Préparer un examen oral — Conseils & astuces

Contrairement à l’écrit, tu sais à peu près à quoi t’attendre pour l’oral : tu as étudié au cours de l’année des textes et ton oral va porter, à 95% de chances, sur un de ces textes. (Oui, il arrive que des examinateurs sadiques choisissent un texte qui n’est pas sur ta liste, auquel cas ils prennent cette difficulté supplémentaire en compte lors de la notation.)

A priori, tu as déjà fait un commentaire de ces textes et tu connais le contexte général de l’oeuvre dont ils sont tirés. Tu as donc en main les clés pour réussir ton oral, si tu évites les pièges trop souvent tendus aux élèves ! Ça commence lors de tes révisions : n’apprends pas le commentaire et son plan par cœur, car si l’examinateur te donne une problématique différente de celle que tu avais étudiée, tu risques de recracher un plan qui ne répondra pas du tout à la question posée. Panique garantie.

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Le but de l’oral est de tester rapidement (avec seulement 30 minutes de préparation) ta capacité à analyser un texte sans pour autant que tu répètes ta leçon. Tu connais donc déjà le texte et tu sauras ainsi repérer les exemples en son sein, mais c’est à toi, pendant la préparation, d’organiser tout ce petit monde en une argumentation claire et répondant avec justesse à la question posée par l’examinateur !

Deuxième écueil courant de l’oral : la récitation. La première façon de l’éviter, c’est d’utiliser ton temps de préparation pour noter des idées (sous forme de points, de schéma ou de pingouin si le cœur t’en dit) et non une introduction ou des parties rédigées en entier, auquel cas tu risques de rester le nez vissé sur ta feuille.

De plus, évite de réciter les leçons apprises lors de l’année : l’examinateur se fout de connaître la vie de Zola si tu tombes sur une de ses œuvres, il suffit de donner le titre de l’oeuvre et pourquoi pas le courant dans laquelle elle s’inscrit, les thèmes évoqués, l’intrigue et où le texte se situe au cours de celle-ci. Trop de détail tue le détail et accessoirement met l’examinateur dans un coma profond, qui pourrait le rendre irritable.

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La deuxième partie de l’épreuve est consacrée aux questions de l’examinateur : il peut revenir sur des points pas très clairs de ton argumentation (ce n’est pas fatal, pas de panique Monique) mais aussi te poser des questions pour sortir un peu de la problématique de ton commentaire, pour élargir le spectre du texte. Ce n’est pas non plus le moment pour étaler ta science : écoute bien les questions et réponds-y de façon concise, claire et précise.

L’oral n’est pas une occasion pour te coincer, l’examinateur a autant envie que toi de te donner une bonne note : il n’est pas ton ennemi alors respire et entre dans cette salle avec la confiance et le sourire ! Profite de tes oraux blancs pour travailler ton aisance à l’oral, ta capacité à bien écouter les questions sans hésiter à attendre quelques secondes pour apporter une réponse intelligente au lieu de répondre une bêtise du tac au tac.

Allez fonce mon p’tit, tu vas l’avoir ce bac !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Leviosa
    Leviosa, Le 16 juin 2016 à 22h17

    Merci bien pour cet article ; ça fait toujours du bien... Et rendez-vous demain ! :cretin::cretin:
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