De l’inconvénient d’avoir un petit frère

Le frère d'Alfredette a une petite dizaine d'années. Souvent, c'est cool, mais il arrive que ce soit insupportable. Elle nous raconte.

De l’inconvénient d’avoir un petit frère

Il y a une dizaine d’années, les cigognes ont apporté en notre foyer familial un charmant (et bruyant) cadeau : mon petit frère, que nous nommerons ici Céladon pour qu’il ne me renie pas en tombant sur cet article quand il saura enfin lire se servir d’un ordinateur. Soyons clairs : j’aime Céladon d’amour, et pour lui, je serai prête à dépecer à l’économe quiconque lui fera du mal. Mais cependant, il me donne par moments l’envie de le pendre par les oreilles : ainsi, étudions ensemble le lot d’inconvénients que comporte le fait d’avoir pour frangin un charmant petit gnome de moins de dix ans.

Quand le petit frère prépare un sale coup.

La franchise des petits enfants

Un enfant n’a, par principe, aucun tact. C’est ainsi que lorsque mon frère a vu mes binocles de lecture pour la première fois, il n’a pas hésité à dire quelque chose comme « déjà que t’es très moyenne sans lunettes, avec t’es carrément ignoble ». La vérité sort de la bouche des enfants, qu’ils disaient. L’avantage, c’est qu’un mioche sera toujours franc. Toujours. Exemple concret :

Moué : Et si tu ne devais sauver qu’une seule chose sur terre, tu me sauverais moi, ou tu sauverais ta DS ?
Céladon : Ben, ma DS.
Moué : Ok.

Moralité : Si petit frère tu as, le baîllon tu utiliseras.

Enfants VS cadeaux

Il y a quelques années, j’avais voulu offrir à mon frangin un cadeau d’anniversaire tellement extraordinaire qu’il m’en reparlerait trente ans plus tard avec des petites étoiles dans les yeux. Pour ce faire, j’avais économisé pendant trois mois pour lui offrir la Rolls Royce du jouet : un dinosaure en bois, à monter soi même, qui pouvait prendre vie à l’aide d’une télécommande et poussait des rugissements digne d’une production avec Rocco Siffredi dedans. Mais ce gueux n’a joué qu’avec le carton, et la-Rolls-Royce-du-dinosaure gît en mille morceaux quelque part au fond du garage. Inutile de vous dire que l’année suivante, j’étais tentée de lui offrir un bouchon pendouillant au bout d’une ficelle.

Moralité : si petit frère tu as, cadeaux cheap tu lui offriras

Être une grande soeur, aka devenir taillable et corvéable à merci

Avant la naissance de Céladon, j’étais libre comme l’air et n’avais, pour ainsi dire, aucune obligation. Mais depuis sa naissance, j’ai été confrontée :

  • à la joie de changer des couches pleines (même par temps de diarrhée),
  • Au bonheur du baby-sitting illimité et gratuit (même par temps de jours fériés),
  • A la douceur des petits pots régurgités sur mes t-shirts (même si lesdits petits pots sont VERTS)
  • Et à la félicité d’écouter du Anne Sylvestre pendant des heures et des heures (même si les CD de cette chanteuse devraient être interdits à la vente).

http://www.youtube.com/watch?v=TKrgMXxF8Z8

Moralité : Si petit frère tu as, adieu à ton temps libre tu diras

Les enfants = la mort de la propriété privée

« La propriété, c’est le vol », clamait Proudhon. Céladon, 9 ans, est une graine de communiste : considérant tout objet comme le sien, il n’a aucun scrupule à emprunter pour une durée indéterminée des objets divers : iPod, iPhone, bandes dessinées, fringues, consoles de jeu… Un beau jour, il a même cassé mon réflex numérique en le laissant choir sur du bitume. Lorsque, ivre de colère, je lui ai dit que je ne l’aimais plus, il a ri. Lorsque je l’ai privé d’Angry Birds une semaine, il a pleuré. Les enfants, ces saletés.

Moralité : Si petit frère tu as, tes effets personnels tu planqueras

Cela étant dit, avoir un (très) jeune frère est une expérience formidable : en dépit de ses petits travers, Céladon restera à jamais la prunelle de mes deux yeux, mon petit rahat-loukhoum, mon mignon singe en sucre d’orge, etc : d’ailleurs, je me suis promis de l’appeler « chéri » jusqu’à ce qu’il soit octogénaire.

Voyons le bon côté des choses : on peut faire des choses fantastiques, avec son petit frère.

De plus, il faut avouer qu’avoir un petit frangin comporte bon nombre d’avantages : pouvoir aller voir des Disney au cinéma sans passer pour une grande nostalgique qui a du mal à grandir, être l’inconditionnel objet de son admiration, donner allègrement son tour de vaisselle pour quelques parties d’Angry Birds, céder au sirènes de la procrastination pour jouer à des jeux vidéo en sa compagnie, entre autres.

Et toi, as-tu un petit frère ? Si oui, le considères-tu plutôt comme la 8ème plaie d’Egypte ou la 8ème merveille du monde ? Viens nous narrer tout cela dans les commentaires !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Mrs Todd
    Mrs Todd, Le 14 mai 2013 à 2h05

    Oh putain, l'exacte description de ma sœur de 14 ans. Ajoutée à ça la crise d'adolescence, ça donne un résultat plutôt difficile à gérer.

    Sinon, j'ai aussi un petit frère de 17 ans, soit trois ans plus jeune que moi, et JE lui pique ses fringues. :shifty:

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