« Long Live the Fallen World », mon aventure à la découverte de civilisations anciennes

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Envela a eu besoin de changer d'air, et elle ne l'a pas fait à moitié. Elle est partie à l'aventure, à la découverte entre autres des civilisations siamoises et khmers !

« Long Live the Fallen World », mon aventure à la découverte de civilisations anciennes© Envela Castel

Il y a un an j’ai réalisé un voyage de quatre mois, seule autour de l’Asie du Sud-Est.

Cette idée est apparue alors que je vivais à Paris dans un 13m2 délabré. J’étais devenue désenchantée par la ville, la foule des capitales et par la facilité avec laquelle on sombre dans une vie d’automate. Et puis, il y avait aussi des problèmes de santé.

J’avais besoin de retourner à ce qui faisait fondamentalement de moi un être humain, et c’est pour cela que j’ai décidé de monter un projet photographique : il fallait lier mes passions des mondes anciens, de la photographie, et ce besoin de retour aux sources.

Une passion pour les civilisations anciennes

J’ai toujours été fascinée par les mondes anciens, les civilisations disparues. Ça a commencé avec l’Égypte ancienne et l’Histoire ancienne de manière générale, puis ça s’est propagé à tout ce qui est vieux, mort, ou ayant disparu.

À partir du moment où j’ai voulu tout quitter, je me suis concentrée sur l’ébauche de ce projet photo-narratif personnel sur les traces des premières grandes civilisations, leur héritage.

Et si l’Égypte ancienne est mon premier objet de fascination, je ne me sentais pas prête à commencer par là-bas. En parallèle, la Birmanie m’intéressait énormément : c’est pourquoi je me suis lancée à la découverte des civilisations siamoises, khmers, du Royaume de Pagan.

Sur la base de mes économies, le projet « Long Live the Fallen World » (Longue vie au monde disparu, en français) était créé.

Thaï Monks © Envela Castel

L’aventure, c’est l’aventure

Mais alors que se passe-t-il lorsqu’on décide de partir seule à l’aventure pendant plusieurs mois à l’autre bout de la planète ?

Je ne vais pas mentir, le parcours est semé de doutes. D’autant plus que la préparation du projet et du parcours a duré un an ! Mais au bout du compte, j’en retire surtout beaucoup de sueur et une implacable volonté !

Et puis après ces longs mois de préparation, j’ai laissé ma zone de confort derrière moi, et j’ai franchi mes premières frontières.

Bagan © Envela Castel

Durant ce voyage, j’ai essentiellement dormi chez l’habitant (il y a souvent des panneaux sur les maisons). Lorsque la nuit arrivait et que je n’avais pas de solution, je me rabattais sur des auberges de jeunesse.

J’ai voulu choisir les routes les moins empruntées. J’ai parcouru 10 000 kilomètres en train, en tuk-tuk, en bus, en canoë et à pied.

Accompagnée par un guide, j’ai fait du trek et je me suis perdue dans la jungle birmane avec un fusil et une machette, j’ai fait de la plongée dans la mer d’Andaman, escaladé des falaises thaïlandaises, fait de la tyrolienne dans la jungle laotienne, dormi dans la canopée, fait du raft dans les rapides de la rivière Nam Tha.

Clairement, la chaleur et l’humidité étaient étouffantes, la jungle et la montagne impardonnables, mais le corps s’y fait : les poumons apprennent à respirer différemment et la température du corps s’adapte, parce qu’il n’y a pas le choix. Je peux aussi désormais dire que la sueur était devenue une partie intégrale de moi !

Je voulais terminer par le Cambodge et le complexe des temples d’Angkor qui était pour moi le moment sacré de cette expédition. Je n’ai pas les mots pour décrire les sentiments éprouvés au cours de la découverte des vestiges.

Angkor Wat © Envela Castel

Long Live the Fallen World, l’aventure continue !

Finalement, je suis rentrée avec des souvenirs, des photographies pour appuyer mes recherches, des notes basées sur ce que j’ai pu observer sur place, l’aide précieuse de mes guides et des sources bibliographiques.

J’ai amassé beaucoup de connaissances sur l’âge d’or siamois, les royaumes d’Ayutthaya et Sukhothai, le royaume de Pagan en Birmanie (aussi appelée Myanmar) ; et l’Empire Khmer, dont Angkor était la fierté suprême.

Bien sûr, j’ai complété mes recherches depuis mon retour : si les photographies sont prêtes, le livre que j’ai pour intention de tirer de ce projet doit encore être documenté.

Mais ça ne m’empêche pas, habitant en Angleterre où je travaille désormais comme photographe de portraits et d’Histoire, de préparer la suite de « Long Live the Fallen World » !

Yadana Hsemee Pagoda © Envela Castel

À lire aussi : J’ai tout quitté pour faire le tour du monde — Témoignage


Esther

Esther est tombée dans la marmite de madmoiZelle quand elle était petite. Elle n’a pas grandi, mais elle a depuis développé de fortes convictions féministes. Padawan en relations internationales, son passe-temps favori consiste à scruter l'actualité, une tasse de thé rooibos à la main.

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Voici le dernier commentaire
  • Roonie
    Roonie, Le 12 août 2017 à 17h57

    J'ai beaucoup aimé cet article, merci :fleur:

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