Avatar cartonne en DVD / Blu-ray

Edit du 23 avril 2010 — Avatar vient de sortir en DVD et Blu-Ray et a apparemment fait un immense carton en France et ailleurs dans le monde pour son premier jour de vente : dans l’hexagone, ce serait 500 000 DVD et 100 000 Blu-Ray qui seraient partis le premier jour de vente. Quant […]

Avatar cartonne en DVD / Blu-ray

Edit du 23 avril 2010 — Avatar vient de sortir en DVD et Blu-Ray et a apparemment fait un immense carton en France et ailleurs dans le monde pour son premier jour de vente : dans l’hexagone, ce serait 500 000 DVD et 100 000 Blu-Ray qui seraient partis le premier jour de vente. Quant aux States, 4 millions de DVD et Blu-Ray ont été vendus, dont 1,5 millions de Blu-Ray. HOLY MODAFEUCKA ! Faut dire qu’Amazon avait démarré les pré-ventes quasiment en même temps que la sortie du film et que depuis le mois de décembre, les petits hommes bleus squattent le haut du classement des ventes DVD/Blu-ray. Dingue. Décidément, ce film aura vraiment défrayé la chronique.

–> Et comme c’est des malins, pour l’achat du Blu-Ray Avatar, y’a moyen d’avoir une réduction de 5 EUR sur autre Blu-Ray parmi une sélection (y’a Fight Club et Sunshine notamment, qui valent la peine en haute-déf !)

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20 déc 2009 — Quand j’ai découvert sur la toile le premier trailer d’Avatar, malgré les superlatifs, les trompettes et toutes les cymbales du carnaval, je suis resté dubitatif. Je crois même que j’ai été assez rebuté par la colorimétrie arc-en-ciel de Pandora et le design façon Cosmocats bleu roi des Na’Vi.

Du coup, j’ai complètement zappé tout le battage médiatico-geek autour du film, lequel ne faisait clairement pas partie de mes grosses attentes ciné de l’année. Puis les premières critiques sont arrivées, et même si j’ai la prétention de ne pas être un mouton, la dithyrambe générale a réveillé l’intérêt du cinéphile qui roupille en moi.

C’est ainsi que je me suis retrouvé au MK2 Nation le lendemain de la sortie, alors que j’ai plus de films à voir que si je devais voter pour les Oscars.

J’ai adoré. Avec des réserves parce que je ne suis pas une groupie, mais quand même.

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James Cameron a autant misé sur la 3D que sur la capacité d’émerveillement du public. Un public de plus en plus blasé et cynique à force de Transformers 2 et autres 2012, mais très friand de blockbusters sombres et hyper-réalistes depuis The Dark Knight. Quand on regarde les blockbusters d’aujourd’hui, le combo film noir/adulte/réaliste est de plus en plus la Sainte-Trinité du film qui a de l’ambition. Par opposition, on considère donc que les couleurs vives, c’est pour les mouflets, les filles et les attardes.

Autant dire qu’Avatar partait avec un sacré handicap. Certaines réactions ont d’ailleurs été super violentes à ce propos, pour un peu, on aurait pu croire que James Cameron avait empalé Mandela, violé le cadavre de Ghandi et craché à la trombine de Clint Eastwood.

Outre les critiques sur l’esthétique d’Avatar, sur lesquelles je n’ai pas l’intention de m’apesantir, vu que ce sont des considérations tout ce qu’il y’a de plus subjectives, les principales critiques adressées au film concernent son scénar’, prévisible jusque dans le moindre de ses rebondissements, manichéen, et 100% fesse-fesse la praline.

Bien que je sois d’accord, il n’en faut pas moins garder deux choses en tête.

D’abord, un film aussi cher n’a pas 1000 alternatives : il doit cartonner. Et pour ça, il doit aussi ratisser large. Très large.
Ensuite, prétentieux comme on l’est par chez nous, on oublie un peu vite que faire référence au 11 septembre, à l’Irak, au Vietnam, à la colonisation ou encore au massacre des Indiens dans un blockbuster aussi grand public qu’Avatar, ça n’a rien d’une évidence.
D’autant plus qu’on a aussi tendance à zapper que l’immense majorité des blockbusters yankees sont pensés en premier lieu pour le public américain. Vous avez déjà eu vent de projections tests organisées à Buenos Aires, Paris ou Shanghai vous ? Non. Parce que les studios s’en carrent l’oignon.

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James Cameron est un Amerloque qui s’adresse à des Amerloques et n’hésite pas à leur mettre le nez dans leur propre merde. Bah oui. Sous ses airs de divertissement mignon comme un chaton youtube pour pas dire tartignolle, Avatar en profite pour dire des choses.
Quant au message écolo-nouille assez grossier et simpliste, il a beau être asséné à grands coups de trique, il n’en demeure pas moins parfaitement adapté à un public qui n’éclaire pas le fond de la pièce et qui se fout autant de l’environnement que du Sida dans le Caucase.
Malgré tout, il faut reconnaître que pour nous Européens, le sous-texte « politique » proposé par le grand pote du Governator n’est pas beaucoup moins subtil que celui de l’excellent District 9.
Et puis reprocher à des divertissements de masse américains de mal faire ce que le plus insignifiant des films français n’ose pas faire du tout, je trouve ça un peu fort de café.

Aussi, on peut brailler autant qu’on veut qu’Avatar est une transposition futuriste et luxuriante de Pocahontas parce qu’un plumitif l’a écrit et que pour une fois c’était plutôt bien trouvé, ça n’en fait pas un défaut pour autant. O’Brother revisite l’Odyssée d’Ulysse, c’est chiant comme le spectacle de fin d’année d’une classe de CP et pourtant, faut faire la queue pour se pogner dessus. Alors bon…

Pour James Cameron, le scénario n’est qu’un prétexte à filmer un univers luxuriant jamais vu.
Et là, il n’y a pas d’arnaque. Dire que les SFX d’Avatar ne sont pas totalement incroyables est, au mieux, de mauvaise foi, au pire, complètement débile. Presque 10 ans après la sortie du Seigneur des Anneaux, je trouve toujours Gollum bluffant, et le King Kong de Peter Jackson continue de m’émouvoir par ses expressions faciales, mais ici, la performance capture s’élève à un tout autre niveau.

C’est bien simple, les Na’Vis semblent aussi réels que les humains du film. Deux réserves quand même : l’Avatar de Sigourney Weaver, peut-être trop ressemblant à un visage connu pour être aussi crédible que les autres, et Zoé Saldana, qui a une fâcheuse tendance à pleurer comme une golio et à feuler comme un chat dès que ça va de travers.

Pour le reste, les Na’Vi sont donc d’un réalisme jamais vu. Leurs yeux sont les miroirs de vraies émotions et rien que pour ça, James Cameron a largement réussi son pari.

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L’affiche d’Avatar, aussi hideuse que la jaquette d’un téléfilm M6 ou d’un mauvais jeu-vidéo, invite le spectateur potentiel à « entrer dans le monde Avatar ». Avec cette accroche qui aurait pu être la profession de foi de la production, tout est dit. Avec Avatar, la question n’est pas de savoir si on aime ou pas mais si on s’est laissé happer par Pandora, les Na’Vi et tout le tremblement. Vous aurez compris que ça a largement été mon cas.

C’est bien simple, je n’ai pas vu le temps passé. J’ai posé mon cul dans un fauteuil, j’ai supporté la demi-heure de réclames avant le film et la connasse de ma rangée qui s’est levée pour aller pisser alors que le logo de la Fox apparaissait à l’écran puis je n’ai plus bougé pendant 2h40. Je pense que j’ai un peu bavé d’ailleurs. Mais c’est pas grave parce que j’avais déjà l’air con sans ça, rapport aux binocles.

C’est peut-être à cause de cette immersion totale que cette critique défend plus Avatar qu’elle n’explique pourquoi c’est un très bon film. Avatar, je l’ai ressenti, vécu. Je n’arrive pas à l’intellectualiser contrairement aux autres films que j’aime. Peut-être parce que c’est justement ce qu’il ne faut pas faire d’ailleurs.

Cela dit, je peux quand même souligner que Sam Worthington est un gus avec qui il va falloir compter à l’avenir. Il n’en sera certainement pas de même avec Michelle Rodriguez, mais ça m’a quand même fait très plaisir de la voir là.

Finalement, ce qui m’aura le plus dérangé dans Avatar, c’est la 3D. J’ignore si c’est parce que j’étais fatigué ou quoi, mais lorsque l’action s’emballait, j’avais tendance à voir flou, ce qui était un peu chiant.
En outre, la 3D n’apporte finalement pas grand chose de plus à l’ahurissante maîtrise technique de Cameron, ni à l’efficacité de sa mise en scène. Bien qu’il ait été pensé pour être vu en 3D Imax, je ne doute pas qu’il marche très bien sans ça.

Au final, quoi qu’on pense d’Avatar, s’il ne révolutionne en rien le cinéma en tant qu’Art, en tant que spectacle, il le porte sans aucun doute à un tout autre niveau ! Et finalement, n’est-ce pas la seule chose qu’on est en droit d’attendre d’un blockbuster ?

— Le blog de Jojo sur mogadishow.com

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Accroche-coeur
    Accroche-coeur, Le 25 avril 2010 à 20h21

    Ah tiens justement on a parlé de ça avec mes collègues caissières en sortant de Leclerc tout à l'heure. J'ai pas arrêté d'en passer de tout le weekend.

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