« L’Arnacoeur », le gros coup de coeur (facile)

Plus qu’un film, l’Arnacoeur c’est un nouveau souffle pour la comédie française. Sorti en salle ce mercredi, le premier long métrage de Pascal Chaumeil est une réussite. Salle conquise, critique conquise, banco. Mais pourquoi ça fonctionne ? Voyons ça de plus près. Un scénario de comédie romantique… américaine L’arnacoeur, c’est Romain Duris alias Alex, 35 […]

« L’Arnacoeur », le gros coup de coeur (facile)

Plus qu’un film, l’Arnacoeur c’est un nouveau souffle pour la comédie française. Sorti en salle ce mercredi, le premier long métrage de Pascal Chaumeil est une réussite. Salle conquise, critique conquise, banco. Mais pourquoi ça fonctionne ? Voyons ça de plus près.

Un scénario de comédie romantique… américaine

L’arnacoeur, c’est Romain Duris alias Alex, 35 ans, qui a un métier en or : séduire les jeunes femmes malheureuses en couple pour leur faire ouvrir les yeux. Dix ans de métier et 100 % de réussite dans son job, jusqu’à ce qu’il tombe sur Juliette (Vanessa Paradis), héritière farouchement indépendante et plus coriace que les autres. Dans son entreprise il est aidé par son équipe, composée de Julie Ferrier et François Damiens, qui sont à Romain Duris ce que les bretelles sont au pantalon : un soutien comique de taille…

Les trois compères marchent ensemble, ça change des habitudes françaises ET ça reste crédible. On sent une nouvelle mécanique qui se met en place, un virage vers les usages américains, amorcé avec Prête-moi ta main (produit par Laurent Zeitoun tout comme l’Arnacoeur) et carrément bien engagé sur ce film qui laisse de côté la vanité pour accepter de s’imbiber de second degré.

Romain, Ruf mich an.

Ne pas se prendre au sérieux, la recette secrète

Il est rare qu’une salle de cinéma entière applaudisse une scène, s’esclaffe en même temps, c’en est même dérangeant pour les cinéphiles snobs qu’on est. Mais là, on oublie vite sa réserve pour se mettre à poil dès qu’apparaît François Damiens, aussi à l’aise, drôle et nonchalant qu’une pépite de nougatine dans un cookie. Le trublion belge, déjà excellent dans OSS 117, mène ses partenaires vers un second degré franc, une opération qui fonctionne, encore une fois, à merveille.

Ne pas se prendre au sérieux c’est aussi ne pas chercher dans le scénario une analyse dramatique d’un conflit intérieur sous-jacent (vive les réalisateurs français). Bien sûr la trame est primordiale pour la crédibilité de l’histoire, mais celle-ci est tellement bien ficelée qu’on se met en pilote automatique ; on oublie, et on se laisse porter.

Ça te paraît bien ficelé jusqu’ici ? Tiens ton slip meuf, parce que ça n’est pas fini !

Anrufen : téléphoner, pp anrufing : téléphonant.

Des acteurs beaux, beaux, beaux

Romain Duris, je crois bien qu’il est mûr… Le chevelu-faux garde-du-corps-profession-séducteur nous colle au fond du siège par son interprétation juste qui permet de sublimer le jeu de Vanessa Paradis, d’ailleurs parlons-en de Vanessa Paradis.

Est ce que tout le monde se rend compte que la chanteuse est, en plus du reste, une bonne actrice ? Non ? Bon, alors ça va venir avec ce film, parce que oh-mon-Dieu j’ai oublié toutes les autres en la voyant. Marion, Penelope, Scarlett, punies cagibi, quand Vanessa nous sert son final que je ne spoilerai pas, elle n’est pas crédible, elle est excellente et visuellement inqualifiable par un adjectif.

Je m’arrête là sinon tout le monde va croire que je dithyrambe dans l’espoir d’avoir des goodies gratuits du film, ou bien que je veux coucher avec Romain Duris (Romain si tu me lis, so@madmoizelle.com).

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Voici le dernier commentaire en date :

  • AnonymousUser
    AnonymousUser, Le 20 juin 2010 à 0h13

    J'ai aimé ce film. Nais à souhait mais qui fait du bien au moral :)

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