« Iron Man »… en vrai ?

Une armure « Iron Man » dans la vraie vie, ça vous paraît crédible ? Bon, il n’est pas dit qu’elle vole et qu’elle sauve le monde… Mais l’armée américaine y pense très fort depuis un moment.

Mise à jour du 28 février :

Ça y est, Obama a annoncé officiellement le projet de construction de… Ben, de Iron Man.

0:18 « En gros, je suis là pour vous annoncer que nous sommes en train de construire Iron Man…  (rires) Je vais décoller d’une minute à l’autre. C’est un projet secret sur lequel on travaille depuis un moment. Ahaha… Pas vraiment… Peut-être. C’est classé confidentiel. »

Un petit rigolo, ce président. Non mais j’avoue, il réussit son coup avec moi : je l’aime bien. Il réussirait presque à ne me faire voir que la partie fun du projet (« ouii Iron Man ! »), et me faire oublier que ce n’est jamais qu’une arme de haute technologie qui est en construction.

Ouais, je plombe l’ambiance si je veux !

Article du 14 février :

Vous aviez peut-être vu passer l’information : en octobre dernier, l’armée américaine avait déjà fait part de son projet d’armure militaire fortement inspirée de celle d’Iron Man. Le concept est vaguement explicité dans une vidéo :

Ce n’était pas une blague ou une simple passade comme on en a tou-te-s, puisque lors d’une conférence à Washington DC, le chef du Commandement des Opérations Spéciales Américaines (US SOCOM), l’amiral William MacRaven, déclarait que trois prototypes étaient en cours d’assemblage. L’arme – puisque c’est bien de ça qu’il s’agit – a pour petit nom TALOS, pour « Tactical Assault Light Operator Suit ».

Attendue pour juin, l’armure n’est pas censée permettre de voler (désolée), mais bien, comme son nom l’indique, de protéger le soldat qui en sera doté et « d’améliorer [sa] survie et [ses] capacités » en le rendant invulnérable aux impacts de balles et en augmentant de manière significative sa force. TALOS serait donc un exosquelette agrémenté d’une couche protectrice conséquente, mais aussi d’un contrôle des signes vitaux — je doute cependant qu’on y retrouve la bonhomie de JARVIS.

Il faudra néanmoins tester la bête dès livraison, ses capacités comme ses limites, soit à partir de cet été et pour de longs mois de travail minutieux. C’est que l’armée américaine tient à avoir son bébé opérationnel à partir de 2018. Pour en faire quoi ? Ben, sauver des gens, pardi !

Sans que l’on sache exactement combien d’argent a été mis dans le projet, on sait que le budget a été d’importance, puisque la pointe de la technologie et des connaissances scientifiques actuelles a été requise. On note de la part de la Défense américaine une volonté de ne pas s’arrêter en si bon chemin, puisque le prochain projet serait une « armure liquide » sur laquelle travaille le MIT. Sont donc sur le coup, je cite, « 56 corporations, 16 agences gouvernementales, 13 universités et 10 laboratoires nationaux »… Et probablement plus, MacRaven entendant bien solliciter le Pentagone pour attirer plus de contributeurs.

Bizarrement, une armure du genre aux mains d’une armée dans vie réelle, ça me fait moins rêver que le dernier Iron Man au cinéma… Ça aurait même plutôt tendance à me stresser. Et vous ?

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 4 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Brifon
    Brifon, Le 20 février 2014 à 14h24

    C'est le genre de truc qui me fait flipper.
    Parce que cette armure (qui manque carrément de gueule soit dit en passant, enfin...), en tant que telle, elle est rien. Le truc, c'est qu'est-ce qu'on va en faire ?
    Est-ce qu'on va l'utiliser pour protéger des populations contre des génocides, ou au contraire s'en servir pour envahir des pays où nous avons à y gagner ? (ressources genre pétrole par exemple).

    C'est toujours pareil. Entre de bonnes mains c'est un super outil, il suffit que la cupidité s'en mêle pour que ça soit un bordel monstre.

Lire l'intégralité des 4 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)