L’argent, l’amour et les couples

Pondu par Justine_ le 10 septembre 2012     

Être en couple, c’est bien, c’est beau, c’est merveilleux, mais parfois, quand il s’agit de parler argent, ça coince… petit décryptage de Justine.

BONJOUR. Loin de moi l’idée de coller le bazar dans vos couples dès la deuxième semaine de septembre, mais causons un peu d’un truc parfois complexe à aborder, le nerf de la guerre des amoureux-ses : l’argent.

Vous avez rencontré le bon, la bonne ou même les bons, la courbe de leurs yeux fait le tour de vos cœurs, vous emménagez ensemble dans la joie et la bonne humeur, mais après : qui paie le canapé Ikea et l’abonnement Internet ? Hein ?

Comment fait-on lorsqu’une relation devient sérieuse ? Sommes-nous plutôt pour une mise en commun des sous durement acquis ou adoptons-nous l’adage des bons comptes individuels qui font les bons amants ? Comment ça marche, chez vous ?

Une majorité de couples adepte de la mise en commun totale des revenus

Figurez-vous que l’INSEE a publié cet été les résultats d’une enquête sur « la mise en commun des revenus dans les couples ». Comment les couples partagent-ils leurs ressources ? Comment prennent-ils leurs décisions en matière de dépenses ?

L’Institut a interrogé 2 349 couples cohabitant depuis au moins un an et dont au moins l’un-e des conjoint-e-s était « actif » au moment de l’enquête (pour celles et ceux qui ne seraient pas familier-e-s avec les termes de l’INSEE, un « actif » est quelqu’un qui a un emploi ou est au chômage).

Généralement, chaque couple se situe sur un continuum qui va de la mise en commun totale du flouze (tous les sous sont placés sur un compte commun et utilisés à la fois pour les dépenses collectives et personnelles) à la séparation totale des euros (chacun garde ses sous et les conjoint-e-s s’arrangent autrement pour les dépenses communes).

Selon les résultats de l’enquête INSEE, en 2010 :

  • 64% des couples sont adeptes de la mise en commun totale
  • 18% optent pour des comptes complètement séparés
  • Et 18% pour un système « entre-deux » de mise en commun partielle (une « caisse » pour les dépenses communes et le reste est gardé par chacun pour ses propres dépenses personnelles).

Cette répartition ne semble pas vraiment évoluer au fil du temps (90% des participants à l’enquête n’ont jamais changé de système). Pour la plupart des férus de la mise en commun totale ou de la séparation totale, la mise en place du système s’est faite d’elle-même, sans y avoir réfléchi au préalable. En revanche, les amoureux-ses qui mettent partiellement en commun leurs revenus déclarent avoir réfléchi et étudié toutes les possibilités au préalable, ou ont décidé d’adopter ce système à la suite d’un évènement particulier (naissance d’un mouflet, achat d’un bien immobilier).

De fait, ces derniers doivent s’accorder pour décider qui contribue à quoi et pour quel montant – 3 logiques sont identifiées pour 88% des couples (un petit groupe d’irréductibles ne font rien de tout ce qui suit – bande d’anarchistes) :

  • La redistribution (les conjoint-e-s contribuent aux dépenses communes proportionnellement à leurs revenus)
  • L’égalité de contribution (chaque conjoint-e contribue au même montent pour les dépenses collectives)
  • La répartition par domaine (l’un paie l’abonnement Internet, l’autre l’électricité…).

La mise en commun totale des revenus est la situation la plus répandue lorsque le couple est marié, ou a des enfants – généralement plus le couple est « ancien » (plus de 20 ans de vie commune), plus la mise en commun est probable. Ces « metteurs » en commun ne se consultent pas forcément lorsqu’ils utilisent l’argent commun pour des dépenses personnelles ­– excepté s’il s’agit d’une grosse somme.

Lorsque les conjoint-e-s ont déjà une expérience précédente de vie de couple, ils auront moins tendance à mettre en commun (d’une part parce que « chat échaudé craint l’eau froide », d’autre part parce que ce-tte conjoint-e pourra avoir encore des liens financiers avec l’ex-partenaire).

En fait, tout est un peu lié : il y a plus couples avec enfants qui sont mariés, et plus de mariés parmi les couples « anciens »… Pour autant, chaque caractéristique n’a pas forcément la même influence sur la probabilité de la mise en commun : ce n’est pas parce que vous avez endossé l’étiquette « marié » que vous mélangerez forcément vos dollars avec ceux de votre bien-aimé-e.

Dans un article pour le Plus du Nouvel Obs, François de Singly note que les couples ayant adopté le système de la « mise en commun totale » feraient preuve d’une plus forte différenciation des sexes – l’auteur indique par exemple que lorsque les deux conjoints travaillent, ils sont moins adeptes de la mise en commun totale. Somme toute, pour lui, « la mise en commun financière va de pair avec la différenciation sexuelle ».

L’argent : partie intégrante de la création du couple et du « nous conjugal »

Malgré toutes les observations précédentes, l’argent ne peut s’appréhender seulement par une approche froide et comptable : les « ménages » ont un rapport à leur argent bourré d’enjeux moraux, symboliques, de normes, de volontés…

Lorsque nous sommes interrogés sur nos façons de gérer les dépenses et revenus, nous aurions tendance à penser et à dire que notre organisation financière est naturelle, logique, ordinaire – comme l’ont fait certains couples interrogés lors de l’enquête INSEE… Alors même que rien n’y est naturel, justement, et que cette organisation est toujours issue de négociations conjugales implicites.

Je m’explique : lorsque vous vous engagez dans une relation suivie, vous entrez dans ce que la sociologue Caroline Henchoz appelle un « processus de construction de l’équipe conjugale » – c’est-à-dire que peu à peu, vous construisez les valeurs, normes et buts communs de votre couple, vous mettez en place une vision du monde partagée, vous essayez de construire un « idéal amoureux ».

En d’autres termes, cela signifie qu’aux prémices de votre relation, lorsque peau qui brille et auréoles de transpiration sont encore cachées par le filtre de l’amour naissant, des habitudes et des normes vont se former entre vous et votre conjoint-e et vont déterminer la façon dont votre couple va évoluer.

Imaginons que je m’entiche d’une nana super nommée Plectrude, ou d’un type super nommé Plectrin. Lorsque nous nous rencontrons, nous vivons chacun-e avec nos normes, nos valeurs, notre histoire, notre réseau familial : pour Plectrude/Plectrin et moi, l’argent n’a pas la même signification, ni les mêmes usages – notre couple se construira au travers de ces caractéristiques personnelles et de l’interaction de celles-ci.

Pour ma part, au début de notre relation, je veux tout lui donner, lui balancer mes thunes sans compter, je fais péter les croissants le samedi et dégaine les tickets restos pour payer la pizza, tandis que Plectrude/Plectrin se mettra à payer les courses et la laverie. Petit à petit, cela peut devenir une habitude de fonctionnement ; je paie les plaisirs et Plectrude/Plectrin paie les trucs chiants. L’exemple est schématique, mais vous voyez le truc ? 

Le couple, l’amour et les rapports genrés

Si l’argent a des enjeux symboliques, il peut aussi être perçu sous un prisme genré – selon Henchoz, il n’aurait ni le même sens, ni le même poids pour les hommes ou pour les femmes. Non pas parce que nous aurions des fonctionnements innés selon nos sexes biologiques, mais plutôt parce que nos histoires sociales sont différentes : pour rappel, les femmes n’ont été autorisées à ouvrir un compte bancaire et exercer une activité professionnelle sans l’accord de leur mari qu’en 1965.

Des études sociologiques ont ainsi montré par exemple que l’argent des femmes était souvent perçu comme « argent d’appoint », lorsque celui des hommes est considéré comme « l’argent familial ». D’autres ont constaté que les femmes étaient généralement responsables des dépenses quotidiennes et puiseraient dans leur argent personnel pour les effectuer – par ailleurs, elles semblent éprouver de la culpabilité à utiliser leur argent pour des dépenses personnelles.

De la même manière, gagner plus d’argent que leur conjoint est problématique pour certaines d’entre elles : elles auraient dans ce cas tendance à dévaluer leur salaire dans leurs discours, à le faire passer pour « l’argent du ménage » – les hommes dont le salaire est inférieur à celui de leur compagne devront quant à eux parvenir à se défaire du rôle stéréotypé de mâle « pourvoyeur » d’argent pour sa famille.

Laurence Bachmann, docteure en sociologie, ajoute que les femmes pensant leur émancipation seraient également astreintes à une exigence d’égalité et d’autonomie : « les usages de l’argent des femmes sont de temps à autre traversés par des soucis de soi qui les incitent à s’écarter ponctuellement de leurs dispositions de genre ». Autrement dit, si le « rôle de genre » des femmes les pousse à utiliser leur argent pour leur famille, un « souci de soi » prendrait parfois le dessus et les mènerait par exemple à mettre à l’écart de l’argent pour anticiper une rupture potentielle, à puiser dans leurs économies plutôt que d’accepter le soutien financier de leur conjoint… Les femmes doivent donc jongler entre rôle de genre et émancipation.

Selon la sociologue, certaines femmes pourraient avoir un fort désir de non-dépendance – pour celles-ci, l’argent est une protection, même si cela peut sembler aller « contre » l’idée de solidarité et de partage familial.

Bachmann, en allant à la rencontre de couples hétérosexuels, constate que la plupart des hommes ne semblent pas saisir ce souhait d’émancipation de la part de leur compagne – pour eux, le couple serait un espace de partage. La chercheuse propose deux interprétations : cette réaction relèverait soit d’une stratégie de dominant pour préserver leurs privilèges de genre, soit d’un « aveuglement » (puisque les hommes ont une position privilégiée, ils ne peuvent pas voir, saisir les préoccupations d’émancipation de leurs compagnes). De la même manière, sans doute, que les femmes pourraient ne pas saisir la pression des hommes à être pourvoyeurs pour leurs familles, à endosser le rôle social masculin de pourvoyeur économique.

Somme toute, être en couple nécessite un ajustement constant – nous avons ici abordé la thématique de l’argent, mais l’adaptation concerne bien d’autres domaines… Si l’ajustement et les négociations peuvent être spontanés, ils ne sont généralement pas naturels. Vous pensez toujours que « quand on aime, on ne compte pas » ?

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Les 10 dernières réactions à cet article sur le forum

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  1. Blue.BirdBlue.Bird

    Le 11 septembre 2012 à 14:39

    Je pense aussi que ces tendances risquent d'évoluer avec le temps.

    Nous on a choisi d'ouvrir un compte commun au moment de notre PACS/achat immobilier. Ça simplifie quand même beaucoup la vie, je me vois pas revenir à une stricte séparation.
    On gagne à peu près pareil, nos salaires arrivent chacun sur notre compte personnel, et on fait un virement mensuel automatique sur notre compte commun (qu'on alimente en cours de mois si besoin). Si nos salaires s'éloignent, on optera certainement pour un système de prorata.

    Ce compte commun nous sert pour : le prêt immobilier, les impôts, les courses, les voyages, les charges et dépenses communes.

    Comme je dépense plus que lui, je me vois pas lui faire supporter mes dépenses de fringues, chaussures, maquillage et mes 7629 vernis à ongles mensuels !

    Par contre avec ce système, on paye 4 cartes bleues (1 chacun pour le commun + nos 2 personnelles), donc ça fait chier, il faut qu'on réfléchisse pour se séparer d'au moins 1 CB.
  2. GrisouGrisou

    Le 11 septembre 2012 à 14:54

    Posted by Antigone.
    des pâtes au sucre


    Tu me donneras la recette :yawn:

    Bah nous typiquement, on a un tableau excel :D Mais c'est parce qu'on fait nos comptes en fait, on l'a mis en place pour savoir chacun où on en est dans nos économies mensuelles. Et du coup ça nous permet de gérer aussi nos dépenses communes. On n'a pas de compte commun, il paye tout et moi je lui verse une somme fixe tous les mois qui couvre quasi la moitié des dépenses communes fixes (loyer, edf, internet…). Pour les courses c'est chacun son tour. Et après chacun fait comme il veut avec ses sous restants :) Mais sachant qu'il gagne + que moi, c'est en général lui qui paye les sorties, parce que ça lui fait plaisir et il est pas regardant^^

    Je pense que si on se mariait on ferait un compte commun pour simplifier mais je me demande surtout si c'est pas le fait d'avoir un enfant qui pourrait nous faire "basculer" de ce côté…Parce que finalement, le mariage ça change rien (en termes de dépenses) mais un enfant, si.
  3. LadyLynchLadyLynch

    Le 11 septembre 2012 à 15:09

    Cela fait 2 ans que je vis avec mon ami, et 5 ans que nous sommes ensemble. Il m'a toujours aidé , vu que j'étais étudiante . Durant deux ans c'est lui en majorité qui a contribué aux dépenses de notre ''ménage'' (c'est pas avec mes pauvre 160 euro de bourse que j'allais payer le loyer enfin bref) . Et aujourd'hui j'ai décidé de prendre une année pour mettre de l'argent de côté , je cherche donc du travail . C'est vraiment pénible de n'avoir plus un sou et de devoir demander tout le temps à son copain si je peux prendre la carte pour aller m'acheter ce dont j'ai besoin (les mecs ont parfois du mal à comprendre certains aspects tel que les cosmétiques ou encore l'importance que peut avoir un démaquillant) . Je me sent plus que jamais dépendante de lui, et c'est terrible . Mes parents m'ont toujours appris à ne jamais tomber sous le joug d'un homme . Lui serait pour un compte commun (quand j'aurais des sous) et moi pas . Je trouve ça d'ailleurs assez insupportable, toute notre vie ne tourne pas autour du couple . Je ne supporte pas l'idée que mon conjoint puisse avoir un regard sur mes dépenses personnelles . Alors NO WAY pour tout l'argent en commun et OUI OUI à un compte commun et chacun un compte perso ! je veux garder mon indépendance (même si pour l'instant c'est vraiment pas le cas du tout …)
  4. _Fadette_Fadette

    Le 11 septembre 2012 à 15:09

    Posted by Antigone.
    On doit encore ouvrir notre compte commun (une fois installés dans le nouvel appart', ça sera + simple) mais on fonctionne déjà en mode : "ce qui est à toi est à moi", on ne compte pas, l'idée d'introduire un tableau excell dans ma vie amoureuse suffit à me donner des boutons.. En ce moment, c'est moi qui apporte la majorité des ressources, dans quelques temps, ça sera lui (et probablement de loin aha) et je m'en moque comme de mes premières chaussettes. Nos argents, ça n'existe pas, je ne vais pas vivre la belle vie et le regarder bouffer des pâtes au sucre et vice/versa juste pour respecter la règle de participation financière, ça me semble un non sens.

    Et quand/si on se marie, ça sera le tout en commun, histoire qu'on s'arrache les yeux en divorçant si ça doit arriver :coiffe:


    J'aurais pu écrire la même chose exactement (sauf qu'on a déjà un compte commun) :yawn:

    Par contre je comprends tout à fait que ça ne convienne pas à tout le monde, heureusement que les moeurs changent de ce point de vue là, pour que chacun s'organise comme ça lui convient. Je n'aurais certainement pas fonctionné de cette façon si j'étais dans un autre couple, avec quelqu'un d'autre, il se trouve juste que cette façon de fonctionner s'est imposée dès le début de notre couple, on a toujours tout partagé, et ça fonctionne très bien comme ça.

    Pour ce qui est des surprises, on a pas trop de soucis, on se dit "va pas voir le compte, j'te prépare une surprise", ou on rigole si on s'est fait chopper, enfin c'est pas un problème du tout.
    Après pour ce qui est de pouvoir cacher des choses à l'autre, on de fonctionne ne toute façon pas comme ça, donc bon.
  5. EleillaEleilla

    Le 11 septembre 2012 à 15:24

    Chez nous c'est un peu délicat, vu que je suis étudiante et fauchée, et lui en CDI. On ne compte pas ce qu'on dépense chacun pour ensuite faire les comptes et équilibrer, sauf pour les grosses dépenses. Dans la pratique, il doit dépenser plus que moi (en même temps, il gagne plus que moi, donc ça paraît logique). Avec les sous de mon job d'été, j'ai pu payer les courses et l'inviter au restau, j'étais aux anges (ce n'est pas ironique, j'en avais vraiment marre de le voir tout payer). Sinon on paie chacun notre part du loyer et pour le reste on s'arrange, c'est vraiment pas un truc qui cause des prises de tête.
  6. Le 11 septembre 2012 à 16:56

    Alors, nous,pour le moment, on ne vit pas ensemble et puis mes revenus sont largement inférieurs aux siens étant donné que je suis étudiante et lui en CDI.
    Je pense que l'on contribuera aux dépenses du couple, chacun au prorata de ce qu'on aura sur notre compte en banque commun.
    Après pour ce qui est du mariage,j'opterai plutôt pour le régime de séparation de biens , ne serait ce que si l'un est défaillant financièrement.
  7. versusversus

    Le 12 septembre 2012 à 00:54

    Posted by Elwingrocks
    Ouinn mais c'est que des bouts de papiers quoi hello ! (J'ai fait compta ^^)
    Se rendre de l'argent entre couple ??? WTF ? Ok peut etre quand on vis pas ensemble mais sinon la j'vois pas …


    C'était le cas avec mon ex. Je lui prêtais de l'argent et c'était des disputes à n'en pas finir parce qu'il ne voulait pas me rembourser. C'était en fait assez révélateur de notre couple : je devais assurer tout le temps, pour tout, tandis que lui faisait ce qu'il voulait et pouvait se conduire comme le dernier des irresponsables. Je précise qu'à l'époque, j'étais au RSA et lui avait un salaire… et un bon. Il se payait des plaisirs, des jeux video, se faisait des resto avec ses potes (sans moi) tandis que je restais à la maison à manger des pâtes aux nouilles et à compter chaque centime pour me payer ma crême de jour à 5 €. Me rembourser aurait été une marque de respect que j'attendais de lui. J'avais déjà renoncé dans les autres domaines.

    J'étais jeune à l'époque, et je n'avais pas vu que c'était une marque de la lose totale de notre couple. Remarque, c'est pas comme si j'en manquais. :P

    Evidemment, avec mon chéri actuel, ce n'est pas du tout la même chose. :) Pas parce que je suis prévenue, mais parce que notre couple est naturellement tourné vers le respect et le partage. On fait au cas par cas, quand il faut payer un truc, c'est celui qui le compte le plus fourni qui paye. Du coup c'est très équilibré en fonction de nos revenus.
  8. Sweet Amanite Phalloïde QueenSweet Amanite Phalloïde Queen

    Le 13 septembre 2012 à 09:42

    Ça fait plus de 8 ans que je suis avec mon conjoint, on s'est installés au bout de 4 ans de relation.

    Avant que l'on vive ensemble, on était chacun chez nos parents, donc on avait nos comptes persos mais très vite on a ouvert "le compte des vacances" sur lequel on mettait chacun 100 à 150 € par mois et ça servait donc à payer nos week-ends et vacances et tout les frais sur place. On a toujours ce compte d'ailleurs et c'est franchement super pratique !

    Après lorsqu'on a emménagé on a ouvert un compte commun et gardé nos comptes. On mettait chacun 800 €, ce qui nous servait à payer le loyer, les courses, les assurances, l'essence, l'électricité etc. Bref, les charges communes, le reste on continuait à le payer de son côté. Au final je me rends compte que ce n'était pas forcément équitable car je gagnais plus que lui…

    On a déménagé en décembre et notre loyer étant beaucoup plus important on a opté pour "tout en commun", du coup nos payes arrivent sur notre compte commun et on paye tout avec. C'est mon mec qui gère en fait, il s'occupe de faire les virements vers le compte des vacances et vers nos PEL et effectivement pour les grosses dépenses on se concerte avant (ce qui me semble normal).
    Et pour les cadeaux, soit on retire l'argent avant, soit on se fait un virement vers nos comptes persos (que l'on a gardé) et on paye avec.
  9. salviasalvia

    Le 13 septembre 2012 à 11:01

    Cet article est intéressant, et vos commentaires encore plus. je me souviens que lorsque nous avons emménagés ensemble mon copain et moi, nous avons tâtonné longtemps avant de trouver notre mode de fonctionnement. Je me demandais comment pouvaient bien fonctionner les autres couples!
    Pendant quelques mois nous avons fait un tableau pour savoir qui payait quoi, et puis finalement nous avons opté pour une caisse commune. Nous avons donc une boite dans laquelle nous mettons l'argent qui sert pour les courses du mois. L'argent non dépensé est mis dans une enveloppe et sert pour les dépenses exceptionnelles (sorties, restos ou coup dur). Lui ayant un salaire plus élevé, il paie le loyer et les factures et moi qui suis au rsa, je me suis arrangée pour meubler intégralement l'appart avec des meubles de récupération. Nous avons gardé chacun nos comptes personnels. Ça me semble indispensable pour garder notre liberté.
  10. sabrinabelindasabrinabelinda

    Le 08 octobre 2012 à 06:35

    :winky:Pour ma part j'ai jamais calculé ,c'était en fonction ..dans chacun de mes ex couples,du moment où ça marchait c'était à celui qui avait les moyens,parfois ma personne parfois le bonhomme en question..une fois je suis tombée sur un radin mesquin,je l'ai quitté :ninja: (le tue l'amour)
    j'ai même payé les études d'un ex ,alors bon :confused:
    Aujourd'hui mon mec est riche et proprio donc il paie la majorité des dépenses (sorties,courses etc) et bien entendu je ne paie guère de loyer(il se vexerait ^^) même s'il m'arrive de faire des folies pour lui ^^
    Non pr moi le budget se fait ensemble si les moyens st similaires,ms sans plus de calcul que ça :ko:sinon vive le mal de crâne ,et sinon autant être en coloc hein !Enfin je me comprends ^^

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