« Ils continuent de me dire de respirer. Je sens ma poitrine bouger de haut en bas. De haut en bas. Mais pourquoi j’ai l’impression que je suffoque ? Je mets ma main sous mon nez, afin de m’assurer qu’il y ait toujours de l’air. Je ne peux toujours pas respirer. »
« Prisonnière de mon propre esprit. L’instigateur de mes propres pensées. Plus je pense, moins ça va. Moins je pense, moins ça va. Respire. Juste respire. Dérive. Ça sera bientôt plus facile. »
« C’est étrange — dans le fond de votre estomac. C’est comme quand vous nagez et que vous voulez poser pied à terre mais que l’eau est plus profonde que ce que vous pensiez. Vous ne pouvez pas toucher le sol et votre cœur saute un battement. »
« J’ai peur de vivre et j’ai peur de mourir. Quelle manière d’exister. »
« La dépression c’est quand vous ne pouvez plus rien sentir. L’anxiété c’est quand vous ressentez trop fort. Avoir les deux est une guerre constante avec votre esprit. Avoir les deux signifie ne jamais gagner. »
« J’avais peur de dormir. Je sentais une angoisse brute dans l’obscurité totale. En fait, ce n’est pas l’obscurité qui me faisait peur. C’était ce petit morceau de lumière qui permettait l'existence d'une ombre, une ombre terrifiante. »
« Ma tête est remplie d’helium. Se concentrer, c’est décliner. Une si petite décision à prendre. Une question si facile à poser. Mon esprit ne me laisse pas faire. C’est comme si mille circuits se croisaient tous en un point. »
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À quoi ressemble l’anxiété ?

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L'anxiété, la photographe américaine Katie Joy Crawford dit l'avoir connue une grande partie de sa vie. Pour son projet de fin d'études, elle a décidé de la mettre en scène... Une série de photos qui n'est pas si déprimante qu'elle en a l'air !

À quoi ressemble l’anxiété ? C’est à cette question intime qu’a voulu répondre la jeune photographe américaine Katie Joy Crawford, 23 ans, pour son projet de fin d’études relayé par Buzzfeed. L’anxiété touche au plus profond de soi et peut épuiser bien entendu moralement mais également physiquement. Preuve en est mon eczéma qui revient à chaque période un peu trop stressante. La jeune femme explique.

« Comme j’ai connu des troubles de l’anxiété durant la majeure partie de ma vie, j’ai choisi de décrire ce combat et sa présence constante en photo. »

Chaque photo, Katie Joy Crawford a décidé de l’accompagner d’un texte expliquant la situation afin de mieux la comprendre.

À lire aussi : Je veux comprendre… le stress

La thérapie derrière le projet

Un projet qui peut sembler déprimant mais qui ne l’est pas tant que ça. La photographe explique le chemin parcouru grâce à cette démarche.

« À travers ce voyage personnel, j’ai grandi, et représenter mes peurs a commencé à être thérapeutique pour moi, de même que cela a été une passerelle pour d’autres, leur permettant d’exprimer leur oppression et commencer leur processus de guérison. »

L’anxiété, un trouble néfaste

L’anxiété est un trouble souvent perçu comme anecdotique, pourtant les gens qui en souffrent quotidiennement peuvent le vivre extrêmement mal. L’une des pires remarques à faire à quelqu’un qui est très anxieux ?

« Mais arrête d’être si anxieux•se ! »

L’anxiété ne s’arrête pas parce qu’on nous somme de ne plus l’être. Il n’y a pas un interrupteur qui permet d’arrêter d’angoisser. Si c’était le cas, je ne connais personne qui s’amuserait à l’allumer pépouze gratos. Alors si l’un•e de vos ami•es souffre d’anxiété, soyez présent•e et bienveillant•e !

À lire aussi : Comment gérer un cerveau qui va trop vite ?

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Commentaires
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  • Soomaya
    Soomaya, Le 10 juin 2017 à 22h49

    Ces photos sont magnifiques ! Comme beaucoup de personnes souffrant de troubles anxieux, je me suis reconnue dans certaines photos. La peur du noir, pas seulement le noir, mais tout ce qu'il peut se passer la nuit, le moindre craquement qui t'amène à penser de façon complétement irrationnelle que tu vas mourir.
    La magnifique photo avec le corps qui craquelle.. on oublie jamais cette douleur qui te transperse pendant une attaque de panique.
    Je souhaite beaucoup de courage à toutes les personnes souffrant de cette maladie ! Pour ma part mes études m'ont beaucoup aidé à comprendre mécanismes et à trouver des solutions, aujourd'hui mes crises sont de plus en plus espacées, grâce au sport et dans des cas extrêmes à un traitement anxiolytique.

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