Annie Hall

Pondu par Alecto le 18 mars 2006  

Annie Hall 2006 03 30 anniehall

Outre l’extraordinaire Match Point,  Annie Hall est peut-être le film de Woody Allen le plus… Abouti. Scénariste, réalisateur et acteur principal, il endosse une fois de plus un sacré nombre de casquettes et de rôles, même. Annie Hall est en tout cas le film parfait pour commencer en douceur à s’immiscer dans l’univers si particulier de ce cher Woody Allen.

Le film commence par une blague stupide. « Je ne ferai jamais partie d’un club qui m’accepterait pour membre ». Groucho Marx ou Freud, on ignore qui en est l’auteur, on sait seulement qu’Alvy Singer va en faire l’adage de sa vie et la clé de ses relations avec les femmes. Alvy Singer, interprété donc par Woody lui-même, est un comique de variétés, entre deux shows à la télévision ou sur les bancs des universités. Avec un regard désabusé, il revient sans cesser interpeller la caméra -et donc le spectateur- sur sa relation avec Annie Hall.

Diane Keaton a reçu l’Oscar de la meilleure actrice en 1978, et elle est effectivement parfaite dans ce rôle de femme névrosée et instable, un peu folle peut-être, qui croit sur parole ce que lui dit son analyste et ne peut faire l’amour sans substances hallucinogènes. Des tenues vestimentaires un peu décalées et un sens du ridicule inexistant, que leur importe, ils s’aiment !

Ils le croient, tout du moins. Et rompent un beau jour, sans que l’on sache vraiment pourquoi. Ils se remettent ensemble et se quittent de nouveau, cherchent l’amour ailleurs dans d’autres bras, mais le mal est fait. Et cela mine Alvy Singer, on a presque envie de dire Woody Allen tant cette histoire est crédible, tant il ne parvient à s’effacer derrière ses personnages. Il réécrit alors leur histoire à sa façon, il retranscrit leur ultime dialogue en une pièce de théâtre, en changeant bien évidemment la fin, et en fait une happy end.

La première fois que l’on voit Annie Hall, on est saisi par la rapidité des traits d’esprit, par la scène des homards, par les quelques vues de New York qui se profilent derrière la caméra (voir Manhattan autrement, un réel régal pour les yeux, Woody Allen a reçu l’Oscar du meilleur réalisateur pour Annie Hall !), par la joliesse de leur couple et par les grands yeux de Diane Keaton.

La seconde fois, les blagues n’ont plus le même effet et l’air de déjà-vu fait apparaître le constat désillusionné sur les relations humaines, sur l’amour et le bonheur, qui en fin de compte n’existeraient pas ?

Ça vous a plu ? Faites tourner !

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Les 3 dernières réactions à cet article

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  1. Lay!a Lay!a

    Le 02/04/2006 à 12h16

    Jamais vu.
  2. coco_business coco_business

    Le 30/07/2006 à 22h31

    Je suis un peu dans ma période Woody Allen là. et je n'ai pas encore vu "Annie Hall"... mais ça ne saurait tarder ! Dès que je reviens de l'Ile d'Oléron, ce film est dans mon lecteur !!
  3. Myra Lee Myra Lee

    Le 07/08/2006 à 20h42

    Je l'ai vu hier soir, et j'ai bien ri (et bien pleuré aussi, ouais les amoureux me dépriment en ce moment).
    C'est clair qu'Annie est géniale, j'aimerais trop être comme elle.

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