Top 3 des angoisses nulles qu’on a quand on est petite

Quand on est enfant, on a souvent peur de trucs un peu débiles. Voici le top 3 des angoisses nulles des gosses.

Top 3 des angoisses nulles qu’on a quand on est petite

Dans la vie, c’est déjà globalement assez compliqué de contrôler ses peurs. On a beau être suffisamment âgées pour prendre du recul sur des petites angoisses irrationnelles, c’est pas toujours une partie de plaisir…

Parfois, c’est notre cerveau qui nous trolle, nous envoyant au moment de nous endormir l’image d’un clown, d’une araignée grouillante de plus petites araignées ou d’une plâtrée de spaghettis-sauf-qu’en-fait-c’est-des-vers. Parfois, c’est un film, une série, un court-métrage qui nous fait flipper et nous fait perdre tout sens commun. L’autre jour j’ai même voulu vérifier qu’il n’y avait personne sous mon lit alors que je dors sur un matelas à même le sol. C’est pour te dire.

Quand on est « grandes », donc, c’est déjà compliqué. Mais relativisons : rien n’égalera jamais les terreurs qu’on pouvait avoir quand on était enfant. Parce que ces peurs-là pouvaient survenir tout le temps, comme ça, sans raison, et que rien ni personne ne pouvait vraiment nous rassurer. Les parents, pourtant pleins de bonnes intentions, ont laissé trop loin derrière eux la sensation terrible de la peur, la vraie, celle qui empêche de respirer quand on est tout seul dans son lit et qui crée des hallucinations.

Maintenant, on sait qu’on en faisait trop pour pas grand-chose. Mais à l’époque, c’était tout de même vachement difficile de ne pas se mettre à paniquer pour des trucs débiles. Pour ce bruit bizarre, là, par exemple, entendu en pleine nuit, qui n’était pas un monstre grattant à la porte de notre chambre, non : c’était en réalité un simple appel d’air pendant le coït des parents dans la chambre d’à côté.

Les légumes

Quelle est ta réaction, aujourd’hui, quand on te présente des légumes dans une assiette ? Au pire tu arbores une mine de dégoût, au mieux t’es contente. C’est un légume, quoi. Phobiques mis à part, y a pas de raison d’en faire tout un pataquès.

Mais ce que je trouve incroyable, c’est de voir qu’il y a des enfants en très bas âge (dont je faisais partie jadis) qui donnent l’impression d’être au bout de leur vie chaque fois qu’on les met face à une assiette avec du vert dedans. Leur réaction est telle qu’on peut la comparer à quoi ? Nous réveiller avec quelqu’un qui nous fixe de l’autre côté de la fenêtre ? Nous perdre dans la forêt, en pleine nuit, alors qu’une tribu de loups hurle pas très loin ? Perdre un plug anal dans son conduit ?

Peut-être que si on m’avait montré ce gif, j’aurais arrêté de pleurer quand on me montrait un brocoli.

Encore maintenant, j’aimerais retourner dans le passé et discuter avec la petite fille que j’étais : POURQUOI ? Pourquoi tout ce gâchis d’énergie pour quelque chose que tu allais aimer quelques années plus tard ? Pourquoi les légumes et pas les fruits ? POURQUOI ?

Les histoires racontées dans la cour de récré

« Mon parrain, eh bah une fois il était dans un cimetière, la nuit, et à un moment il a entendu un bruit bizarre et alors là il s’est retourné et il a vu un cercueil debout tsé, pas allongé comme un cercueil normal mais debout. Et alors là bah la porte la porte elle s’ouvre (la porte du cercueil j’veux dire) et dedans en fait y a une dame et la dame elle sort. Mais en vrai elle a plus de jambes et plus de bras et elle est un peu en décomposition il avait trop peur. Comment elle fait pour sortir ? Bah ça chais pas il m’a pas raconté parrain tu poses trop de question. Et alors parrain il a voulu courir mais chais pas pourquoi il a pas pu, et la dame elle s’approchait de lui et y avait un serpent à la place de ses bras et de ses jambes. »

– FX, élève de CM1 de type mythomane qui raconte vraiment les histoires comme une merde.

En tête de liste des trucs qui nous empêchaient de dormir quand on était petites, donc, il y avait les histoires qui font peur racontées dans la cour de récré par des élèves en quête de popularité. Elles n’étaient pourtant pas vraiment effrayantes : dans celle-ci par exemple, on compte beaucoup trop d’hésitations dans la narration, pas assez de contexte ni de vraisemblance et d’action pour faire vraiment flipper…

Pourtant, crois-le ou pas, mais elle m’a empêchée de dormir pendant deux semaines. C’est comme s’il suffisait de mentionner des trucs qui font peur de façon aléatoire (ici cimetière + nuit + cadavre + cercueil + serpent) pour marquer les jeunes esprits.

R.L. Stein en fait, il aurait pu les écrire avec le rectum, ses Chair de Poule, si on avait tous été comme moi.

Le lavage de voiture

Je ne me souviens plus vraiment du contexte du premier lavage de voiture auquel j’ai assisté, mais je sais que j’étais petite. Toute impressionnée par la machine, j’étais trop contente de rester dans la voiture pendant l’opération. C’était Disneyland dans ma tête !

Évidemment, je ne parle pas là d’un lavage de voiture classique, avec un seau et une éponge et une dame en bikini comme dans les films : je parle du premier lavage aux gros rouleaux. Comme ça :

Moi à 3 ans, sauf qu’avec plus de poils.

Je me suis limite fait dessus : j’ai commencé à être un peu inquiétée par le bruit assourdissant, puis par ces tourbillons de poils mousseux qui encerclaient le véhicule. Je me suis ensuite mise à angoisser, alors j’ai voulu sortir de la voiture, et l’adulte présent m’a dit que si je faisais ça on remplirait la voiture d’eau.

Alors j’ai dû attendre dans l’angoisse, sans que rien ne puisse me calmer, pas même la voix rassurante du parent devant moi. Je me disais qu’après, on allait se retrouver dans un monde parallèle, ou que la machine s’arrêterait jamais de la vie et qu’on resterait BLOQUÉS POUR TOUJOURS. 

Je pensais avoir eu un pic de claustrophobie à l’époque, mais apparemment, le lavage de voitures aux rouleaux a fait paniquer tout le monde, du moins dans mon entourage. C’ÉTAIT PAS DRÔLE DU TOUT.

Et franchement, à ce moment précis, j’aurais préféré que mes parents roulent dans une voiture couverte d’un mètre de poussière plutôt que d’avoir à revivre ça. Et tant pis pour la streetcred de la mifa.

Et toi, quelles sont les angoisses de ton enfance que tu comprends le moins ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Suricate suricatta
    Suricate suricatta, Le 18 avril 2014 à 14h27

    J'ai bien ri en lisant l'angoisse numéro 2! Quand j'étais petite, une fille de l'école racontait qu'il y avait un fantôme aux yeux verts dans le clocher de l'église du village (juste à côté de l'école, l'église) mais qu'on ne pouvait l'apercevoir que certains jours à une certaine heure lol Evidemment on faisait les malins qui n'y croient pas mais ça ne nous empêchait pas de scruter le clocher quand on se retrouvait le soir aux festivités scolaires :dowant:
    Et pour finir, si je me souviens bien, tout le monde prétendait avoir vu les "yeux verts" au moins une fois... Ah l'enfance :)

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