Les angoisses des lendemains de soirée

Les soirées, c'est vachement rigolo. Mais les lendemains de soirée, c'est moins marrant. Voici quelques-unes des grandes angoisses qu'on peut avoir au réveil.

Les angoisses des lendemains de soirée

Quelques week-ends par an, je fête un peu plus la fin de la semaine que d’habitude. Ces soirs-là, j’oublie un peu à combien de verres de vin ou de pintes de bière j’en suis et, bon, je perds un peu le contrôle de ma personne. 

La plupart du temps, quand ça m’arrive, c’est que c’est bien mérité, mais il faut bien avouer qu’il y a beaucoup de facteurs* différents et qu’on peut aisément être pompette sans même avoir abusé. Enfin bon, je suis pas non plus en train de me chercher des excuses, mais en fait si. En tout cas, que les choses soient claires : l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. C’est pas que je veux te faire la leçon ou te donner des ordres, mais eh, tu me connais : je veux ton bien et je suis obligée de le rappeler chaque fois que j’évoque l’alcool.

*T’en fais pas, je vais finir par me lasser de faire des blagues nulles.

Considérations préventives mises à part, il y a bien quelque chose qu’on est nombreux et nombreuses à avoir en commun : les interrogations au réveil, le lendemain de soirée. Des interrogations qui peuvent virer à l’angoisse complète, si tant est que tu n’oses pas appeler tes ami-e-s pour savoir si oui ou non, tes craintes sont fondées.

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Listons-en quelques-unes que tu pourras, si tu le souhaites, relire demain matin, quand tu flipperas en repensant à ta soirée. Tu n’y trouveras pas de solution, mais tu te sentiras au moins moins seul-e.

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« QUELLE HEURE IL EST ? »

Je mets cette angoisse-là en majuscule, parce que ça doit être celle qui fait palpiter le plus fort mon coeur fragile : se réveiller un lendemain de soirée un peu trop intense, c’est se réveiller avec une très grande probabilité d’ouvrir les yeux en un bond, persuadé-e d’être à la bourre pour la fac, l’école ou le boulot.

Le pire, c’est que, bien souvent, on émerge de cette façon assez violente le week-end, plus tôt encore que notre réveil en semaine. Se rendormir dans ces conditions compliquées, avec de la sueur qui perle en haut du front et le coeur qui tambourine jusque dans tes yeux, c’est pas Feng Shui, c’est pas très matin Ricoré. Ça pue le vieux slip, comme moment.

« Est-ce que j’ai fait des dégâts ? »

Dans quel cas de figure cette angoisse peut-elle pointer le bout de son nez ? Elle arrive quand tu as passé la soirée de type festive chez un-e pote ou, pire, dans la maison de ses parents. Même si tu n’es pas une habituée des black outs, ces réveils où tu as oublié une partie de la soirée de la veille (je veux pas me raconter mais j’en ai personnellement jamais fait), il est possible que tu vives un moment d’incertitude : est-ce que tu as pété des trucs ? Est-ce que tu as foutu le feu à la maison ? Est-ce que tu as rêvé que tu fumais une clope dans le lit des parents de ton ami en le regardant te supplier de sortir… ou est-ce que tu l’as effectivement fait ? Est-ce que tu as pété sur le nouveau canapé ?

Il faut quand même quelques minutes, quand on a une personnalité qui se fout la pression, pour arrêter de culpabiliser à l’idée d’avoir fait quelque chose de mal.

C’est déjà assez flippant, comme cas de figure, mais ça peut être pire. Si. Je te jure.

« Est-ce que j’ai fait des dégâts chez mes propres parents ? »

Tes parents sont partis en week-end dans la Drôme, c’est le moment idéal pour faire une petite soirée : la capacité de leur appartement ou maison est certainement beaucoup plus importante que celle de ton studio, et tu n’es pas obligée de trier tes invité-e-s sur le volet, en leur faisant limite passer un casting ou un QCM sur Les Princes de l’amour (on a les exigences qu’on a).

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Évidemment, quand on pense effectivement avoir mis un-e ami-e dans une mauvaise posture, on peut culpabiliser. Mais existe-t-il pire angoisse que celle de savoir que tes parents vont rentrer d’ici quelques heures, que la moitié des chaises de la terrasse sont cassées, que ton meilleur pote a vomi dans les géraniums, que les portes sont hors de leurs gonds et que le sol colle tellement que trois mouches agonisent dessus, incapables de se libérer les pattes ?

Non, je crois pas. Enfin, si, y a probablement pire, mais un lendemain de soirée, avec l’effet dépressif que peut avoir l’alcool, tout devient plus angoissant que n’importe quoi d’autres.

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Ah bah oui, ah bah ça, ça fait n’importe quoi et après ça se traîne les testiboules au sol.

« Est-ce que je me suis ridiculisée ? »

Il m’arrive de grimacer de honte en repensant, au réveil, à quelque chose que j’ai fait la veille. Je me sens ridicule, j’ai l’impression que les gens n’oublieront jamais ce faux pas, qu’ils me verront toujours comme « la fille qui faisait des jeux de mots sur le pet le 28 février 2013 à 6h54 ». C’est comme si, à ce moment-là, j’étais persuadée que socialement, je ne pourrai jamais me relever.

J’ai complètement tort.

C’est la seule catégorie où j’ai une solution : viens, on s’en fout, on s’en bat les ovaires au batteur Moulinex ! Que tu aies dansé n’importe comment, que tu aies parlé en bafouillant à quelqu’un de très important, que tu sois tombée la tête la première devant le mec/la fille qui te plaît le plus au monde… on s’en fout. Le ridicule ne tue pas (sauf quand on gagne un Darwin Award) (warning humour noir : il s’agit d’une fausse récompense remise aux personnes qui sont décédées de façon particulièrement stupide, ou avec beaucoup de malchance). Et surtout, les gens n’accordent finalement que peu d’importance à ce qu’on considère comme des humiliations.

Tant que ça ne remet pas en cause ton intégrité, au fond, tout va bien, non ?

« Combien j’ai dépensé ? »

Pour toutes les fois où tu retrouves, en allant te chercher un petit-déjeuner, l’équivalent de ton poids en reçus bancaires au fond de ta poche, et ta carte bleue jetée au fond de ton sac.

Quand je suis dans ce cas de figure, personnellement, j’agis de manière prudente et adulte : je les jette avant de faire le calcul pour savoir combien j’ai dépensé. Le déni est mon meilleur ami.

Et toi, quelles sont les plus grandes angoisses que tu te coltines au réveil, les lendemains de soirée ? Viens, fais tourner : promis, on te jugera pas.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Alycm
    Alycm, Le 1 février 2015 à 13h53

    J'adore tes blagues nulles :d
    Je coche toutes les cases, le pire c'est pour le reveil parce que forcement apres, tu es au radar toute la journée...
    Je plussoie pour la soirée chez les parents quand ils sont partis en week end, mais généralement tu nettoies tellement que ta maison est NIQUEL DE CHEZ NIQUEL quand ils rentrent (la barque n'a jamais été aussi propre de toute leur vie). Et plus a maison est etincellante, plus ils se doutent que les degats furent elevés (faut pas les prendre pour des quichons quand meme) ^^

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