Je viens de la campagne, et par tous les chemins… j’y reviendrai !

Lise a grandi dans ce qu’on peut appeler affectueusement un patelin paumé. Et si dit comme ça, ça a l’air chiant, en fait ce fut une enfance extrêmement chouette.

Je viens de la campagne, et par tous les chemins… j’y reviendrai !
#ViveLePrintemps ! Viens célébrer le retour des beaux jours, des jupes sans collants et du rhume des foins avec nous.

C’est l’occasion de se réjouir de tout ce que la saison va nous apporter à travers nos articles qui lui sont dédiés !

Longtemps j’ai jalousé les gens qui ont grandi en ville. Ils avaient tout : l’accès à la culture, une vie sociale plus riche, et comme c’était plus simple pour eux de faire du shopping, ils avaient carrément plus la classe que moi.

Ce n’est qu’avec le temps, en prenant du recul, que j’ai appris à voir la chance que j’avais d’avoir grandi à la campagne.

D’un patelin paumé à un autre patelin paumé…

Vous connaissez la chanson de Kamini, Marly-Gaumont ? Moi, j’ai d’abord vécu juste à côté.

Quand il dit « patelin paumé », c’est pas pour déconner : je vous parle de ces villages où il y a plus de vaches que d’habitants, où tout le monde se connaît et où le maître à l’école est aussi celui qui donne des oeufs frais à vos parents le week-end.

kamini-marly-gaumont

Exemple d’un samedi aprem posay.

Très vite, on a déménagé à côté de Lyon. On a trouvé une grande maison, dans le village le plus en altitude de la région : 300 habitant•es au bas mot, et des routes barrées au plus fort de l’hiver.

Dans un premier temps, je n’ai pas eu conscience de combien mon existence était différente de celles d’autres enfants. Je crois qu’au début, en tant que gosses, on a égoïstement tendance à croire que notre vie est la norme.

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J’avais un grand jardin dans lequel j’aimais courir, un gros chat qui faisait sa vie indépendamment de nous, et des kilomètres de chemins sur lesquels me promener.

C’est pas la p’tite bête qui va manger la grosse

Ado, j’ai intégré un lycée situé juste à côté d’une cité. J’ai rencontré des gens qui n’avaient pas du tout grandi comme moi, et leur vie m’était aussi étrangère que la mienne pour eux.

Le tout premier détail qui m’a frappée, il était tout petit. Alors qu’on était en classe, les fenêtres ouvertes pour profiter des dernières chaleurs de septembre, un insecte s’est glissé dans la pièce, atterrissant sur le bureau d’une élève. Celle-ci s’est mise à hurler, s’est levée de sa chaise et a filé au fond de la classe.

En fait, beaucoup d’élèves avaient peur des insectes, ou les trouvaient répugnants. J’ai eu du mal à comprendre cette réaction. Pour moi, les insectes étaient simplement des êtres vivants…

J’ai vite appris que c’était plutôt courant. Qu’il y avait aussi des gens qui avaient peur des chiens, de chevaux, des oiseaux…. Je vous l’ai dit, à l’époque j’étais dans ma bulle !

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J’ai grandi au contact des animaux, j’ai appris à les aimer, et c’est peut-être ce qu’il y a des plus chouette dans mon enfance à la campagne : je sais me comporter avec eux, sans pour autant faire dans l’excès de confiance.

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Genre par exemple là c’est mal parti. En même temps les tigres dans la campagne lyonnaise, c’est pas hyper courant.

Une autre vision de la liberté

Tout le monde ne vit pas son enfance à la campagne de la même façon.

J’ai une amie qui ne supporte plus de rentrer chez ses parents et savoure pleinement sa vie parisienne. Ce que je peux comprendre : devoir prendre la voiture pour la moindre petite course, être loin de se potes, c’est pénible.

Mais pour ma part, je serais toujours une fille des collines et des champs (comme Pocahontas avec les torrents et les montagnes, mais en moins stylé).

Rien que le plaisir, quand je reviens chez mes parents de nuit, de découvrir une voûte céleste remplie d’étoiles, alors qu’on aperçoit à peine quelques points lumineux dans le ciel parisien, me remplit de joie.

Et le bol d’air frais aussi, qu’on peut prendre en respirant à fond. À la campagne l’air est si pur que j’ai l’impression de le dévorer.

Quand je suis partie en Asie, je suis vite devenue nostalgique. Mais pas de la culture française, de la langue ou de mon entourage. Simplement des champs qui sentent bon l’herbe fraîche, dans lesquels broutent des vaches. Et de l’odeur des bottes de foin.

Ça peut vous sembler bizarre, mon trip à la Marcel Pagnol version colline lyonnaise. Mais pour moi, ça représente énormément de choses.

Aujourd’hui, j’ai beau vivre en ville, pouvoir m’acheter ou manger n’importe quoi n’importe quand, avoir mes potes à portée de RER (oui bon…), je n’ai aucun doute là-dessus : un jour, je l’aurai, ma petite maison au milieu des champs !

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Commentaires
  • Aska
    Aska, Le 29 décembre 2016 à 13h22

    J'aimerais retourner vivre à la campagne.
    Pour le calme la nuit, le bon bol d'air qui sent la nature en ouvrant tes volets, pour avoir une maison bien à toi et bien cocoon, ... pour un tas de trucs.
    Reste plus qu'à me faire livrer mes tas de colis sans trop de problèmes lol

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