Le pilote d’American Horror Story : Cult fait la satire d’une Amérique effrayée et effrayante

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Souvent critique, parfois cynique, le premier épisode d'American Horror Story saison 7 allie horreur et réel avec brio. Kalindi vous donne son avis sur ce pilote très réussi.

Le pilote d’American Horror Story : Cult fait la satire d’une Amérique effrayée et effrayante

Attention, ça va spoiler dans tous les sens. Si tu n’as pas vu le premier épisode de la saison 7, éloigne-toi immédiatement de cette page.

American Horror Story a tapé fort ! TRÈS fort !

Le générique dévoilé la semaine dernière donnait déjà le ton, tout comme les nombreuses bandes-annonces et photos distillées au fil des mois.

Je n’ai lu les infos que d’un œil distrait, pour être vierge de tout a priori sur la saison 7 et afin de l’affronter de plein fouet, sans préliminaires.

Quelle bonne surprise alors que de découvrir un épisode brut de décoffrage, où la bien-pensance n’a pas sa place.

Exit les codes de la série policée, bonjour le récit incisif qui n’épargne personne.

American Horror Story : Cult, de la politique et des phobies

Cette nouvelle saison aborde un sujet épineux : l’Amérique de Trump.

Ryan Murphy a pensé sa série non comme un pamphlet anti-trous du cul mais plutôt comme un grand point d’interrogation : à quoi peut bien ressembler le cauchemar d’une vie sous le régime du milliardaire mégalo ?

Pour répondre à cette question, les créateurs de l’anthologie nous présentent plusieurs personnages dont celui d’Ally (Sarah Paulson = la perfection), une démocrate lesbienne mariée à une jeune femme prénommée Ivy (Allison Pill).

Ally et Ivy ont un petit garçon qui s’appelle Ozzie, et qui kiffe lire des comics sur des clowns psychopathes.

À lire aussi : American Horror Story saison 7 sort ce mardi 5 septembre et s’offre un nouveau teaser flippant façon comics !

Seulement voilà, les clowns, c’est la phobie number one d’Ally qui n’en supporte même pas la vue.

Kikou !

Et ça n’est d’ailleurs pas la seule chose qui la fasse flipper à s’en rendre malade.

La jeune mère a aussi peur des trous (?), du sang, des Républicains et puis d’encore plein de trucs.

Et l’élection de Donald Trump ne va absolument rien arranger.

Bien au contraire, sa plus grande peur est devenue réalité et elle finit par céder à la paranoïa. 

En collant à l’actualité, American Horror Story éveille en moi encore plus de craintes que d’habitude.

Et elle fait monter la tension chez le téléspectateur en parlant de politique, de phobies, et de la peur d’une certaine politique. 

J’espère que les épisodes suivants continueront sur cette excellente lancée et qu’ils ne se perdront pas dans un grand n’importe quoi rempli de vide (comme la saison 3, no offense).

Les bases sont posées, il va maintenant falloir assumer. Je croise les doigts pour que mes espoirs ne soient pas vains.

American Horror Story : Cult, le retour d’un personnage creepy

American Horror Story est une série anthologique. Alors forcément, les saisons sont inégales.

Pour ma part, celles qui valent vraiment le coup, ce sont les saisons 1, 2 et 4.

J’aime bien les autres aussi évidemment (dès qu’il y a Evan Peters et Sarah Paulson, mon objectivité s’envole pour Pétaouchnok anyway), mais je les trouve un peu plus bordéliques.

Et cette saison, pour le plus grand malheur des gens qui aiment se bécoter dans les herbes folles, un personnage emblématique de la série refait apparition.

Le putain de clown TWISTY ! Soit le mec le plus dégueu de l’UNIVERS. Et je pèse mes mots. D’ailleurs je vous balance un gif de l’enfer parce que je suis une connasse :

« Mais meeeeeeeeeec, fais quelque chose pour ton look, par pitié ! »

Pour rappel, Twisty c’est un tueur en série déguisé en clown qui n’a qu’un seul but dans la vie : terroriser des gens et les zigouiller de la manière la plus salace qui soit.

Et parfois, il les emprisonne dans un vieux bus et leur fait des tours de magie creepy.

Aussi, quand l’envie lui en prend, il court vers toi comme un petit foufou :

Quel sacré farceur ce Twisty !

Putain, c’est un enfer ce mec.

Il œuvrait déjà en bon enfant de salaud dans la saison 4, efficacement intitulée Freak Show, en référence au film du même nom sorti en 1932 (un classique dont je vous parlerai bientôt en détail).

Déjà moi je le trouve infâme, alors imaginez ce que ça doit être pour la pauvre Ally qui est coulrophobe !

En tout cas, en le retrouvant, j’ai ressenti un plaisir malsain. J’étais en mode « huhu, les gars vont se faire trucider ».

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Et c’est ça qui est bon avec AHS et le genre horrifique en général. C’est une catharsis efficace qui m’exorcise de mes démons.

En somme, c’est une sorte de thérapie (SELON MOI, bien sûr. Ne vous énervez pas dans les commentaires) !

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American Horror Story : Cult pose les bonnes questions

Evan Peters — le quatrième homme de ma vie après Idris Elba, Alexandre Astier et Louis Garrelinterprète une espèce de taré qui veut faire régner la peur sur les États-Unis.

Au début de l’épisode, le jeune homme révèle devant une assemblée médusée que ce qui fait kiffer les gens, ce n’est pas la thune, l’amour, ou le sexe… C’est la peur.

Dès lors, la série interroge sur son propre rôle. Avoir peur, est-ce que c’est nécessaire ? Et du coup, avons-nous vraiment besoin d’AHS ?

Franchement, c’est un topic que je trouve passionnant.

Aussi, il est important de souligner que rien n’est surnaturel dans le pilote de cette septième saison. Le mécanisme d’horreur fonctionne sur des éléments bien réels.

Ce qui rend le produit télévisuel encore plus flippant puisqu’il fait intervenir la réalité et le possible.

Ryan Murphy regarde ses spectateurs droit dans l’écran et pose la question : la pire histoire d’épouvante ne serait-elle pas « l’histoire d’horreur américaine » ?

Là-dessus, je vous laisse, j’aimerais me faire un thé et je commence à en avoir par dessus la tête des saletés de clowns !

American Horror Story : Cult sera diffusé tous les mardis sur FX. Les saisons précédentes sont disponibles sur Netflix.

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Kalindi

Kalindi est la nouvelle cheffe de rubrique ciné/séries. Quand elle avait 7 ans, elle voulait être océanologue. A 8 ans, elle comprenait que pour cela, il fallait être bonne en maths. Du coup, elle a préféré se concentrer sur ses cours de théâtre pour devenir « actrice célèbre ». Aujourd’hui elle n’est ni actrice ni célèbre mais elle aime passionnément le cinéma.

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Voici le dernier commentaire
  • Tu as raison
    Tu as raison, Le 8 septembre 2017 à 14h22

    Je viens de regarder et je suis flippée ma mère :goth:
    @Kalindi
    Cet épisode me rappelle plein d'angoisses que j'ai sur le monde alors j'espère que ça me fera une catharsis comme pour toi. Des fois, ca fait tout l'inverse :hesite:
    J'ai hâte de voir la suite. Clairement, ce qui est flippant est que beaucoup d'éléments sont réels. Genre je flippais beaucoup aux premières images.
    Bon, après aussi en fait :cretin: Mais je me comprends :drama:

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