Amber (Clearlake)

Jason Peggs, le chanteur de Clearlake, décrit Amber, le troisième album du groupe, comme "le changement d’humeur qui se produit entre le coucher et le lever du soleil, lorsqu’on tente d’étouffer ses sentiments négatifs, pour les laisser émerger lentement quand le matin approche". Le monde qu’explore l’album dans ses textes, c’est bien celui-là : des […]

Jason Peggs, le chanteur de Clearlake, décrit Amber, le troisième album du groupe, comme "le changement d’humeur qui se produit entre le coucher et le lever du soleil, lorsqu’on tente d’étouffer ses sentiments négatifs, pour les laisser émerger lentement quand le matin approche".

Le monde qu’explore l’album dans ses textes, c’est bien celui-là : des émotions contradictoires, et qui pourtant se succèdent plutôt naturellement. La tentation d’auto-apitoiement ou au contraire la volonté de simplicité (So don’t say I have a one track mind, It’s only that I know what I like : Good clean fun), la peur de la souffrance, (Passions decay I know/You needn’t tell me/I’m sorry to say that’s so/I’ll push you away before you get/to do the same to me) et de la dépendance (You rely on someone else to make you feel alright as far as I’m concerned, That’s no kind of life) ou au contraire le bonheur assumé (Even though I could talk all day, I still run out of things to say, I feel fine in your company, Even when we sit silently And suddenly we’ll turn around and find we’ve talked all night, It’s getting light outside).

Les textes sont simples, sans chichi et visent juste la plupart du temps. Derrière eux, une ambiance musicale très brit pop bourrée de mélodies accrocheuses. Comme No kind of Life, le titre d’ouverture, Good Clean Fun, qui produit l’effet de son titre, Amber, 3min49 d’or liquide et surtout It’s getting light Outside (l’une des plus réussies de l’album peut-être), la chanson qui clôt l’album à coup de violons et de percussion contagieuse.

Ni bêcheur ni poseur, Amber n’exige pas de toi que tu l’entreprennes 10 fois avant de pouvoir être familier avec ses mélodies. Il t’entraîne immédiatement dans son sillage et on le remercie en le passant et en le repassant encore. Alors bon, on peut lire à droite à gauche des avis de gens qui disent que Clearlake, c’était mieux avant, plus expérimental, moins pop, et-les-artistes-ça-s’oxyde-au-contact-du-commercial-gnagnaprout-machin. M’en fout. D’abord, parce que j’ai pas écouté les albums précédents, donc je me gâcherai pas le plaisir. Ca me donne juste envie de les découvrir. Ensuite, parce que d’accord, on aura sûrement vu plus original, mais c’est pas une raison pour cracher dans la soupe. Amber, c’est bien et pis c’est tout.

Si tu veux écouter les trucs de Clearlake, c’est ici.

Leur page sur le label Domino Records

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Ambre
    Ambre, Le 7 avril 2006 à 15h26

    Le nom de l'album m'encourage à y jeter un coup d'oeil

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