Al Gore prend la relève du combat contre le réchauffement climatique dans « Une suite qui dérange »

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En cette journée de l'Environnement, l'ancien vice-président des États-Unis notoirement engagé pour le climat a eu des mots d'encouragement pour l'avenir. Afin de ne pas baisser les bras.

Al Gore prend la relève du combat contre le réchauffement climatique dans « Une suite qui dérange »

Jeudi 1er juin, dans la soirée, Trump annonçait le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Avec toutes les conséquences potentielles que cela implique.

Au même moment, je sortais d’une salle de cinéma où j’avais pu assister à une projection en avant-première du film Une suite qui dérange : le temps de l’action

Le combat d’un ancien vice-président américain

C’est un documentaire qui fait suite à un premier volet paru 12 ans plus tôt, Une vérité qui dérange.

Dans le premier film, Al Gore, ancien vice-président des Etats-Unis, faisait un véritable plaidoyer tout en pédagogie en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique.

C’est un combat que l’ancien homme politique mène depuis ses jeunes années, et qu’il n’a pas cessé de promouvoir.

C’est pourquoi dans ce second volet documentaire, on suit le chemin qu’il a parcouru entre les deux films et on assiste à l’état des lieux qu’il dresse aujourd’hui.

On pourrait voire les choses sous l’angle de la métaphore du verre à moitié vide, ou du verre à moitié plein. Un constat alarmant, contrebalancé par tous les progrès accomplis chaque jour.

Lui-même admet qu’il a failli perdre l’optimisme qui le caractérise plusieurs fois, que la lutte contre le réchauffement climatique est ponctuée de revers.

L’élection de Donald Trump en était un sérieux. Sa déclaration de retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris aussi.

Al Gore refuse de renoncer

Face à quoi, en cette journée de l’Environnement, il a souhaité rappeler au monde que rien n’est perdu, même si tout est à faire.

« Retirer les États-Unis des Accords de Paris est un acte irresponsable et indéfendable.

Ce choix affaiblit la place de l’Amérique dans le monde et menace d’endommager la capacité de l’humanité à résoudre la crise climatique à temps.

Mais ne vous méprenez pas : si le président Trump ne mène pas cette bataille, le peuple américain le fera.

Les dirigeants municipaux, les maires, les gouverneurs, les PDG, les investisseurs et la majorité du monde des affaires relèveront ce défi.

Nous sommes au milieu d’une révolution des énergies renouvelables qu’aucune personne ou groupe ne pourra arrêter.

La décision du Président Trump entre en profond conflit avec ce que la majorité des Américains attend de notre président ; mais peu importe ce qu’il fait, nous nous assurerons que notre transition inévitable et nécessaire vers une économie des énergies renouvelables continue. »

Et en effet, depuis le 1er juin, nombre d’acteurs se sont déjà engagés à continuer leurs efforts pour contrer le réchauffement climatique.

Michael Bloomberg, ancien maire de New York et envoyé de l’ONU pour les villes et le climat a par exemple annoncé que sa fondation fournirait la contribution annuelle de 15 millions de dollars des Etats-Unis à l’UNFCCC, la branche de l’ONU vouée au climat, si Trump s’y refusait.

Un véritable mouvement de contestation, émergeant à la fois des citoyens américains opposés à ce retrait et de figures importantes telles que Swharzeneger, le maire de Pittsburg, ou encore Leonardo Di Caprio.

Et ils ont raison, car « l’utopie, c’est de penser que l’on peut continuer comme ça » rappelait Nicolas Hulot en 2015.

Les réalisateurs prennent la parole

À ces voix ce sont aussi jointes celles des réalisateurs du documentaire, Bonni Cohen et Jon Shenk, qui se sont dits « choqués et déçus » par la décision du président américain.

J’ai rarement trouvé cette expression aussi appropriée, alors je leur laisse le mot de la fin :

« Nous avons été choqués et déçus d’entendre l’annonce du Président Trump concernant le retrait des États-Unis des accords internationaux & historiques enfin passés à Paris, lors de la COP21.

Dans notre nouveau film, Une suite qui dérange : le temps de l’action, nous avons filmé les coulisses de ces accords pour montrer le travail acharné, la finesse et la passion qui ont permis de les mettre en place

Nous espérons que le dur travail de ceux grâce à qui ces accords ont eu lieu ne sera pas vain.

La bonne nouvelle est qu’il y a de bonnes raisons de garder espoir.

La technologie permettant de créer assez d’énergies renouvelables pour le monde économique et d’éviter une catastrophe climatique totale existe.

Maintenant que le Président Trump a pris la décision de réduire l’engagement de l’Amérique envers le monde, nous devons tous nous efforcer de faire davantage d’efforts afin d’assurer la bonne santé de notre planète. »

Une suite qui dérange sortira le 1er novembre.

À lire aussi : Sauvons la planète ! (En toute humilité) — Le dessin de Cy. pour la COP21

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