Après La Môme, le réalisateur Oliver Dahan et l'actrice Clothilde Corau se retrouvent pour lutter contre les violences faites aux femmes. Reprenant l'imaginaire des films de Charlot, Olivier Dahan a réalisé un clip mettant en scène Clothilde Corau et Dider Bourdon dans une scène de la vie quotidienne pour dénoncer le sort fait à certaines femmes. Le final du clip est particulièrement violent, un manière de marquer les esprits pour ne pas oublier qu'en France, une femme meurt tous les cinq jours sous les coups de son conjoint.
Le journal, moribond il y a presque deux ans, continue son entreprise de résurrection. En 6 mois, il a réussi à augmenter son audience de 10% notamment à coup de nouvelle formule et d'opérations clin d'oeil (comme la distribution de roses, par exemple). Dans les médias, il est devenu le symbole du retour gagnant. Bref, Libé c'est un peu le Jésus de la presse écrite.
Cette fois, la direction du quotidien propose une édition gratuite ce vendredi, financée par la pub à la manière des gratuits.
Une opération pleine de bon sens : faire revenir les lecteurs déçus et aller vers ceux qui n'ont jamais ouvert Libé en leur proposant de découvrir gratuitement la nouvelle formule.
Note que pour récupérer le journal, tu dois présenter un coupon dispo sur le site de Libération.
[MAJ du 11/04/08] Libé a acheté un espace publicitaire dans le journal gratuit Metro pour faire la promotion de cette opération. Voici l'encart que l'on peut voire dans l'édition de Metro en question :
Le slogan, "Le 11 avril, Libération est gratuit. Lisez-le vous comprendrez pourquoi il est payant", a provoqué un tollé au sein de la rédaction de Metro. Caroline Brun, présidente du comité éditorial, explique dans un billet publié juste au-dessus de la publicité que les journalistes l'ont perçu comme une agression au sein même de leur média. Elle, juge finalement que ce pic lancé par Libé est surtout un signe de reconnaissance : "Que Libé fasse sa pub chez nous, en soulignant l'avantage comparatif, façon campagne Leclerc, c'est la gloire".
Ce qu'on en retient surtout, c'est qu'un payant fait sa pub dans un gratuit pour son édition gratuite en arguant de sa qualité de payant...
Pour Denis Pierrard, DG du quotidien taquin, "cette publicité est un clin d'oeil. Nous croyons que la presse gratuite et la presse payante ont chacune leur place, chacune leur type de produit". Justement Denis, pourquoi ne restes-tu pas à ta place ?
De quoi continuer le débat presse gratuite versus presse payante, déjà entamé sur nos forums...
C'est un pari que d'oser le kiosque en 2008, et GQ (prononcer Djikiou), méga-monument de la presse masculine aux States, tente le coup en important dans notre contrée sa version française. Impossible de le rater, tant par sa couverture accrocheuse que par la ribambelle d'exemplaires distribués dans les étals. "Hep, tu ne m'as pas acheté dans la première rangée, Hep, je suis là, en haut, dans la 2ème rangée, Hep, sur la caisse, oui là, allez touche-moi au moins !"
"Le magazine qui parle aux hommes sur un autre ton"
GQ se dévoile : aucune intention d'angoisser sur le statut de l'homme qui change. Les hommes vont lui dire Thank You. Merci. Pas non plus envie de se créer des barrières, mais plutôt une préoccupation de partage, de rester curieux sur le monde et les tendances. Bravo.
LE but de GQ en France : développer un titre pour les 25-40 ans, fidèle au concept GQ déjà existant, mais adapté à l'état d'esprit du Julius français.
A première vue, GQ, numéro 1, est intrigant. La sobrieté d'une couv' noire, cachant une "vraie couv" avec Cassel, un slogan XXL annonçant la couleur et le poids d'un coeur de catalogue 3 Suisses. Et poids lourd il n'est pas que physiquement : derrière le premier numéro de GQ, il y a une artillerie. 416 000 exemplaires d'un magazine de 323 pages vendu 1 euro, c'était une opération. Pour la rendre viable, Condé Nast - l'éditeur - a fait le choix d'y aller fort sur la pub, qui compose la moitié de ce premier numéro du mensuel. Les ventes sont ambitieuses, avec 70 000 exemplaires pour commencer en 2008…
C'est à quel sujet ?…
Six rubriques comme dans nos magazines à nous Ce qui est drôle, c'est qu'à l'énoncé des rubriques, j'ai eu envie de dire " tiens c'est bien des trucs de mecs ça". Et j'ai lu. C'est complet, mais avec toujours un angle intéressant. culture, société, sexe ("la flemme est l'avenir de l'homme"), travail, foot ("l'équipe de France a-t-elle un style ?), entretien de Bayrou par Beigbeder, égo ("faut-il sous traiter sa vie privée ?"), mode, voyages, hi-tech, photos.. c'est complet et ça donne envie... Ca ressemble à de la presse masculine, mais ça n'a pas le goût habituel de la presse masculine. Rien que pour ça, ça vaut la peine de s'y pencher.
Question saugrenue, me diras-tu, et pourtant, qui vaut selon la peine d'être posée. L'autre midi, nous sortions sympathiquement avec Charlotte nous restaurer quand on passe devant une grande affiche pour le magazine "Votre Beauté", dont voici la couverture.
Ma réaction : "ah bé carrément, le nichon à l'air, ici !"... Charlotte, elle, me fait "hein ?". Je lui explique puis elle me sort un "je l'avais même pas vu, tellement c'est devenu banal... Et pourtant, ils ont pas besoin de montrer une nana à poil pour faire passer le message du dossier". C'est pas faux.
La réflexion que je me fais - en bon mâle que je suis : je pensais qu'un sein exhibant allègrement son téton était un truc qui faisait sourciller les mecs, moi. Or, là, ce n'est pas de FHM dont on cause, mais bien de la couv' de Votre Beauté, magazine résolument destiné aux femmes - du moins, je pense.
Or, tu te doutes qu'une couverture est un élément essentiel, voire vital pour n'importe quel magazine. On ne la choisit jamais par hasard. Elle doit "parler" tout de suite au futur lecteur, elle doit annoncer ce que le magazine contient et surtout, elle doit inciter à vendre le magazine.
Les questions que je me pose et que je vous pose, chères lectrices de madmoiZelle :
Cette couverture t'attire-t-elle, te paraît-elle vendeuse ? (et je ne parle pas du contenu, mais bien de la photo)
Faut-il vraiment montrer du sein nu (et parfaitement proportionné, of course) pour vendre du magazine féminin et si oui, pourquoi ?
Que signifie cette couverture, selon toi ? Que veut "dire" la rédaction à sa potentielle lectrice ?
Et c'est pas un peu contradictoire, ça ?... Faut-il vraiment montrer des nanas au corps de rêve pour inciter les femmes à acheter un produit ?
Voilà, c'est ton devoir du week-end, j'espère que le sujet t'intéressera :)
Cyril Monnier, animateur sur Europe 2 depuis deux ans, a fait ses adieux à l'antenne, en direct dimanche soir. Pris par l'émotion, il ne peut pas finir l'émission... Tu verras, c'est à la fois drôle et en même temps, pas drôle.
La phrase des fois con, des fois pas :(propose la tienne)
"- No one has ever talked dirty to us. - That sounds very appealing" (Moi, toi, et tous les autres)