Les sondages réalisés ces derniers jours aux Etats-Unis sont unanimes : Barack Obama fait désormais la course en tête, loin devant son rival républicain.
Empétré dans ses contradictions idéologiques face à la crise financière, encombré par sa colistière Sarah Palin, John McCain accuse un retard compris entre 5 et 9 points selon les enquêtes.
Aux yeux d'une majorité d'Américains, Barack Obama est l'homme qui inspire confiance pour sortir le pays de la crise. Même les Etats réputés imprenables, comme la Floride, basculent aujourd'hui dans le camp démocrate.
Elections US : McCain suspend sa campagne (25/09/08)
Mis à mal dans les sondages par la crise financière, John McCain reprend l'offensive en annonçant qu'il suspend sa campagne électorale et demande l'ajournement du débat qui doit l'opposer à Barack Obama vendredi.
Objectif de ce nouveau coup de poker (après le choix de Sarah Palin) ? Incarner aux yeux des Américains la figure du patriote qui sait se placer au dessus de la mêlée politicienne quand la situation l'exige.
Barack Obama, pour qui le débat de vendredi est une belle occasion de prendre l'avantage sur son rival, s'oppose à l'ajournement.
Le candidat démocrate a par ailleurs pris l'initiative, approuvée par John McCain, d'un communiqué commun qui appelle républicains et démocrates à travailler ensemble pour résoudre la crise.
Elections US : le krach financier emporte l'effet Palin
Rien ne va plus dans le camp conservateur. Alors que l'ère Bush s'achève dans le chaos, John McCain et Sarah Palin donnent l'impression d'être complétement dépassés par les événements.
Difficile pour des ultra-libéraux convaincus d'assumer les interventions massives de l'Etat Fédéral, qui tente vaille que vaille de sauver ce qui peut l'être, en nationalisant dans l'urgence les canards boiteux de la finance américaine.
Prise à contre-pied idéologiquement, Sarah Palin s'est déclarée "très déçue que les contribuables doivent encore payer les pots cassés". A l'heure ou les Américains ne pensent qu'à la sécurité de leurs économies, cette déclaration n'a rassuré personne sur les compétences de la dame...
Conséquence : Barack Obama regagne le terrain qu'il avait perdu dans l'opinion au cours des quinze derniers jours. Candidat affiché de la rupture, il profite de la faillite de l'administration Bush. 65% des Américains voient en lui l'homme du changement (cf New york Times).
Hillary ne veut "ni McCain, ni Palin" (15/09/08)
"Il faut en finir avec les politiques inefficaces des huit dernières années". Ceux qui doutaient encore, au sein du camp démocrate, de l'engagement d'Hillary Clinton aux côtés de Barack Obama commencent à respirer.
"Pas question, pas de question, ni McCain, ni Palin" a déclaré dimanche, dans l'Ohio, l'ex première dame des Etats-Unis, candidate malheureuse à l'investiture démocrate.
Pour contrer "l'effet Palin", Barack Obama a plus que jamais besoin de la mobilisation de clan Clinton, tout particulièrement auprès de l'électorat féminin et des "cols bleus" dont la position sociale est fragilisée par la crise économique qui s'étend aux USA.
McCain profite de l'effet Palin (10/09/08)
C'était un pari risqué, mais il est en passe de réussir. La désignation de Sarah Palin comme candidate à la vice-présidence des Etats-Unis booste le ticket républicain.
Un sondage réalisé par l'institut Gallup à l'issue de la convention républicaine pour le quotidien USA Today donne 50% d'intentions de vote à McCain, contre 46% à son rival.
L'effet Palin se traduit notamment par une forte remobilisation de la droite religieuse, le bastion des électeurs de Georges W. Bush.
Dans le camp démocrate, on mise sur un essoufflement rapide de l'ouragan médiatique Sarah Palin. Obama compte également sur Hillary Clinton pour rallier à sa cause la part d'électorat féminin qui lui fait désormais défaut dans les sondages.
Elections US : McCain candidat officiel
Ce n'est pas une surprise : les délégués républicains ont validé le ticket McCain-Palin dans la course à la Maison Blanche.
Perturbée dans son déroulement par l'ouragan Gustav, la convention républicaine n'a pas offert à John McCain la tribune médiatique espérée, une semaine après le carton réalisé par Barack Obama à Denver.
Le candidat s'est même fait piquer la vedette par sa colistière dont le discours était particulièrement attendu par la presse.
Sarah Palin n'a pas manqué à sa réputation en attaquant frontalement Barack Obama : "Voici un homme qui peut délivrer un discours entier sur les guerres menées par l'Amérique et ne jamais utiliser le mot victoire, excepté quand il parle de sa campagne".
Verdict des urnes dans deux mois jour pour jour...
Gustav bouleverse la convention républicaine (01/09/08)
John McCain et ses conseillers avaient tout prévu pour faire de la convention républicaine de St-Paul/Minneapolis un événement susceptible de rééquilibrer le bénéfice d'image engrangé par Barack Obama, la semaine dernière, à Denver.
Tout, sauf Gustav.
Gustav, cet ouragan qui menace la Nouvelle-Orléans et la côte sud des Etats-Unis, après avoir frappé violemment Cuba.
John McCain a décidé d'annuler l'essentiel du programme de la journée d'ouverture de sa convention, histoire d'éviter un remake de l'effet catastrophique qu'avait produit aux yeux des Américains, en 2005, un Georges Bush amorphe assistant depuis son lieu de vacances à la destruction de la Nouvelle-Orléans par l'ouragan Katrina.
Les organisateurs de la convention républicaine font savoir qu'ils adapteront le programme des jours à venir en fonction des événements...
Sarah Palin, une femme pour McCain (29/08/08)
La nouvelle vient de tomber il y a quelques minutes, le candidat républicain John McCain a choisi, à la surprise générale, une femme comme Vice Président.
Alors que tout le monde se questionnait sur le choix qui serait fait entre Mick Romney (qui était lui même candidat à l'investiture républicaine) ou Joseph Lieberman, c'est finalement Sarah Palin qui a été choisie. Gouverneur de l'Alaska depuis seulement deux ans, elle est considérée ici comme une conservatrice pure et dure. Contre l'avortement - elle est connue notamment pour avoir refusé l'avortement alors qu'on lui annonçait que son enfant serait Trisomique 21, pour le port des armes, la nomination de cette illustre inconnue du grand public démontre la volonté du camp républicain de convaincre la branche dure du parti et de rallier les anciens électeurs encore indécis d'Hillary Clinton... Son premier discours devrait intervenir la semaine prochaine lors de la convention républicaine.
Par Adeline, notre blogueuse expatriée new-yorkaise
Elections US : Obama candidat officiel (28/8/08)
C'est fait ! Les délégués ont investi officiellement Barack Obama candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis. La bonne surprise de cette convention réunie à Denver est venue du clan Clinton. Après Hillary-la-rivale-malheureuse, le grand Bill en personne est venu dire à la tribune tout le bien qu'il pense désormais du candidat :"Barack Obama est prêt pour diriger l'Amérique et pour restaurer le leadership américain dans le monde". Difficile de faire mieux. Cette unité retrouvée du parti démocrate, même si beaucoup pensent qu'elle n'est qu'une façade, libère Obama et son équipe qui peuvent désormais consacrer toute leur énergie à mener campagne contre McCain.
Prochain temps fort: la convention républicaine qui se réunira la semaine prochaine à Minneapolis.
ELECTIONS US : UN ATTENTAT CONTRE OBAMA DEJOUE (25/08/08)
Selon la chaîne de TV CBS4, les services secrets américains ont arrêté plusieurs individus qui projetaient d'assassiner Barack Obama pendant la convention démocrate à Denver.Ce commando pourrait être lié aux mouvements racistes qui militent pour la suprématie des blancs aux USA. Pour ces grands malades piquousés à l'hitlérisme, l'entrée d'un Noir à la Maison Blanche est tout simplement inimaginable...

Tharin Gartrell et Nathan Johnson, deux des suspects
OBAMA ET McCAIN AU COUDE A COUDE (21/08/08)
L'avance que Barack Obama possédait dans les sondages face à son rival républicain a fondu comme neige au soleil cet été. La dernière étude en date, réalisée par Bloomberg et publiée par le Los Angeles Times, donne 45% d'intentions de vote au leader démocrate contre 43% à son adversaire.
Si 80% des Américains considèrent que McCain a les qualités nécessaires pour être président, ils ne sont que 44% à penser la même chose d'Obama.
Plus rude encore pour le jeune sénateur de l'Illinois: 9% des sondés affirment qu'ils sont mal à l'aise à l'idée de voter pour un candidat noir et près d'un sur six pense que les Etats-Unis ne sont pas prêts à élire un Président noir.
Pour autant, rien n'est joué. Tous les observateurs s'accordent à dire que l'élection sera dominée par les questions économiques. Là, Obama prend nettement l'avantage. 45% des sondés lui font confiance pour résoudre la crise qui frappe le pays. Son rival est loin derrière avec 28%.
Obama sera désigné officiellement candidat la semaine prochaine au cours de la convention du parti démocrate qui se réunira dès lundi à Denver. Puis viendra le tour de McCain, la semaine suivante à Minneapolis, lors de la convention républicaine.
Les candidats auront alors deux mois pour se départager, l'élection ayant lieu le 4 novembre prochain...