5 conseils pour toi qui ne veux pas rentrer de ton séjour à l’étranger

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Rentrer d'un long séjour à l'étranger, ce n'est pas forcément facile. Alors Esther t'adresse une lettre, à toi qui appréhendes, et te glisse 5 conseils en passant. Respire, ça va aller.

5 conseils pour toi qui ne veux pas rentrer de ton séjour à l’étranger

Salut toi.

Oui, je sais. Tu n’as pas envie de rentrer. Je suis justement là pour te rassurer.

Bien sûr que tu as peur de ce que ça implique, que tu n’es pas prête, que tu voudrais profiter encore un peu de la douceur du cocon qu’est devenu ce nouveau chez toi.

Tu as une pointe d’envie de retrouver les gens que tu n’as pas vu depuis plusieurs mois, mais c’est un sentiment mêlé d’appréhension.

Est-ce qu’ils vont te reconnaître ? Est-ce qu’ils vont te trouver changée ? Est-ce que toi, tu vas les reconnaître ? Est-ce que vous vous comprendrez toujours ?

Et quid de celles et ceux que tu as rencontré ici ? Est-ce que tu reviendras ? Est-ce que tu vas parvenir à te réhabituer à ta vie en France ? Est-ce que tu vas oublier la langue que tu as apprise ici ?

Ça fait beaucoup de questions. Rassures-toi, aucune n’a de réponse dramatique, et d’ailleurs il n’y a jamais une seule réponse.

On trouve chacun•e nos façons de faire face, de se réhabituer.

On revient de l’étranger en ayant grandi

Tu as raison quand tu penses que tu as changé. Il ne peut pas en être autrement quand on a été projetée seule dans un tout nouvel environnement, et qu’on a dû apprendre à y être bien.

Mais je vais te dire quelque chose : tu es toujours toi. Grandie, peut-être plus confiante, peut être plus aguerrie, peut-être un peu perdue aussi, mais c’est toujours toi.

Alors ne laisse personne dire que tu n’es plus toi-même. Et souviens toi que ceux qui ne t’ont pas accompagnée dans ce voyage sont les mêmes aussi, simplement ils ont également vécu pendant ces quelques mois loin de toi.

Le maître-mot des retrouvailles : la tolérance

Ça peut nécessiter un temps de réadaptation, des mises au point claires sur ce qui a évolué en vous respectivement, mais surtout un ingrédient essentiel : de la bienveillance, de chaque côté.

N’hésite pas à en faire preuve et à la demander. À tes parents par exemple, qui se demandent où est passée leur petite fille. Encore une fois : tu as grandi ! Et c’est tout à ton honneur.

Que ceux qui te retrouvent ne te reprochent pas les quelques expressions étrangères qui émaillent encore tes phrases, tes habitudes qui ont changé, tes allusions fréquentes à ton séjour… Celles-ci finiront par s’espacer, il faut simplement un peu de temps pour digérer.

Le franglais, allégorie.

Que tu ne leur reproches pas d’avoir stagné, d’avoir des considérations que tu estimes loin des tiennes, d’être surpris•es par tes réactions.

Toi et ta meilleure amie avez simplement vécu des choses différentes, et finalement c’est votre richesse. Ça fait d’autant plus de choses à raconter, de points de vue à échanger, de discussions à avoir.

Et même si vous étiez loin, vous partagez encore tellement de choses. Quasi-sûre que chacune d’entre vous à de nouvelles séries top à faire découvrir à l’autre, des secrets à vous raconter, de nouveaux amis à présenter.

Ce n’est pas parce que tu as donné et pris peu de nouvelles, et réciproquement, que vous n’avez plus rien à faire ensemble. Loin de là.

Tu ne perds rien de ce que tu as vécu à l’étranger

L’autre pendant, c’est la peur de perdre les personnes qui restent dans ton pays d’accueil, ou qui elles aussi repartent, mais pas dans le même avion que toi.

Je ne vais pas te mentir : ce n’est pas facile de rester vraiment proche de toutes les personnes qui ont partagé ton quotidien pendant des mois. Il y en a avec qui tu ne parleras plus, ou beaucoup moins souvent.

Et tu sais quoi ? C’est pas grave. Parce que celles-ci, si un jour tu voyages dans leur pays ou qu’elles viennent dans le tien, vous serez ravi•es d’organiser quand même des retrouvailles.

Et aussi parce qu’il y a les autres, celles avec qui tu continueras d’échanger des messages quotidiens à ton retour, ou celles dont tu prendras des nouvelles régulièrement, celles que tu parviendras à revoir coûte que coûte.

Parfois, ce n’est pas celles avec qui l’on pensait être le plus proche qui restent effectivement les plus proches. C’est aussi une autre manière d’envisager ces relations, de les vivre à distance. Et tu verras, on s’y fait.

Calin-fantôme ! Tu ne peux pas le sentir, mais il est là. 

Tes souvenirs ne vont pas disparaître. Tu peux les conserver bien précieusement, chacun•e a sa façon de faire.

Un film, un carnet de voyage, des photos à accrocher sur tes murs, une boîte qui contient tout ce que tu as ramené, ou simplement ta tête : ils sont là.

Et c’est une bonne chose, parce que tu as eu la chance de vivre tous ces moments, d’en profiter pleinement.

N’importe quand dans ta vie, tu pourras les ressortir et te dire que ces personnes existent, et que le monde est meilleur grâce à elles. Que tu as croisé leurs chemins et que putain, c’était quand même pas gagné de vivre des choses aussi fortes.

Alors respire un grand coup : elles ne sont pas derrière toi, tu ne les as pas abandonnées. Elles sont avec toi.

Tout n’est pas si fade, une fois de retour

Tu vas me dire, outre les gens, et si le monde te semble terriblement ennuyeux, maintenant que tu es rentrée ?

La réponse est dans la question : le monde peut sembler être ennuyeux, mais il ne l’est pas. Sauf si tu le décides. Du coup, le bon côté de la chose, c’est que tu peux décider qu’il ne le soit pas.

Ça ne tient qu’à toi de te fixer de nouveaux défis, d’essayer de faire le plus souvent possible des choses que tu n’avais encore jamais faites, d’inventer de quoi avoir envie de te lever le matin.

Choisis d’être exactement la personne que tu veux être.

S’il y a bien un truc qu’on apprend lorsqu’on part loin, dans un environnement inconnu pendant un moment, c’est qu’en s’affranchissant des attentes de nos proches et en menant la vie qu’on souhaite mener, on se libère d’un sacré poid.

Ton kiff à toi, au fond tu le sais, ce serait de faire de la pâtisserie,et pas des études de droit ? Balance ton code pénal et va t’inscrire dans un CFA. Tu ne t’es pas libérée d’un carcan pendant des mois pour le renfiler à ton retour.

Dans l’instant ou à plus long terme, tu peux choisir d’arrêter de te poser 1000 questions qui paralysent. De vivre au jour le jour.

Tu verras : on se sent vraiment mieux.

Et gardes en tête que tu mérites d’être entourée de personnes bienveillantes, de personnes avec qui tu te sens bien.

Oui, malgré tout ce que j’ai dis avant, ça peut signifier prendre ses distances avec l’entourage qu’on avait avant de partir, ou élargir son cercle pour respirer un peu, si vraiment on n’arrive pas à gérer les retrouvailles. Ça tombe bien, tu sais faire maintenant, rencontrer de nouvelles personnes !

Prendre le temps qu’il faut pour digérer

Oh, un dernier truc : c’est normal que ça n’aille pas pendant un moment. Ça fait beaucoup de choses à gérer d’un coup, un retour (et encore davantage lorsqu’on pense à toute la paperasse administrative nécessaire).

D’autant plus qu’en effet : ceux qui n’ont pas vécu cette aventure à tes côtés ne comprendront sans doutes jamais réellement à quel point cette expérience a été fondatrice pour toi.

Mais ça finira par aller de nouveau, parce que tu trouveras un moyen pour que ça aille de nouveau. Quitte à ce que ce moyen ce soit de repartir, même si en réalité je t’assure : tout n’est pas si nul, ici !

Les boulangeries françaises par exemple, ça c’est pas si mal.

Et si tu vis parfaitement bien ton retour, sans te poser 1000 questions, tant mieux ! N’hésite pas à partager ce qui t’as permis de passer le cap : ça pourra en aider plus d’un•e.

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Commentaires
  • Amanda0
    Amanda0, Le 17 août 2017 à 14h57

    Lalalalala je rentre lundi soir après 1 an passé entre Argentine États Unis et Angleterre... Pour retrouver les parents, les cours (après 5 mois passés dans la vie professionnelle ca fait pas extrêmement envie) et le fait qu il faut que je parte a la recherche d un M1 #TeamRecalagePostL3

    Je sens que je vais vite en avoir marre et vite repartir... Mais merci Esther ton article fait du bien ❤

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