Les 5 plaies de la rentrée étudiante

L'étudiant-e affronte à la rentrée 5 plaies bien pires que celles qui frappèrent naguère l'Égypte. On exagère à peine.

Les 5 plaies de la rentrée étudiante

Ami-e-s. Soeurs, frères. Confrères. Étudiant-e-s. L’heure est grave.

Ce mois de septembre est le mois de la rentrée étudiante. Et, toi-même tu sais, le parcours jusqu’aux vacances d’hiver est semé d’embûches. Ensemble, exorcisons le mal qui nous ronge en passant en revue les 5 plaies de la rentrée étudiante. Et par ordre de difficulté s’il vous plaît !

La soirée de pré-rentrée

La soirée de pré-rentrée pourrait ne pas être une épreuve, mais malheureusement, elle clôture la période estivale et à ce titre elle est frappée du sceau de l’infamie.

Il y a ceux qui ont passé un stage ennuyeux à trier des cartons et qui devront écouter les récits de leurs amis partis aux Maldives, ceux qui auront vécu des peines de coeurs et qui devront annoncer à la société leur retour dans le camp des célibataires, ou encore ceux qui ne s’étaient pas encore remis de la cuite de la veille (mais si, celle de la fête de fin de vacances, enfin !) et dont cet ultime verre de panaché signe la fin des hostilités… au moins jusqu’aux prochaines fêtes de fin de partiel.

La réunion de pré-rentrée

Beaucoup plus officielle, la réunion de pré-rentrée est organisée par les enseignants et se déroule en général en amphi.

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Pendant deux heures environ, les intervenants se succèdent pour présenter leurs matières, pour les plus chanceux d’entre nous ; pour les plus malchanceux il s’agit plutôt de convaincre les étudiants qu’il est encore temps de fuir, parce que de toute façon il n’y a pas de débouché à ce master Art Rupestre Psychologique, c’est bien connu.

La réunion de pré-rentrée est une plaie à part entière car elle va te soumettre à une tentation terrible : combien de temps résisteras-tu avant de lancer Facebook ou madmoiZelle sur ton ordinateur où tu fais mine de prendre des notes pour les réunions Erasmus ? 10 minutes ? 20 minutes ? Une heure ? Voilà, tu n’as même pas commencé les cours et tu procrastines déjà. Bien le bravo !

Les inscriptions pédagogiques

Tu es inscrit-e- administrativement ! Mais il te reste à t’inscrire pédagogiquement et à créer ton emploi du temps du premier semestre…

En général, la torture commence avec l’insidieuse question de la date de début des inscriptions. Si les « au fait c’est quand les péda ? » se multiplient sur ton Facebook, c’est qu’il est en effet temps de te renseigner.

Mais les plus malins d’entre nous savent bien qu’il n’est pas bon de répondre à cette question. Dans la jungle estudiantine, c’est chacun pour soi ; or le nombre de places dans les TD (travaux dirigés) aux horaires corrects sont limités.

Et qu’est-ce qu’un horaire correct en fac ? Après 10h du matin, avant 16h, et si possible pas durant la pause de midi. Même si on peut toujours s’arranger…

Le prof a 10 secondes de retard ? Bon ben le cours est annulé alors ! 

L’information de la date d’ouverture des inscriptions est donc un bien précieux qui permettra de laisser les plus faibles brebis du troupeau sur le carreau, obligées d’aller en cours le samedi matin à 8h faute de place ailleurs.

Toute démarche administrative incluant le site Internet de ta fac

L’université aime Internet. Et elle a bien compris que c’était ça qui marchait avec les jeunes. Elle veut donc les séduire et use de plus en plus du Web comme d’une plateforme administrative.

Sauf que voilà… L’université, lorsqu’elle tente de s’approprier Internet, ressemble à un nonagénaire tentant maladroitement de faire la cour à son infirmière : c’est touchant au début, mais ça devient rapidement agaçant.

« Mais puisque je te dis qu’on a le wifi… dans certaines parties de l’amphi seulement mais bon, allez viens ! ». 

Il y a évidemment la grand-messe des inscriptions pédagogiques en ligne qui sera complètement parasitée par l’afflux d’utilisateurs et fera sauter le site durant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Il y a aussi cette messagerie personnelle hébergée par ta fac dont l’ergonomie fait presque pâlir Gmail de jalousie… mais trop tard, tu as déjà oublié son mot de passe. Dommage, c’est là que te seront envoyés tes horaires de partiels et les changements de salle de dernière minute !

La mutuelle étudiante

Je ne rirai pas des files d’attentes devant les mutuelles étudiantes pour obtenir cette fichue attestation de carte vitale, je ne rirai pas des heures passées au téléphone, à liquider son compte en banque en appels surtaxés et vains. Je ne rirai pas des délais extraordinaires d’obtention d’une première carte vitale.

Non. Je ne rirai pas des mutuelles étudiantes. Parfois il faut savoir reconnaître lorsque l’ennemi est plus fort que soi, et se soumettre humblement.

Célèbre allégorie représentant la reddition de l’étudiante tombée au champ d’honneur face aux troupes de la LMDE-SMEREP

Mutuelle étudiante, tu m’as vaincu. Je dépose les armes, puisses-tu te montrer charitable envers mes proches et moi-même, par pitié. S’il te plaît. Juste un peu ? Je t’en supplie.

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Une fois que tu auras survécu à ces épreuves, tu seras un-e vrai-e étudiant-e aguerri-e-, mais ne sois pas trop sûr-e de toi ! Je te vois venir avec cet air « j’ai tout connu, j’ai tout vu ». Les secrétariats ouverts quatre heures par semaine les jours impairs et seulement les années bissextiles auront tôt fait de te remettre à ta place.

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Heureusement, entre-temps, les amis, les profs inspirants, les discussions à n’en plus finir devant la machine à café et les fous rires en bibliothèque seront là pour te rappeler à quel point c’est cool aussi, d’être étudiant-e !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • ValouSestra
    ValouSestra, Le 21 octobre 2014 à 16h11

    Des toulousaines... Et bien, dans ma fac à moi (Université Paul Sabatier de Toulouse), on ne choisit pas DU TOUT nos créneaux ! Ah, les joies de commencer à 7h45 ! Ah les joies de finir à 20h, après être partie de chez soi à 6h15 du mat' !
    Heureusement qu'on y trouve quelques avantages (pas moyen de flemmarder, quand on a des semaines pleines : 38h de cours, plus les transports, plus le boulot en dehors (même si j'avoue faire le minimum ^^)).

    Et quant aux ordinateurs, je vous assure, si vous êtes comme moi et que vous écrivez mal et lentement, l'ordinateur sauve la vie (enfin, une année, au moins !).

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