Quatre catégories de sites qui nuisent à ma productivité

Ah, Internet, roi de la procrastination et meurtrier de la productivité. Nous t'aimons, Internet. Jack Parker t'aime, et elle aime tant tes sites si attirants qu'elle les partage avec vous !

Quatre catégories de sites qui nuisent à ma productivité

Après les cinq sites qui nuisent le plus à ma productivité, allons encore plus loin avec quatre genres de sites qui ont le même effet. De quoi vous aider à tomber dans une ou plusieurs spirales infernales dont vous ne sortirez probablement pas intactes.

Enfin si, vous irez bien hein, mais votre boulot sera passé par la fenêtre. Si vous n’êtes pas encore en vacances, peut-être que vous devriez éviter de lire cet article finalement. Mais bon, j’suis pas votre mère hein, c’est à vous de voir.

Les curateurs

Les sites curateurs se spécialisent, comme leur nom l’indique si clairement, dans la curation de contenu — et là je vous lâche directement la définition de Wikipédia, qui est relativement claire :

La curation de contenu (de l’anglais content curation ou data curation) est une pratique qui consiste à sélectionner, éditer et partager les contenus les plus pertinents du Web pour une requête ou un sujet donné. La curation est utilisée et revendiquée par des sites qui souhaitent donner une plus grande visibilité et une meilleure lisibilité à des contenus (textes, documents, images, vidéos, sons…) qu’ils jugent utiles aux internautes et dont le partage peut les aider ou les intéresser.

Ce sont donc tous les sites qui balancent les vidéos, photos, clips, news et autres contenus viraux à longueur de journée, dans lesquels je suis allée piocher pendant quatre ans et demi pour madmoiZelle, de Folle à Linker (R.I.P.) aux divers sonars que j’ai pu écrire au fil du temps.

Pendant toutes ces années, j’ai donc passé un nombre incalculable d’heures, chaque jour et chaque nuit, pour dénicher les trucs que je jugeais intéressants et en adéquation avec la ligne édito de madmoiZelle.

Depuis que j’ai passé le flambeau, cette activité qui avait des retombées positives sur ma productivité est devenue une excuse supplémentaire pour procrastiner toute la sainte journée.

Avant, quand on me reprochait de passer mon temps sur ces sites, je lâchais un « Bah ouais, mais c’est mon boulot » un peu condescendant et jouissif qui n’était jamais remis en cause. Aujourd’hui, je n’ai plus d’excuse, si je regarde des vidéos à la con toute la journée, c’est pour mon bon plaisir (même s’il m’arrive de faire tourner mes trouvailles aux collègues, j’suis pas non plus une radine).

Dans mes favoris, j’ai donc une collection incroyable de liens de sites curateurs qui me bouffe tout mon temps libre. Parmi eux, il y a l’inévitable Buzzfeed qui publie des listes à la con toute la journée, The Daily What, Daily of the Day, Daily Picks and Flicks, Tastefully Offensive, UPROXX, Pleated Jeans, Laughing Squid, The High Definite, Neatorama, Wimp, Metafilter, et environ un million d’autres.

L’univers des sites curateurs est sans fin, et en sautant de lien en lien, on finit par se construire une belle collection de références qui nous sauvent de l’ennui et de toute forme de productivité à n’importe quelle heure.

Les jeunes ancêtres de l’humour jetable

Ces sites à usage unique se partagent lors de leur découverte, pendant quelques jours, et s’oublient rapidement. Mais quand on aime procrastiner pendant des plombes, on prend bien soin de les garder de côté pour y retourner quand on a épuisé d’autres possibilités plus actuelles.

Ils se spécialisent généralement dans un domaine — les pires publications Facebook, les pires textos, les photos gênantes, les petites pépites de la pop culture et tout un tas de concepts éphémères qui tombent vite dans la spirale du #OLD et dont on se doit d’arrêter de partager le contenu plus de deux semaines après la découverte du site. Au bout de quelques jours, ils deviennent les tontons un peu beauf des Internets.

Alors au lieu d’en parler, on garde ça pour soi et on se marre seul dans son coin, ou avec un pote un peu moins au courant de ce qui circule sur Internet, pour éviter de passer pour un gros ringard.

Parmi eux, on retrouve notamment Lamebook, le cousin américain de Zéros Sociaux, qui vous donnera mille raisons de vous facepalmer violemment à chaque page. Il y a aussi Damn You Autocorrect, qui nous donne plusieurs exemples des dégâts causés par cette merveilleuse invention qu’est la correction automatique de l’iPhone (principalement, mais pas que).

Toujours dans la catégorie textos, When Parents Text nous rappelle que les parents et les SMS ne font pas toujours bon ménage. Si vous voulez apprendre à faire un bon photobomb, il y a This Is Photobomb. Pour passer des heures à regarder des animaux mignons, il suffit de se rendre sur Cute Overload.

Pour les connaisseurs, ces sites sont actuellement considérés comme de vieux fossiles poussiéreux, c’est pour ça qu’on évite de dire publiquement qu’on s’y rend régulièrement, sous peine de passer pour un archéologue de l’Internet. N’oubliez pas qu’en années Internet, un lien sorti il y a deux semaines est à peu près l’équivalent de la découverte du feu, niveau nouveauté.

Les féminins en ligne

Quand on bosse pour un magazine féminin en ligne, il est naturel d’aller voir ce qui se fait ailleurs pour comparer, s’inspirer, s’émerveiller, se scandaliser, et perdre un temps fou à lire des articles qui nous serviront peut-être un jour, peut-être pas, mais dans le doute autant le faire quand même.

Et aux États-Unis, c’est pas ce qui manque. Il y a des magazines en ligne pour tous, sur tout, et tout le monde peut facilement trouver son bonheur. Chaque magazine a son ton, sa ligne édito, sa mission, son univers, et ses contributrices stars.

Il y a les publications féministes, comme Jezebel, Feministing, Bitch Magazine, ou Feministe. Il y en a de plus « classiques », avec un ton plus ou moins décalé comme The Frisky ou The Gloss. Il y a aussi The Hairpin, qui ne parle pas que de sujets jugés féminins et qui laisse la parole à des contributeurs masculins — il y a des petits articles tout cons et des longs textes parfois très personnels et très intéressants, et en sautant d’auteur à auteur, de lien en lien, on peut facilement y passer des heures.

Pour les plus jeunes, il y a aussi Rookie Mag, lancé par Tavi Gevinson, qui s’adresse principalement aux ados mais qui est tellement bien foutu qu’on peut le lire même après le lycée. Il y a toujours des gros pavés à dévorer, de quoi titiller votre manque d’inspiration… mais encore faut-il réussir à lâcher le site pour se mettre au boulot.

Enfin, il y a xoJane, roi de la controverse, créé par Jane Pratt (créatrice des magazines Sassy et Jane, parodiée dans le cinquième épisode de la troisième saison de Daria, sous le nom de Val). Les auteures sont tout sauf « conventionnelles » et ont toutes des problèmes dont elles parlent librement dans leurs articles : addictions (drogues, alcool, sexe), troubles du comportement alimentaire, névroses diverses, divorces difficiles, agressions sexuelles, elles parlent de tout sous n’importe quel prétexte.

Un article sur un nouvel eyeliner peut donc se transformer en discours sur les avantages et les inconvénients de baiser dans les buissons avec un homme rencontré dans un sex shop (cet article n’existe pas, mais pourrait totalement figurer dans le magazine). Le site xoVain, extension de xoJane consacrée uniquement à la beauté, est une véritable mine d’or pour les amateurs de contenu WTF et d’exhibition en ligne. Notamment si vous voulez, par exemple, ressembler à une héroïnomane. Au pif.

Les sites qui servent à rien

Si l’utilité d’Internet n’est plus à prouver, son inutilité est encore plus célébrée. Il existe un nombre incalculables de sites qui ne servent à rien. En prenant The Useless Web comme point de départ, vous pourrez vous faire une idée plus ou moins précise du genre de site inutile qu’on peut trouver sur internet.

Il y a des sites qui vous diront combien de gens sont présents dans l’espace actuellement, des sites qui vous permettront de péter du papier à bulles, des sites qui vous aideront à accueillir les blagues pourries de vos potes, des sites qui vous souhaiteront la bienvenue sur Internet, des sites qui vous proposeront des recettes en vous insultant, des sites parfois bleus parfois rouges… Bref, une vie ne suffirait pas à en venir à bout.

Et une fois qu’on commence à les chercher, on les trouve partout, tout le temps, on perd un temps fou dessus et on n’en tire absolument rien. Rien du tout. Mais c’est marrant. Alors on continue.

J’espère que vous n’aviez rien d’important à faire aujourd’hui. Et sinon, amusez-vous bien !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Hatalide
    Hatalide, Le 6 juillet 2013 à 13h53

    fredibou;4229766
    hatalide;4229580
    Moi j'ai arrêté adopte un mec, trop chronophage! Et fini les déceptions à répétition!!
    La même, mais apparemment côté mec, c'est aussi le même combat, j'ai l'impression que ce site c'est un logement social ! Mais bon c'est pas le sujet du forum... T'aurais pu mettre Madmoizelle ;)
    Madmoizelle ne m'est pas nuisible et je n'en suis pas déçue!;) Et contrairement à adopte, Madmoizelle me fait rire, m'apprend des choses, me dit que je suis belle mais pas que, qu'il faut que je m'assume et que je dois être fière d'être une femme.:banana:

    Je ne nie pas que les hommes galèrent aussi sur adopte mais je préfère les rencontrer dans la vraie vie. Bon faut que je sorte de chez moi maintenant!:red:

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