3 créatures terrifiantes des fonds marins #2

Aujourd'hui, Jack Parker vous présente un joli petit ver tout mignon et deux poissons adorables qui vivent au fond des océans et ne semblent pas du tout sortis tout droit de l'imagination de Satan, oh que non.

3 créatures terrifiantes des fonds marins #2

Pour cette nouvelle édition des créatures terrifiantes des fonds marins, dont le but est clairement de vous dégoûter à vie de la mer et des océans pour pouvoir les garder pour moi toute seule, nous allons nous concentrer sur trois bestioles — deux poissons et un ver — qui utilisent la technique de camouflage-dans-le-sable avant de frapper lâchement de pauvres proies innocentes.

Et tout ça, c’est histoire de vous montrer que les dangers sont partout, surtout là où on ne les voit pas, et que dans le royaume animal se cachent quelques créatures qui ont dû s’échapper des Enfers quand on avait le dos tourné.

L’Eunice Aphroditois

L’Eunice Aphroditois est un ver marin donc le diamètre tourne généralement autour des 2,5 cm (ça vaaaa) et dont la longueur tape plutôt dans les 1m20, pouvant aller jusqu’à 3 mètres (ça va vaaaachement moins).

En anglais, il porte le joli nom de Bobbit Worm, en référence à l’affaire John et Loretta Bobbit. Quel était le souci ? Pas grand-chose, si ce n’est que Loretta a décidé, une belle nuit de juin 1993, de couper le pénis de son mari John à l’aide d’un couteau de cuisine. Elle s’est ensuite enfuie avec le zizi sectionné avant de le balancer par la fenêtre de sa voiture, sans respect ni funérailles, et sans même une couronne de fleurs.

La raison invoquée pour cet acte de sauvagerie ? Il se masturbait trop et ne lui donnait jamais d’orgasme. (Plus tard, il s’est avéré qu’il était violent, la battait régulièrement et l’avait même forcée à avorter — une bien belle histoire).

Le rapport avec notre ver marin ? La femelle Bobbit Worm a une légère tendance à couper le pénis de son partenaire pendant l’accouplement et de le filer à ses gosses pour le petit déjeuner. Bon.

Ok, on voit bien le parallèle, mais un peu moins les circonstances atténuantes, c’est pas comme si y avait que dalle à bouffer dans l’océan. Faudrait voir à pas trop se foutre de la gueule des gens non plus, c’est un acte de barbarie gratuit, et c’est tout.

Et puis si ça ne tenait qu’à moi, on laisserait les pénis des Bobbit Worms tranquilles et on se contenterait d’exterminer l’espèce entière parce que quand on voit le machin, on se demande quel esprit malade a bien pu concevoir cette infâme bestiole. Pour se nourrir, le Bobbit Worm enfonce son trèèèès long corps (dégueulasse) sous le sable et attend patiemment qu’un poisson passe par là.

Et après, ça donne ça :

Ouais, c’est flippant, ça sort directement des Enfers, et bientôt ils vont évoluer et s’attaquer aux humains et quand on marchera dans l’eau on se fera happer par des pièges à loups en forme de vers et ce sera super pas marrant du tout.

Le Synanceia

Le Synanceia — appelé Stone Fish en anglais pour sa merveilleuse imitation du caillou inoffensif sur lequel tu peux poser ton pied, promis, il t’arrivera rien — est un poisson vicieux, méchant et très, très, très dangereux. Et oui, même pour les humains, cette fois.

Il s’agit tout simplement du poisson le plus venimeux au monde. Au moooonde. Et si le Poisson-Caillou (j’me permets hein, Synanceia c’est bien trop joli pour une créature démoniaque comme celle-ci) traîne généralement dans les océans, il lui arrive aussi de faire des petites virées en rivière donc non, nous ne sommes pas à l’abri.

Et bientôt il y aura des Poissons-Cailloux dans la Seine et dans la Loire et dans ton lavabo, et on va tous mourir et on aura bien les glandes.

Via Wikipédia

La méthode du Poisson-Caillou pour nous envoyer directement à Valhalla sans passer par la case « lumière-au-fond-du-tunnel » est globalement la même que celle du Bobbit Worm : se planquer, et attendre qu’on lui marche dessus.

Sauf que quand on lui marche dessus, il n’attaque pas tel un Prince des Ténèbres comme c’est le cas pour le ver, nan, le simple fait de lui marcher dessus suffit à vous tuer. Vous marchez tranquillement dans l’eau, quand soudain « Ah, tiens, j’ai marché sur un truc, ça pique un peu eeeeet… oops, je suis décédé ».

Bon en réalité c’est pas aussi tranquille que ça, parce que marcher sur l’épine dorsale d’un poisson venimeux c’est extrêmement douloureux, donc on en chie bien pendant des plombes avant de pouvoir trouver du réconfort dans les bras de la Mort. SU-PER la balade en mer.

Ah, et autant vous prévenir d’un détail sacrément bâtard tant qu’à faire : le Poisson-Caillou injecte une quantité de venin proportionnelle à la pression exercée sur son épine dorsale. Donc chacun son dosage perso selon son poids, et comme ça on s’assure que tout le monde décède bien salement quoi qu’il arrive, zéro pitié, cimer le Caillou.

Le Northern Stargazer

Le Northern Stargarzer a un très joli nom, un corps qui n’a rien de particulier, et une gueule dééééégueulasse. Bon pas aussi dégueulasse que le blob fish par exemple, entendons-nous bien, mais dégueulasse quand même. Le genre de faciès patibulaire pas cool auquel on a franchement pas envie de claquer la bise. Qu’on a même pas envie de regarder dans les yeux, en fait. Ou de regarder tout court.

Nan, je suis cruelle, mais il faut dire que le N-S (c’est son petit surnom, je l’aime bien au fond) a vraiment pas eu de bol : en plus d’être super vilain, il n’est pas spécialement dangereux ou flippant, enfin pas pour nous en tout cas.

Sa présence sur la liste n’est justifiée que par sa gueule de laideron, et c’est pas cool, et je vais sûrement perdre des points de karma à cause de ça, mais je ne pouvais pas résister à l’envier de vous montrer sa tronche.

Via Wikipédia 

Ouais, je sais, c’est super chaud pour sa gueule. Et comme ses petits copains de la liste, il s’enfonce dans le sable en attendant sagement que des proies passent au-dessus de sa vilaine bouche avant d’attaquer. Donc techniquement, il se cache, c’est cool nan ?

Bah non, parce que son visage est tout concentré sur le dessus de sa tête — sinon il voit que dalle quand il chasse et il mord dans le vent alors ça sert à rien et l’évolution s’est foutue de sa gueule. Tout est donc étudié pour qu’il puisse observer ses proies tranquillos avec ses deux gros yeux flippants qui sortent du sable.

Via Wikipédia

Et vous savez quoi ? Ben j’suis fière de lui. Il ne se laisse pas abattre par nos moqueries et nos railleries, il affiche son visage à la face du monde (tout au fond de l’océan) et se fiche de ce qu’on peut bien dire de lui à la surface (parce qu’il n’entend absolument rien hein : s’il pouvait lire les saloperies que je viens de cracher dans son dos, je suis sûre qu’il me casserait la gueule).

Voilà, maintenant j’espère que vous comptez passer vos vacances d’été à la campagne ou à la montagne, et loin de tout point d’eau quelconque. Et méfiez-vous de vos baignoires et de vos lavabos, le danger est partout.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Chiika
    Chiika, Le 24 juin 2013 à 2h46

    JAI PEUUUUUUR !C'est sûre maintenant, j'en suis SUUUUURE, la porte des Enfers se trouvent dans l'océan, dans les abysses.:non:
    Et puis j'ai l'impression que la règle d'or dans l'océan c'est : moins t'as accès à la lumière, plus t'es laid.

    Et le ver est DÉGUEULASSE, ah non j'en ai eu des frissons,   c'est horrible comment il mange ses proies, et puis c'est quoi ces reflets couleur arc-en-ciel là, en mode "oui je donne la gerbe, mais je brille...avec TOUTES les couleurs de l'arc-en-ciel héhé"

    Par contre la technique  du poisson caillou pour manger est rusée, il bouge pas ses fesses, tranquille, du coup je me demande comment il se reproduit quand même.

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